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3. Un parlement avait été convoqué pour ce jour même, et Buckingham voulut
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exprima des craintes pour sa sûreté; et lorsqu'entin il se montra à une fenêtre, il parut devant eux avec de fortes marques d'embarras et de trouble. Buckingham, avec sa permission, lui présenta une adresse, qui, insérée depuis dans un acte du parlement, existe encore pour l'instruction de la postérité. Elle porte le titre de considération, élection et pétition des lords spirituels et temporels, et des communes de ce royaume d'Angleterre; et après une peinture exagérée de l'ancienne prospérité du royaume et de sa misère sous le feu roi, elle continue ainsi : « Nous considérons aussi comment le prétendu mariage entre le susdit roi Edouard et Elisabeth Grey fut fait de grande présomption, à Tinsu et sans l'assentiment des lords de cette terre, et aussi par les enchantements et sortilèges commis par ladite Elisabeth et sa mère Jacquette, duchesse de Bedford, comme c'est la commune opinion du peuple et renommée et voix publique sur toute cette terre, ce qui plus tard, si le cas le requiert, et comme il le requerra, sera prouvé suffisamment en temps et lieu convenables; et ici aussi nous considérons comment ledit prétendu mariage fut fait privément et secrètement sans publications de bans, dans une chambre particulière, lieu profane, et non ouvertement a la face de l'Eglise d'après la loi de l'Eglise de Dieu, mais contrairement à icelle et a la louable coutume de l'Eglise d'Angleterre; et comment aussi au temps où se contractait ledit prétendu mariage, et avant et longtemps après, ledit roi Edouard était et restait marié et fiancé h une dame Eleanor Butteler, fille du vieux comte de Shre\vsbury,avec laquelle ledit roi Edouard avait précontracté mariage longtemps avant d'avoir fait ledit prétendu mariage avec ladite Elisabeth Grey de la manière et forme susdites : lesquelles prémisses étant vraies, comme elles sont vraies en toute vérité, il appert et suit évidemment que ledit roi Edouard, durant sa vie, et ladite Elisabeth, vécurent ensemble criminellement et damnablement en adultère contre la loi de Dieu et de son Eglise. Il appert aussi et suit évidemment, que toute la descendance et les enfants dudit roi Edouard sont bâtards, et incapables d'hériter ou réclamer aucune chose par héritage d'après la loi et coutume
profiter de l'arrivée des membres pour engager beaucoup d'entre eux à l'accompagner. Mais il n'y a aucune raison de croire qu'un parlement eût été régulièrement tenu, quoiqu'il existe parmi les Mm. Coi ionien* (Vitell. E. 10) une copie d'un discours | ar lequel Pévèque de Lincoln, chancelier, est supposé l'avoir ouvert, et qui commence par un texte de l'office de la f'ète de saint Jean-Baptiste, célébrée le 24, le jour d'avant. Le chancelier, qui ne se doutait point de la révolution qui allait avoir lieu, avait préparé sou discours qui, quoiqu'il n'ait jamais ete prononce, a été conservé par hasard.