Rot. Pari 350. Whetham
y. "Wyrcest. 478, 479 Whethamstede , 476. Dans une de ces expéditions, le lord Rivers fut surpris au lit. « 11 fut amené à Calais et devant les lords avec cent soixante torches, et là my lord de Salisbury le réprimanda, en l'appelant fils de vaurien , d'avoir été assez insolent pour l'appeler traître , ainsi que ces autres lords; car on reconnaîtrait en eux de h'dèles hommes ugeg du roi, lors^u'en lui on reconnaîtrait un traître. » Fcnn's Lelters, i. 187.
leur innocence devant leur souverain1 [5 juin]. Ce manifeste fut suivi de l'arrivée de Warwick, qui, avec quinze cents hommes, débarqua dans le Kent, comté très-attaché à la maison d'York. Il fut rejoint par le lord Cobham, qui devait sa dignité a la faveur du duc pendant le protectorat, et par la plupart des gentilshommes voisins. A mesure qu'il avança, son armée se grossit , et monta à vingt-cinq mille hommes, quelques-uns disent à quarante mille; Londres ouvrit ses portes [2 juillet], et le comte, allant à l'assemblée du clergé, affirma sa loyauté sous serment, et décida cinq des évêques à l'accompagner, dans le but de le présenter a son souverain. Henri avait rassemblé son armée à Coventry, et avança jusqu'à Northampton , où il se retrancha [10 juillet]. Les royalistes semblaient sûrs de la victoire ; mais ils furent trahis par le lord Grey de Ruthyn , qui, au lieu de défendre son poste, introduisit les yorkistes au milieu du camp. Quoique le combat n'eût duré que peu de temps, le duc de Buckingham , le comte de Shrewsbury, lord trésorier, le vicomte Beaumont, le lord Egremont, furent tués avec trois cents chevaliers et gentilshommes2; car c'était depuis longtemps la politique de Warwick de donner à ses soldats l'ordre d'épargner le peuple et de refuser quartier a la noblesse. Henri se retira dans sa tente , où il reçut des vainqueurs toutes les démonstrations possibles de respect : la reine et son fils s'enfuirent vers Chester, et, quoique pillés par leurs propres serviteurs, ils gagnèrent les Galles, et de là, après mainte aventure, firent voile vers l'un des ports de l'Ecosse 3.
Le monarque captif fut conduit à Londres. Mais quoiqu'il fût entré dans la capitale en grande pompe , le comte de Warwick à cheval, tête nue, et portant l'épée devant lui, il fut forcé de donner la sanction de son autorité aux mesures que les vainqueurs proposèrent, de publier des ordonnances approuvant la loyauté de ceux qui avaient porté les armes contre lui, et de convoquer un parlement, sous prétexte de calmer les dissensions qui régnaient entre les deux partis. A peine ce parlement avait-il annulé tous les actes passés dans le dernier tenu à Coventry 4, que le duc