Knvght, 2501. Dun. v, 418. Wals. 69. Heming
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quelques-uns de ses tenanciers militaires, et pria les autres de le rejoindre en armes à Londres *.
Les deux comtes, de concert avec Vinchelsea, archevêque de Canterbury, avaient dressé leur plan de résistance aux exactions royales. Au jour marqué, le connétable et John de Segrave, comme délégué du maréchal ( Bigod lui-môme était retenu chez lui par une maladie), se présentèrent h la cour du roi; mais lorsqu'ils furent requis de remplir leurs devoirs respectifs'2, ils refusèrent par écrit [8 juillet], se fondant sur ce qu'ils n'avaient pas reçu une sommation légale, mais seulement une invitation générale. Edouard nomma un nouveau connétable et un nouveau maréchal ; et, pour diviser et affaiblir ses adversaires, il s'occupa d'apaiser le clergé et d'émouvoir la commisération du peuple. Il reçut le primat avec bonté [11 juillet], ordonna de lui rendre ses terres, et le nomma un des membres du conseil du prince Edouard, qu'il avait établi régent. Du haut d'une plate-forme devant l'entrée de Westminster, accompagné de son fils, do l'archevêque et du comte de Warwick, il harangua ses sujets [\h juillet]. 11 avoua que les charges qu'il leur avait imposées étaient lourdes ; mais il protesta qu'il ne lui avait pas été moins pénible de les imposer, qu'a eux de les supporter. La nécessité était sa seule excuse. Son but avait été de se préserver, lui et ses hommes liges, de la cruauté et de la rapacité des Gallois, des Ecossais et des Français, qui non-seulement convoitaient sa couronne, mais aussi avaient soif de leur sang. En pareil cas, il valait mieux sacrifier une partie que de perdre le tout. « Voyez, dit-il en concluant, je vais m'exposer au danger pour vous. Si je reviens, recevez-moi encore, et je vous dédommagerai : si je péris, voici mon fils; mettez-le sur le trône, et sa reconnaissance récompensera votre fidélité. » A ces mots, le roi fondit en larmes : l'archevêque était également affecté ; la contagion gagna la multitude, et des acclamations de loyauté et d'approbation persuadèrent à Edouard qu'il pouvait toujours compter sur l'obéissance de son peuple. Cette scène fut suivie d'ordres aux shériffs [31 juillet], quLleur prescrivaient de protéger le clergé contre toute injure, et de Te maintenir dans la possession de ses terres 3.