Ryley, 241. Rot. Pari, i
racheté la restitution par une amende arbitraire. Même quand les titres originaux étaient produits, leur validité n'était admise que lorsqu'ils avaient subi l'examen le plus rigoureux, et qu'ils avalent été soumis a toutes les épreuves que l'habileté des légistes pouvait imaginer. À la fin [1289] le roi consentit a miliger la rigueur de ses premières instructions, et une possession non interrompue, qui dalait d'avant le règne de Richard Ier, fut admise comme obstacle suffisant aux prétentions de la couronne *.
2. La juiverie, comme on l'appelait, fournissait une autre source de revenu, dont Edouard, comme ses prédécesseurs, tira d'abord des profits considérables , mais qu'ensuite il détruisit, moitié par des considérations religieuses, moitié pour apaiser les clameurs de ses sujets. On peut découvrir sous la dynastie anglosaxonne des traces denl'existence de juifs en Angleterre : ils devinrent plus nombreux sous le règne du conquérant, et se multiplièrent graduellement sous ses successeurs; non que ces princes eussent aucune partialité pour une race persécutée partout, mais parce qu'en la protégeant, ils consultaient leurs propres intérêts. Car le juif, dans le langage de la loi à cette époque, était l'esclave, la chose du. souverain 2: tout ce qu'il pouvait posséder actuellement ou acquérir ultérieurement, appartenait à la couronne, et s'il devenait un objet de prix dans l'opinion du roi, c'était à cause duprolit qu'en tirait continuellement l'échiquier. Aussi il était inscrit dès sa naissance comme propriété du roi, exempté pendant sa vie du payement des péages et redevances aux autorités inférieures, et on ne le laissait habiter que dans les cités ou bourgs royaux, et seulement dans quelques-uns d'entre eux, et dans des quartiers particuliers qu'on lui assignait à cet effet. Là les enfants d'Israël formaient une communauté séparée, étant distingués des autres classes par deux bandes, d'abord de toile blanche, ensuite de feutre jaune, qu'ils portaient cousues sur la poitrine. Ils ne pouvaient se marier à des chrétiens, ni les employer comme domestiques, ni habiter avec eux. Mais ils avaient dans leur quartier des écoles pour l'éducation de leurs enfants, des synagogues pour célébrer leur culte avec la retenue convenable et à voix basse, et un cimetière hors des murs pour enterrer leurs morts. Leur grand-prêtre, dont ils reconnaissaient tous l'autorité, résidait daus la capitale et était élu par eux, sauf