Cont. Croyl
9 More, 56, 57. Il en dit du bien, sous un rapport. « Le roi en avait beaucoup, mais elle, il l'aimait ; et, pour dire la vérité (car ce serait un péché de calomnier le diable), elle n'abusa jamais de sa faveur pour nuire à personne, mais elle consola et secourut beaucoup de gens... et maintenant elle mendie auprès de gens qui mendieraient aujourd'hui, si elle n'avait pas existe. Ibid.
nombreux de Gallois avaient rejoint le duc de Buckingham, et les bandits qui avaient assassiné les prisonniers de Pontefract avaient atteint les environs de Londres, avec une troupe de gens du Yorkshire. On croyait que, dans le cours de la semaine, le protecteur et le duc auraient sous leurs ordres vingt mille hommes armés dans la métropole ». Dans cet état de choses, on n'avait rien à craindre de l'aveu public du but de Gloucester. Le dimanche suivant [22 juin], il chargea donc le docteur Shaw, frère du lord-maire, de prêcher a la croix de Saint-Paul, et celui-ci prit pour texte le passage suivant du livre de la Sagesse : « Les tige9 bâtardes ne pousseront pas de .profondes racines. » Ayant démontré par plusieurs exemples qu'il était rarement donné aux enfants de jouir du fruit de l'iniquité de leur père, il en vint à décrire le libertinage bien connu du feu roi, qui, assurat-il, avait l'habitude de promettre mariage a toutes les femmes qu'il avait de la difficulté à séduire. Ainsi, au commencement de son règne, pour assouvir sa passion, il n'avait point hésité a contracter mariage en secret avec Eléonore, veuve du lord Boteler de Sudely2; et ensuite, il avait épousé clandestinement Elisabeth, veuve de sir John Grey. Plus tard, il avait jugé à propos de reconnaître ce second mariage; mais cette reconnaissance ne pouvait annuler le droit antérieur d'Eléonore, qui, aux yeux de Dieu et des hommes, était la vraie femme du roi. Le prédicateur concluait de là qu'Elisabeth, quoique admise comme reine d'Angleterre, ne pouvait être considérée que comme une concubine; et que les enfants qu'elle avait eus d'Edouard n'avaient aucun droit légitime à la succession de leur père. Et même, il était en doute si ce prince était réellement le fils de Richard, duc d'York, et l'héritier réel de la couronne. Tous ceux qui avaient connu le duc, devaient savoir qu'il n'existait aucune ressemblance entre lui et Edouard * « Mais, » s'écria-t-il (et au même instant le protecteur, comme par hasard, traversant la foule, se montra sur un balcon auprès de la chaire) « ici, dans le duc de Gloucester, nous avons le portrait même de ce héros ; ici chaque trait reflète ceux du père. » On espérait qu'à ces mots les citoyens allaient s'écrier :
1. « On pense qu'il y aura xx mille hommes de my lord protecteur et de my lord Buckingham à Londres cette semaine, dans aucune autre intention que je sache <me de^maintenir la paix. » Stallworth à sir William Stoner, xxi juin. Excerpt.
9. Dans sir Thomas More , Elisabeth Lucy est substituée à lady Boteler. C est probablement une erreur involontaire, vu que toutes deux avait été diton, les maîtresses d'Edouard. More, 61.