‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 548 sur 563 · Kym. xn, 259. Rot. Pari, vi · texte numérisé non relu

Kym. xn, 259. Rot. Pari, vi

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tm HISTOIRE D'ANGLETERRE.

mais ils dédaignaient ou négligeaient nn titre contesté , et les partisans de la famille jetèrent les yeux sur Henri et sa mère , comme sur leurs chefs naturels. Dans aucune circonstance , encore bien moins dans celle-ci, les lords attachés à la maison d'York n'eussent admis la prétention du comte de Richmond. Mais , convaincus de la mort des deux fils d'Edouard , ils considéraient sa fille aînée comme la souveraine légitime, et du moment où Henri s'obligea par serment à épouser cette princesse, ils lui jurèrent fidélité, comme au futur époux de celle qui était, par succession, reine d'Angleterre.

Le principal objet de la politique de Richard fut alors de déjouer ce projet. Pour attirer l'ex-reine hors du sanctuaire , il la * tenta par les plus flatteuses promesses et l'assaillit des plus terribles menaces [1er mars 1484]. Ils échangèrent message sur message , et enfin conclurent un traité secret, en conséquence duquel il jura, en présence de plusieurs lords et prélats, et du maire et des aldermen, que ses filles et elle seraient traitées par lui en parentes ; que leur vie ne courriat aucun danger ; que la mère jouirait d'une pension viagère de sept cents marcs; et que chacune des filles recevrait des terres de la valeur de deux cents marcs comme dot, et qu'elles ne seraient mariées qu'a des gentilshommes f. Gagnée par ces promesses, elle se rendit h la cour avec sa famillo: la mère et les filles furent reçues avec bienveillance, et des marques de distinction particulière furent prodiguées à la jeune Elisabeth, que Richard destinait probablement h son fils Edouard, Mais ce prince mourut subitement h Middleham [9 avril], et le roi et la reine furent pour quelque temps inconsolables de cette perte2. Quels pouvaient être a présent les desseins de Richard sur Elisabeth, on l'ignorait ; mais elle était attachée à la maison de la reine , et tenue ainsi dans une captivité réelle, quoique honorable.

A la fin, le roi eut le loisir de diriger son attention sur la Bretagne, où le comte de Richmond et les exilés étaient occupés à combiner les moyens de le chasser du trône. Aucune dépense ne fut épargnée pour obtenir les renseignements les plus exacts sur leur nombre et leurs projets ; et des présents considérables achetèrent l'aide utile de Landais, ministre de Bretagne. Le duc Erançois écouta peu à peu les suggestions de son favori : un ar-

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