‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 391 sur 563 · Ibid. 95 et passim · texte numérisé non relu

Ibid. 95 et passim

5. Les recettes de l'année qui finissait le 29 septembre 1420, provenant des douanes et droits, s'élevaient à 40,676 1. 19 s. 9 1/4 d. ; celle des terres de la couronne, aubaines, etc., sous le titre d'éventualités, à 15,066 1. 11 s. 1 d., formant un total de 55,743 1. 10 s. 1/4 d. Les dépenses ordinaires pour la garde des marches, les gages des juges et des officiers de la couronne, et les pensions accordées à différentes personnes, montaient à 52,2*5 1. 16 s. 10 3/4 d.. laissant la faible différence de 3,507 1. 13 s. 11 1/2 d., mais sur cette somme, il fallait pourvoir à la dépense des chambres du roi et de la reine, de leur maison et de leur garde-robe, des travaux faits pour eux, du clerc de la marine, du connétable de la Tour, et du soin des lions, de la garde et de l'entretien des prisonniers, des ambassades, etc., et à une allocation de 100 1. par mois récemment accordée à la duchesse de Brabant. On fit observer en outre qu'on n'avait encore pourvu d'aucune manière au payement des anciennes dettes, parmi lesquelles on comptait celles contractées par le roi dans le cours de ses prodigalités avant de monter sur le trône. Rym. x, 113, 114. On a prétendu, toutefois, que ce compte de Rymer est inexact; qu'il faudrait le compléter par un autre compte qui existe dans les rôles de la douzième année du règne suivant ; et qu'une somme de

i'Mi IIISTOIKE D'ANGLETERRE.

Je dois ici diriger l'attention du lecteur sur le schisme qui régnait dans la papauté, sujet qui, a cette époque, excitait un intérêt considérable. On en a vu l'origine à la mort de Grégoire XL Après un laps de près de quarante années, il continuait de diviser et d'agiter les nations de L'Europe. Les compétiteurs primitifs, Urbain et Clément, étaient morts; mais leurs prétentions rivales s'étaient perpétuées par le zèle ou l'ambition de leurs partisans; et à Urbain avaient succédé Boniface IX, Innocent VII et Grégoire XII ; à Clément, Pierre de Luna, Aragonais qui, sous le nom de Benoît XIII, porta la tiare pendant le long espace de trente années. Les malheurs qui résultaient du conflit de juridiction et des anathèmes opposés de ces pontifes provoquèrent des plaintes et des remontrances. On tint des conférences; des princes et des prélats unirent leurs efforts pour mettre fin au schisme, et on s'entendit généralement pour engager ou forcer les deux rivaux à donner leur démission , et pour faire élire canoniquement un nouveau pape. Dans cette vue, l'Eglise de France retira son obéissance a Benoît , dont elle reconnaissait précédemment l'autorité; mais quand on proposa aux prélats anglais d'imiter son exemple, ils se contentèrent de demander au roi de refuser h Grégoire XII l'argent que les pontifes tiraient annuellement du royaume1. A la fin, les cardinaux des deux partis s'unirent; un concile s'assembla à Pise; une sentence de déposition fut prononcée contre les deux compétiteurs; et Pierre, un Grec, fut élevé à la papauté sous le nom d'Alexandre V. Mais le remède fut pire que le mal. Grégoire et Benoît contestèrent l'un et l'autre l'autorité du concile ; et l'Europe vit pour la première fois trois pontifes se disputer la chaire de saint Pierre. On dut le rétablissement de la tranquillité aux efforts de l'empereur Sigismond, qui, par persuasion et menaces, décida Jean XXIII, successeur

20,000 1. devrait être ajoutée pour le revenu tiré des rentes de censé de l'Irlande, de l'Aquitaine, du duché de Lancaster, etc. Je ne vois aucun motif de faire celte addition. Les deux comptes sont divisés de la même manière. On donne en premier lieu le revenu appartenant à la couronne, en second lieu celui lire des subsides du parlement. La principale différence entre eux est que le compte de Rymer donne le montant net du premier, déduction faite de toutes les charges qui le grèvent; et que le second contient chaque somme en i articulier, ainsi que les charges. Si l'on dit que le compte des rôles donne quelque chose de plus que 30,0001. pour le revenu héréditaire, tandis que celui de Rymer n'en donne que 15,000, la réponse est facile. La somme de 30,0001., déduction faite des charges qui la grèvent, descend a environ 11,000 L. ; et se rappproche ainsi, autant qu'on peut s'y attendre, du montant du revenu à l'époque de Henri V, tel qu'il est établi dans Rymer.

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