‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 476 sur 563 · CHAPITRE III 1 HOU;. £k · texte numérisé non relu

CHAPITRE III 1 HOU;. £k

entre neuf et onze heures du matin , de ne plus admettre les votes de tous ceux qui se présenteraient, mais de les interroger sous serment et d'exclure ceux qui ne résidaient pas dans le pays, et n'y possédaient pas un tènement libre de la valeur annuelle de quarante shillings, déduction faite de toutes charges; de n'envoyer aucun candidat qui ne fut pas chevalier « ou notable écuyer, ou gentilhomme de naissance, capable d'être chevalier ; » et d'écrire les noms des personnes envoyées dans un acte scellé du sceau de tous les votants. On arrêta aussi que les représentants des cités et des bourgs devaient être habitants de ces mêmes cités et bourgs; que lorsque les maires ou les baillis envoyaient sa nomination au shériff, il leur en donnerait son reçu ; et que pour toute nomination frauduleuse , il serait passible de l'emprisonnement, d'une amende au roi et du payement de dommages au candidat lésé l.

Le revenu héréditaire de la couronne avait été, depuis plusieurs règnes, continuellement en décroissant; sous Henri il diminua plus rapidement par suite des énormes dépenses qu'entraîna la guerre de France et des dons nombreux qu'on obtenait aisément de la bonté de son caractère. En 1/i26, il fut constaté que les sommes absorbées annuellement par la guerre excédaient de vingt mille marcs le total du revenu 2, et quatre ans plus tard les recettes se trouvèrent au-dessous des dépenses du gouvernement de la somme annuelle de trente-cinq mille livres : déficit auquel il fallait ajouter les dettes restantes de la couronne, qui s'élevaient à plus de cent quarante-quatre mille 3. Le seul remède qui se présenta aux financiers du temps fut la reprise générale de tous les dons faits par le roi depuis son avènement ; mais quoique on eût décrété plusieurs fois ces reprises, elles furent toujours ré-

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