Hall, 173. Stow, 405. Whetham. 445. Bot. Pari, v
Tan dfcrnier, le comte de Warwick avait failli perdre la vie par leur trahison. Il avança jusqu'à Ludiford* à un mille de leur camp [10 oct.] ; et alors ils lui envoyèrent un second message, déclarant que, s'ils avaient pris les armes, c'était uniquement pour leur propre défense; que, bien qu'ils eussent pu se venger de leurs ennemis, ils s'en étaient abstenus par respect pour lui; et que môme a présent qu'ils s'étaient retirés jusqu'aux frontières de son royaume, ils avaient résolu de ne tirer Fépée contre leur souverain, que s'ils y étaient forcés par la nécessité 1 [13 oct.]. Les yorkistes étaient retranchés derrière plusieurs batteries de canon qui ne cessaient de tirer sur l'armée royale. Pour soutenir le courage de ses gens, le duc avait répandu le bruit que Henri était mort la veille ; et le matin il avait fait chanter une messe pour le repos de son âme. Mais, le même jour, dans l'après-midi, sir Andrew Trollop, maréchal de l'armée, qui, bien qu'attaché à son souverain, avait jusqu'alors été séduit par les beaux discours des insurgés, découvrit l'objet réel du duc. Il n'hésita pas un moment ; et emmenant ses vétérans, il alla offrir au roi 9es services. La méfiance et la consternation se répandirent aussitôt dans tout le camp ; et vers minuit, les lords confédérés s'enfuirent précipitamment au centre des Galles. La ils se séparèrent [2 nov.]; York avec un de ses fils fit voile Vers l'Irlande; les autres sicconipagnèrent Warwick dans le Devonshire, d'où il retourna à Calais
Cette victoire, qui n'avait point coûté de sang, fut des plus agréables au cœur compatissant de Henri, qui, le lendemain matin, accorda une amnistie aux insurgés abandonnés par leurs chefs, et convoqua un parlement à Coventry. La principale occupation de ce parlement fut de porter une sentence de trahison contre le duc et la duchesse d'York, et leurs enfants les comtes de March et de Rutland ; contre le comte et la comtesse de Salisbury, et leur fils le comte de Warwick; contre le lord Clinton et quelques autres chevaliers et écuyers 3 [20 nov.]. Ce fut avec douleur que Henri acquiesça à cet acte de sévérité. Quand on le lut en sa présence avant la dissolution, il insista sur l'addition d'une clause qui lui permît de soustraire à l'effet de cette sentence tous ceux qu'il jugerait convenables^ et il refusa son assentiment à la