Rot. Pari iv
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Environ six mois après, le cardinal se hasarda à revenir en Angleterre ; et à son entrée dans la métropole, le clergé, le maire et les citoyens vinrent en procession solennelle à sa rencontre [1er sept.]. Maison s'aperçut bientôt que, quoiqu'il eût été reçu avec honneur, sa nouvelle dignité le rendait suspect. En présence du conseil, et a la réquisition du procureur du roi, il fut forcé de promettre qu'il s'abstiendrait, dans l'accomplissement de sa charge, de tout acte qui dérogerait aux droits de la couronne ou du sujet 1 ; et quand la Saint-George arriva [17 avril 1629], on lui défendit d'y assister comme chancelier de l'ordre de la Jarretière, sous prétexte qu'il aurait dû quitter cette charge, ainsi que l'éveché de Winchester, le jour môme qu'il avait accepté la dignité de cardinal 2. A ses remontrances, le conseil répliqua que c'était au moins une question difficile et douteuse, qu'il n'osait pas résoudre pendant la minorité du roi ; et Beaufort se contenta de cette réponse, pour ne pas faire manquer, par son opposition, le projet qu'il avait entrepris. Dès que Cunzo, l'envoyé du pape, eut remis au conseil les lettres de Martin V [10 mai 1429], le cardinal produisit la bulle qui le nom ma il capitaine général de l'expédition contre les hussites, et sollicita la permission du roi de publier la croisade, et de lever une armée de cinq cents lanciers et de cinq mille archers. Les deux pétitions furent agréées [11 juin], mais à condition que le chiffre des troupes demandées serait réduit de moitié, et que les dons du peuple seraient dépensés en achats d'armes et de provisions daus le royaume 3. Mais il se fit bientôt une transaction des plus honteuses pour toutes les parties intéressées. Le cardinal consentit, pour une somme de mille marcs, à ce que les hommes qu'il avait levés pour la croisade fussent menés contre les ennemis du roi en France [1er juillet] ; et les membres du conseil, de leur côté, s'engagèrent a l'excuser auprès du pontife de cet oubli de son devoir. 11 reçut leurs engagements; mais promit de tenir secrète cette partie de la transaction, et de ne réclamer d'eux ce paye-
l. La protestation de Caudray, le procureur du roi, existe encore. Il soutient que c'est le droit de la couronne, droit fondé sur une prescription et un privilège spéciaux, à la connaissance et avec 1 1 tolérance des pontifes , qu'aucun légat ne vienne en Angleterre qu'à la demande du roi : et que , comme le cardinal était venu s ns être demandé, ce n'était pas l'intention du roi ni celle du conseil d'approuver son arrivée en dérogation aux lois et droits du royaume, ni de l'admettre comme légat contrairement à la loi et au droit, ni de consentir à ce qu'il exerçât ses fonctions de legnt, en opposition au\ susdits. Fos, i, 920.
Ryai \, 114. Artx of Cor*», m, 3*1.
il. Kyiu. \, Uîi-4-i:j.