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H. Rot. Pari. 1 17.
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promptitude, demanda une réparation instantanée et satisfaisante. Cependant, comme cette réparation l'eût privé d'un prétexte décent de guerre avant la fin de l'armistice, il eut soin d'estimer les dommages, à un million six cent mille couronnes, somme jju'il savait ne pouvoir être levée. Tandis que les envoyés anglais fakaient des excuses et des remontrances, Pont-de-1' Arche, forteresse à douze milles de Rouen, fut surprise par une petite bande d'aventuriers [16 mai], et la proposition fut faite de l'échanger contre Fougères. Ceci pouvait s'accepter; mais l'indemnité de seize cent mille couronnes continuait d'être demandée et d'être refusée ; et le roi et le duc do Bretagne résolurent d'unir leurs forces et de chasser les Anglais du sol de la France. La campagne s'ouvrit par la prise de Verneuil, grâce à la trahison d'un bourgeois [29 juillet IUU9] ; bientôt après, Dunois, appelé communément le bâtard d'Orléans, prit le commandement, et dans l'espace de deux mois, la moitié de la Normandie fut en son pouvoir. Le duc de Somerset, entouré de mécontents et de traîtres, hors d'état de faire face à l'ennemi, et n'ayant aucun secours à espérer de l'Angleterre, fut forcé de s'enfermer dans la capitale et de contempler des murs du château la chute des forteresses d'alentour. Encouragé par les intelligences qu'il avait dans la place, Dunois approcha avec son armée : au bout de trois jours il décampa [16 oct.l, fut rappelé par ses amis, et eut la satisfaction de voir les murs escaladés par ses hommes entre deux tours qui avaient été confiées à la garde des citoyens. Rouen eûtmé pris ce jour-là, si Talbot ne fût accouru sur le lieu avec sa bannière, précipité l'ennemi dans le fossé, et passé les gardes au fil de î'épée. Mais une garnison de douze cents hommes ne pouvait défendre une vaste et populeuse cité contre une puissante armée au dehors, et contre un ennemi plus dangereux encore au dedans. Le duc, n'ayant avec lui que soixante gardes, fut entouré dans la rue par plus de huit cents citoyens armés qui le forcèrent d'agréer la proposition de traiter avec Charles [18 octr]. Il fut convenu entre l'archevêque et le roi que Rouen ouvrirait ses portes, que les Anglais se retireraient avec tous leurs effets, et que ceux qui préféreraient rester ne seraient point inquiétés. Le duc, toutefois, refusa ces conditions, et fut assiégé dans la citadelle par les citoyens et les troupes françaises. Après deux tentatives infructueuses pour obtenir les termes qu'il avait rejetés, il consentit à payer cinquante-six mille francs, à remettre la plupart des forteresses du district de Caux pour sa rançon et celle