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i74 HISTOIRE D'ANGLETERRE.
de coopération ouverte 5ès que le duc de Bourgogne pourrait être détaché des alliés [25 oct. 1626]. Informé de ce qui se passait, le régent répandit ses troupes en Bretagne ; elles portèrent leurs ravages jusque sous les murs de Bennes, défirent les Bretons en plusieurs rencontres, et forcèrent le duc a solliciter une réconciliation. [8 sept. 1627.] Par un acte scellé de son sceau et de celui de ses fils, des barons, des prélats et des communautés de son duché, il reconnut Henri pour son souverain légitime, et promit sous serment d'observer le traité de Troyes, d'obéir aux ordres du régent, et de faire hommage pour son territoire au roi d'Angleterre, et a lui seul !.
[1428.] Cinq ans s'étaient écoulés depuis la mort du dernier monarque ; et si Ton n'avait rien ajouté h ses conquêtes, du moins on n'avait pas essuyé de perte considérable. Mais enfin, dans une heure funeste, on décida de passer la Loire, et d'attaquer Charles dans les provinces qui étaient toujours restées fidèles a sa cause. Dans cette vue, on tint plusieurs conseils à Paris : le régent céda, a regret, dit-on, h la majorité des voix; et la résolution fut prise d'ouvrir la campagne par la réduction d'Orléans2. Montague, comte de Salisbury, était revenu récemment d'Angleterre avec un renfort de six mille hommes. Après le comte de Warwick, il était le plus renommé des commandants anglais, et d'un avis unanime on lui confia la conduite du siège. Du côté des Français, on ne négligea aucun préparatif, on n'épargna aucun sacrifice pour sauver la ville et nuire aux agresseurs. La garnison reçut d'abondants secours en munitions et en vivres; de nombreuses batteries furent érigées sur les murs; et tout bâtiment à portée de canon fut rasé. [12 oct.] Le comte, après avoir réduit plusieurs places dans le voisinage, passa la Loire avec dix mille hommes, et établit son quartier général sur la rive gauche, dans les ruines d'un couvent. Ses premières opérations furent dirigées contre les Tournelles , château qui défendait le passage du pont, fl fut emporté d'assaut; mais la garnison avait rompu une des arches , et bâti un second ouvrage a l'autre extrémité. Quelques jours après [23 oct.] , comme le commandant anglais se tenait à une fenêtre dans une des tours du fort, et examinait soigneuse-