‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 73 sur 563 · I. Rvm. m, 287, 298, 299, 304, 308. Trokel. 9. Wals · texte numérisé non relu

I. Rvm. m, 287, 298, 299, 304, 308. Trokel. 9. Wals

'l Rylev, Plac. 530. Rot. Pari i, 447. Pari Writs, n. App. 48.

teau ; le roi se rendit à York, et déploya la bannière royale. Lancaster n'alla pas voir la reine à Tynemouth , de peur d'exaspérer le roi contre sa femme; mais il lui adressa une lettre de compliments et de condoléances, revint sur ses pas, se campa entre York et Scarborough , et chargea les comtes de Surrey et de Pembroke de mettre le siège devant le château. Ce fut en vain qu'Edouard leur envoya Tordre de se retirer [17 mai]. L'infortuné Gaveston, voyant que la place n'était pas tenable, se rendit, avec le 'consentement du roi, au comte de Pembroke, à condition que, s'il ne s'était point effectué d'accommodement avant le 1er août, il serait réintégré dans la possession de Scarborough. Il avait été convenu que le prisonnier serait enfermé dans son propre château de Wallingford ; et le comte et lord Henry Percy se portèrent garants de sa sûreté envers le roi, sous peine de la perte de leurs terres , membres et vie. De Scarborough , Gaveston se dirigea sous leur protection vers Wallingford ; à Dedington, Pembroke le laissa sous la garde de ses domestiques, et alla passer la nuit avec sa femme dans le voisinage. Le captif se livra au repos sans soupçonner de danger ; mais « le chien noir avait juré de faire sentir ses dents au favori* » et avant le jour, Gaveston reçut l'ordre péremptoire de s'habiller et de quitter sa chambre. A la porte, au lieu de ses premiers gardes, il trouva, à son grand étonnement, son ennemi , le comte de Warwick, avec une troupe nombreuse. Jl fut aussitôt placé sur une mule, et conduit au château de Warwick, où son arrivée fut annoncée par une musique guerrière et des cris de triomphe. Là, les chefs du parti tinrent conseil sur le sort de leur prisonnier. A la proposition de lui laisser la vie, une voix répondit : « Vous avez attrapé le renard : si vous le laissez partir, vous serez obligés de vous remettre en chasse ; » et il fut définitivement résolu de ne pas tenir compte de la capitulation, et de le mettre a mort, conformément à une des ordonnances. Quand on lui annonça son arrêt , Gaveston se jeta aux pieds du comte de Lancaster , et implora , mais en vain , la pitié et la protection de son « doux lord. » Il fut mené en hâte [19 juin] à Blacklow-Hill (aujourd'hui Gaversike) , et décapité en présence des comtes de Lancaster, de Hereford et de Surrey. La nouvelle de sa mort fut reçue dans la nation avec étonnement et terreur. Les annales du royaume n'offraient pas d'exemple d'une exécution pareille depuis la conquête. Ceux qui l'avaient consommée la regardaient comme une expérience dangereuse, et pour cette raison,, la victime avait été conduite dans un lieu soumis a lajuri-

Page 1