‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 494 sur 563 · Rym. xi · texte numérisé non relu

Rym. xi

4. Voyez les anciens et intéressants récits de l'origine et de la tenue de ces tournois dans Excerpt. Higt. 176-822.

Edouard les reçut froidement, quitta la capitale, et chargea un agent subalterne d'entendre ou plutôt de rejeter leurs propositions. Le comte, en redoublant d'attentions, cherchait à compenser la négligence du roi ; mais il n'épargnait pas les allusions et les menaces en compagnie de ses amis; et, au départ des ambassadeurs, il se retira mécontent dans son château de Middleham en Yorkshire1 [20 sept.]. Pendant son absence, le traité se reprit avec Charles, maintenant duc de Bourgogne; la princesse donna son consentement au mariage dans un grand conseil de pairs à Kingston [1er oct.]; et bientôt après un émissaire de la reine Marguerite, qui avait été pris dans les Galles, informa le roi que Warwick était considéré à la cour de France comme un partisan secret de la maison de Lancaster. Le comte ayant refusé de quitter son château fut confronté avec son accusateur a Middleham, et quoique l'imputation eût été déclarée sans fondement, le roi se choisit une garde de deux cents archers qui eurent ordre d'escorter toujours sa personne. Tout semblait menacer d'une rupture, quand leurs amis communs intervinrent, et parleur entremise l'archevêque d'York et le comte Rivers se virent à Nottingham et réglèrent les termes de la réconciliation [8 janvier 1668]. Le prélat mena son frère à Coventry, où le roi le reçut gracieusement; tous les sujets d'offense entre lui et les lords Herbert, Stafford et Audeley, furent réciproquement pardonnés; et l'archevôque, en récompense de ses services, fut remis en possession de ses deux manoirs2. Dans le cours de l'année, Warwick reparut a la cour. Quand Edouard conduisit a la côte sa sœur qui partait pour la Flandre, elle traversa a cheval derrière le comte les rues de la métropole3 [18 juin]; et lors de la découverte d'une conspiration en faveur de Henri, il siégea parmi les juges. Mais ces apparences de bonne harmonie ne trompaient pas le peuple : il prévoyait l'orage qui s'amassait ; et tout en compatissant aux torts réels ou imaginaires faits a son favori, il rejetait le blâme sur l'ambition de la reine et de ses parents4. [1469.] Je suis entré dans ces détails afin que le lecteur puisse

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