Ryley, 510. Trivet, 344, 345. West
noir de Brutswick, avec un établissement convenable a son rang, comme comtesse de Carrick1. Beaucoup furent dispersés dans différents couvents, et placées sous la garde des nonnes [1307]. Deux d'entre elles , la comtesse do Buchan , qui du chef de sa famille avait placé la couronne sur la tète de Bruce, et sa sœur Mary, qui doit avoir mérité cette distinction par sa conduite, furent traitées avec une plus grande sévérité. Elles furent enfermées., la première dans le château de Berwick, l'autre dans celui de Roxburgh. Au bout de quatre ans, Mary fut échangée contre neuf prisonniers anglais de distinction ; -et vers la môme époque, la comtesse fut transférée dans une prison , moins rigoureuse , au couvent des carmélites de Berwick , d'où elle sortit trois ans après 2.
jj} Vers la fin de L'hiver, les exilés quittèrent de leur retraite. Thomas et •Alexandre Bruce entrèrent avec un corps d'Irlandais dans Loch-Ryal; mais ils furent arrêtés par Duncan Macdowal , faits prisonniers et exécutés à Carliste. Le roi fut plus heureux que ses frères. Il fit voile pour la côte de Carrick [9 février], surprit les Anglais dans le voisinage de Turnberry, et chercha sa sûreté dans les montagnes et les forets [10 mai]. Peu à peu il fut rejoint par ses anciens vassaux , défit Pembroke , et repoussa Ralph de Monthermer jusqu'au château d'Ayr. Il mit même le siège devant cette place ; mais il eut la sagesse , à l'approche
1. Les instructions du roi sont curieuses. Les évèques devaient être enfermés chacun dans une cellule de la Tour ; chaque porte oui y conduisait devait être tenue fermée, et le pont-levis être levé. Personne ne devait les voir, à l'exception pour chacun d'un valet, d'un enfant et d'un chapelain, de la fidélité desquels le shériff devait être caution. New Rym. 966. Quant à la comtesse, son établissement devait se composer de — 1. deux femmes du pays d'un âge raisonnable, très-tranquilles et d'une conduite éprouvée, une comme dame de compagnie, l'autre comme femme do chambre ; 2. deux valets de chambre d'âge raisonnable et tranquilles, l'un appartenant à son père, le comte d'Ulster, l'autre du pays comme écuver tranchant; 3. un valet de pied « pour se tenir dans sa chambre, un hr mme raisonnable et point mauvais sujet, pour faire son lit et le service de la chambre ; » 4. un maître d'hôtel pour prendre soin de ses clefs, de la paneterie et de la sommellerie. Aussi un cuisinier. — Elle devait en outre avoir trois lévriers pour chasser dans la garenne et dans le parc, quand elle le désirerai ; autant de venaison et de poisson qu'elle en voudrait ; la maison qu'elle aimerait le mieux, et la liberté de se promener à cheval dans toutes les parties du manoir. Rym. n, 1013, 1014.
3. Voyez Rot. Scot. i, 85, 87. Elles furent enfermées dans des cages ; ce qui a fait dire à quelques écrivains qu'elles furent exposées dans des cages aux regards du peuple. Les ordres du roi prouvent le contraire. La cage devait être bâtie dans une des tours du château , et personne ne devait en approcher que la servante. Dans la cage il devait y avoir ce qui « se trouve dans une chambre convenablè. » Rym. n, 1014. La vérité est que rage signifiait une cellule ou chambre dans une prison, et , pour la plus grande aisance de ces dames, leurs cages étaient faites de cloisons en bois dans l'intérieur des murs du château.