‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 93 sur 563 · Rym. m · texte numérisé non relu

Rym. m

2. Rym. m, 926, 936. Pari WriH, n. App. 200-215, 237, 262. WaU. 116. Lel. Coll. ii 46*> 465, 47 4. D'après ces autorités -il paraît que comme leur

CHAPITKË DEUXIÈME. m

De Ponlefract, Edouard se rendit en triomphe à York, où le parlement s'était assemblé. Tous les membres étaient ou prétendaient être royalistes; et toutes les mesures proposées par la couronne passèrent sans opposition. Les « ordonnances » subirent un rigoureux examen. Quelques-unes furent confirmées comme avantageuses a la nation : les autres furent déclarées inconstitutionnelles et attentatoires aux prérogatives de la couronne [19 mai]. Pour prévenir désormais toute tentative semblable a celle des « ordonnateurs, » il fut décrété qu'à Ta venir aucune disposition prise par les sujets du roi , agissant en vertu de quelque commission que ce fût, ne serait valable, si elle touchait aux droits du souverain; et que toutes les lois relatives a à létal de la couronne, ou du royaume et du peuple, devaient être disculées, accordées et établies en parlement par le roi, par et avec l'assentiment des prélats, des comtes , des barons et de la communauté du royaume. » En même temps [20 mai], les pétitions des Spenser furent lues et accueillies ; et la sentence portée contre eux fut rayée des rôles, comme contraire au serment du roi et aux dispositions de la magna charta. Le père fut créé comte de Winchester, et reçut plusieurs des domaines confisqués en compensation de ses pertes K Le fils reprit son premier ascendant ; mais au lieu de profiter de l'exemple de Gaveston, il se fit gloire de marcher sur les traces de ce favori ; et par son ostentation et son arrogance, il prépara son meurtre et celui de son royal bienfaiteur.

La victoire qu'Edouard avait remportée sur ses ennemis domestiques lui inspira l'espoir d'effacer la honte de Bannock-burn, et de rétablir sa suprématie 'Sur le royaumo d'Ecosse. Dans cette vue, il assembla la plus nombreuse armée que l'Angleterre eût vue depuis bien des années. Mais cette force apparente fut une cause de faiblesse réelle; et l'impossibilité de se procurer des provisions pour une telle multitude, déjoua les espérances du roi et de la nation. Les Ecossais en se retirant [12 août] dévastaient le pays; les .Anglais ne pouvaient ni atteindre l'ennemi dans sa fuite ni subsister dans un désert; et EdoujJ^, après s'être avancé ,

culpabilité était manifeste, ils furent condamnés par les juges sons form»? de procès. Pour intimider leurs partisans on les envoya exécuter dans différents lieux ; mais nous ne voyons aucun exemple du révoltant usage d'éventrer et de couper en quartiers. Leurs corps restèrent pendus au gibet.

1. Enidy, 140-146. Stat. oj licalm, 185-190. A ce parlement vingt-quatre œen bres furent convoqués ccmnue representi.ntsdesGalles du s«.d, et vingt-quatre autres con.n.e rerresentants des Galles du nord (New Rym. n, p. 484) , et il en fut de rctme en 1326. Ibid. 6 J0.

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