Rym. xi, 362. Rot. Pari. v
4. Bot. Pari, v, 238-210. Les lords consultèrent les juges, qui refusèrent de donner leur opinion, « car la cour du parlement est si haute et si puissante de sa nature, qu'elle peut faire la loi, et faire que ce qui est loi ne le soit pas; et la détermination et connaissance de ce privilège appartiennent aux lords du parlement et non aux juges. » Ibid.
5. Ibid. 248. Le duc de Somerset et lord Cobham furent exemptés, parce qu'ils étaient en prison. Cobham était partisan d'York.
et la nature imparfaite des notes insérées dans les rôles ne per- è mettent que difficilement de recueillir ce qui passa dans cette session au parlement. 11 paraît que beaucoup de lords étaient ab- I sents, et que des amendes considérables les forcèrent de venir 1 [28 février). Le lord Cromwell obtint un acte pour obliger le duc d'Exeter à garder la paix, sous des peines sévères [9 mars] ; et le comte de Devonshire, autre yorkiste, ayant été accusé de trahison, fut jugé et acquitté par ses pairs [14 mars]. Le duc, comprenant que Timputation était dirigée contre lui, se leva et dit : « En tant que cette accusation me touche, je dis qu'elle est fausse et menteuse ; et que je suis, que j'ai été toute ma vie, et que je serai jusqu'à la fin le loyal et humble homme lige du roi mon très-redouté souverain seigneur, et que jamais, ni secrètement ni ouvertement , je n'ai pensé ni voulu le contraire ; ce dont je prends à témoinDieu et tous les saints du ciel. » Les lords, comme de raison, répondirent qu'ils ajoutaient pleinement foi a une protestation si solennelle 2.
On élut alors un comité de pairs pour visiter le roi ; et dès qu'ils eurent rapporté qu'il était incapable de s'occuper d'affaires, on rendit un décret qui nommait le duc protecteur avec un traitement annuel de deux mille marcs [27 mars]. Néanmoins, les lancastriens eurent assez d'influence pour faire respecter les droits du roi. On déclara, conformément aux précédents, que le titre de protecteur n'impliquait aucune autorité; qu'il donnait simplement la préséance dans le conseil, et le commandement de l'armée en temps d'invasion ou de révolte; qu'il était révocable à la volonté du roi; qu'il ne porterait point préjudice aux droits de son fils, qui avait déjà été créé prince de Galles et comte de Chester ; et que, si l'incapacité de Henri continuait, le protectorat passerait à son fils, dès qu'il serait majeur 3. La garde de la mer fut confiée pour sept ans [16 avril] à cinq seigneurs choisis dans les deux partis, les comtes de Salisbury, de Shrewsbury, de Worcester, de Wiltshiro, et le lord Stourton4; mais le gouverne-
1. Rot. Pari 264. Il paraît d'après les lettres de Fenn que le duc d'York tint, une partie de cette année, le duc d'Exeter en prison, et que celui-ci fut ensuite élargi et vint secrètement à Londres. « Que Dieu, > ajoute l'écrivain, « lui envoie de bons conseils dorénavant ! » Fenn, i, 72, 76. Il fut enfermé plus tard à Poutefrnct. Rym. xi, 365.