‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 50 sur 563 · Heming · texte numérisé non relu

Heming

2. Ces devoirs étaient d'appeler devant eux tous les tenanciers militaires, d'inscrire leurs noms, le nombre do ceux qui les suivaient, le temps qu'ils devaient servir, etc. Rym. II, 783.

2. Comparez Heraingi'ord, 113, lli. West. 70. Knvghton, 2310 , avec les ordres dans Rymer, n, 783, et Brady, iu. App. w 29, àO.

m HISTOIRE D'ANGLETERRE.

11 se hasarda alors à aller jusqu'à Winchelsea, dans sa roule pour la Flandre. Mais là il fut alarmé par des rapports sur les desseins de ses adversaires, et il ordonna d'envoyer dans chaque comté des lettres établissant l'origine de sa querelle avec les deux comtes, affirmant qu'il n'avait jamais refusé aucune pétition en redressement, et promettant de confirmer la charte des libertés et la charte des forêts, en retour de l'aide libérale d'un huitième qui avait été accordée par le conseil de Londres1. Bientôt après on lui remit un papier qualifié de remontrance des archevêques, des évoques, des abbés et des prieurs, des comtes, des barons et de toute la communauté d'Angleterre. Ils s'y plaignaient que la dernière sommation avait été rédigée dans des termes ambigus ; qu'elle les appelait à accompagner le roi en Flandre, pays où ils n'étaient pas tenus de servir par la coutume de leurs tenures ; que, même le fussent-ils, ils avaient été trop appauvris par les aides, les tailles et les saisies illégales pour pouvoir supporter cette dépense ; que les libertés qui leur étaient accordées par les deux chartes, avaient été violées à plusieurs reprises; que le mauvais péago ( le droit) sur la laine montait seul à un cinquième de tout le revenu de la terre ; et qu'il était imprudent d'entreprendre une expédition en France, dans les circonstances présentes, puisque ce serait laisser le royaume sans protection contre les incursions des Gallois et des Ecossais. Edouard répliqua qu'il ne pouvait rendre de réponse sur des matières d'une si haute importance sans l'avis de son conseil, dont une partie avait déjà fait voile pour la Flandre ; que si les auteurs de la remontrance voulaient l'accompagner, il l'accepterait comme une faveur ; s' ils refusaient, il espérait qu'ils n'exciteraient aucun trouble en son absence. [19 août.] Avant son départ, il ordonna au trésorier de l'échiquier de percevoir un tiers du temporel mobilier du clergé, et nomma des commissaires, avec pouvoirs de requérir caution de toutes persounes pour le payement des aides dues à la couronne , et d'emprisonner ceux qui répandraient de faux bruits, les perturbateurs de la paix, et les membres du clergé qui se permettraient de prononcer des censures contre les officiers royaux dans l'exercice de leurs fonctions2.

Enfin le roi mit à la voile [22 août] , accompagné des barons et des chevaliers qui avaient épousé sa cause ; et deux jours après,

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