‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 397 sur 563 · Rot. Pari, iv · texte numérisé non relu

Rot. Pari, iv

2. Ibid. iv, 174, 175, 320. Voici quels étaient leurs salaires:

déférence pour la volonté de leur souverain ; mais, cet obstacle écarté, leur affection, et avec elle leur obéissance, retournèrent au dauphin, représentant réel de leurs monarques. Ce prince ne (ut pas lent à profiter de l'événement. Le lendemain de la nouvelle de la mort de 9on père, il porta le deuil ; le jour d'après, il prit les insignes de la royauté avec le titre de Charles VII, roi de France. Comme Reims était au pouvoir de ses ennemis, il fut sacré et couronné à Chartres. Cette cérémonie opéra comme un charme*, et attira les Français en foule sous son étendard *.

D'un autre côté, le régent, prince qui ne le cédait point en habileté à feu son frère, et qui lui était supérieur sous le rapport des qualités plus aimables du cœur, ne négligeait point les intérêts de son neveu. Il obtint du duc de Bourgogne les plus vives assurances d'appui, et décida le duc de Bretagne h signifier son approbation du traité de Troyes. Les trois princes eurent une entrevue a Arras [8 avril]. Ils jurèrent de s'aimer les uns les autres comme des frères, de s'assister les uns les autres contre les attaques de leurs ennemis, de protéger le pauvre sans défense contre toute oppression, et d'unir leur efforts pour éloigner du sol français le fléau de la guerre. Pour cimenter cette amitié, les ducs de Bedford et de Bretagne épousèrent chacun une sœur du duc de Bourgogne ; puis ils se séparèrent afin de lever des troupes pour soutenir la cause commune2.

La Loire formait la ligne de démarcation entre les deux partis. Au sud de cette rivière, toutes les provinces, à l'exception de la Gascogne, avaient épousé la cause de Charles; au nord, l'Anjou et le Maine professaient la neutralité; et les garnisons de quelques forteresses isolées tenaient pour leur prince national; mais le reste de la population, ainsi que les habitants de la capitale, reconnaissaient l'autorité du régent. La guerre ne tarda point à se rallumer. Le pays fut pillé par les deux partis ; les villes furent prises et reprises; et des alternatives de défaites et de succès balancèrent a peu près la fortune des combattants. L'événement le plus brillant de la campagne fut la bataille de Crevant sur Yonne [31 juillet]. Une armée de Français et d'auxiliaires écossais avait formé le siège de cette ville, et pour la secourir, quatre mille hommes d'armes, sous les ordres du comte do Salisbury, avaient reçu l'ordre de rejoindre les Bourguignons à Auxerre;

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