‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 509 sur 563 · Fenn, n, 64. Fabyan dit · texte numérisé non relu

Fenn, n, 64. Fabyan dit

3. Fab. 504. Henri avait été pris par sir Thomas Talbot, à qui, ainsi qu'à ses héritiers mâles, fut accordée une pension de 40 1. sur les revenus du duché de Lancaster. Transcript for New Kym. 79.

586 II ISTOIHE D'ANGLKTERHE.

considérable de troupes pour combattre sous sa bannière. Si cette armée eût pu joindre celle du comte de Pembroke en Galles, la couronne eût peut-être été replacée sur la tête de Henri. Mais les citoyens de Gloucester avaient fortifié le pont sur la Severn, et quand elle atteignit Tewksbury [4 mai] , Edouard était déjà tout près avec une armée plus nombreuse. Les lanças triens, postés derrière de hauts retranchements , repoussèrent sans peine les assaillants, et le duc de Somerset, enflé de ce succès momentané, fit une sortie pour inquiéter leur retraite. Mais un petit nombre d'hommes suivirent leur vaillant général : le reste fut retenu par la trahison ou la timidité du lord Wenlock. Les yorkistes se retournèrent contre ceux qui les poursuivaient , les repoussèrent jusqu'au pied des retranchements , et les passèrent pour la plupart au fil de l'épée. Le découragement et répouvante se répandirent alors dans lés rangs des lancastriens ; le rempart ne fut que faiblement défendu ; d'abord la bannière du duc de Gloucester, bientôt celle d'Edouard, flottèrent au milieu du camp, et Somerset au désespoir, lançant son cheval sur lord Wenlock, lui fit d'un coup jaillir la cervelle. La reine et son fils furent faits prisonniers dans leur tentative d'évasion. La première fut réservée pour orner le triomphe du vainqueur ; le dernier fut conduit a Edouard, et interrogé sur ce qu'il était venu faire en Angloterre, répondit hardiment, mais ingénument : « Défendre la couronne de mon père et mon héritage. » Le roi eut, dit-on, la barbarie de frapper de son gantelet le jeune prince au visage : Clarence et Gloucester, ou peut-être les chevaliers de leur suite, le tuèrent de leurs épées *.

Il est probable que beaucoup de chefs lancastriens auraient pu trouver leur salut dans la fuite, s'ils n'eussent pas cherché un asile dans l'église. Tant qu'ils avaient été triomphants, ils avaient toujours respecté le droit du sanctuaire; et on nourrissait l'espoir que la reconnaissance du salut de sa femme, de ses enfants et de deux mille de ses partisans, empêcherait Edouard de violer un privilège auquel il devait tant, Mais l'assassinat du jeune prince l'avait mis en goût de sang. L'épée nue, il essaya d'entrer dans

1. Cont. Croyl. 556. Holinshed, 1340. Stow, 421. Fab. 505. 11 peut y avoir des exagérations dans les récits vulgaires de la mort du prince ; mais je ne vois aucune bonne raison de contester la narration de Stow : « 11 le frappa à la face avec son gantelet, et après, ses serviteurs le tuèrent. > (Stow, ibid.) Elle n'est pas contredite par les écrivains qui disent que le prince périt « dans la guerre ou sur le champ de bataille; » elle est confirmée par ceux qui disent qu'il fut pris et ensuite tué : * fut pris fuyant vers la ville , et tué sur le champ de bataille. » Harl. Mss. 543. *

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