Ibid
12b HISTOIRE D'ANGLETERRE.
maison ; et bientôt le bruit courut publiquement qu'une fille de France, une reine d'Angleterre avait abandonné son mari pour devenir la maîtresse d'un rebelle et d'un exilé1.
Edouard aurait probablement supporté sans regret l'absence d'une femme infidèle ; mais son fils unique était avec elle, et leur cour était devenue le rendez-vous de ses ennemis. Il lui ordonna à plusieurs reprises de revenir, et fut toujours désobéi. Ses lettres au roi et aux pairs de France, au pape, à sa « dame » et à son « beau fils, » existent encore, et réfutent complètement le prétexte par lequel elle cherchait à justifier son absence, à savoir ses craintes de l'inimitié de Hugh Spenser [1er déc.]. Le roi affirme que de telles craintes ne sont qu'un pur prétexte; qu'elle n'avait jamais montré la moindre défiance de Spenser en Angleterre ; qu'à son départ elle avait pris congé de lui amicalement, et que depuis son absence elle lui avait écrit des lettres de compliment et d'estime; que depuis son mariage elle avait toujours été traitée avec honneur et bienveillance, et que si lui-même il lui avait quelquefois « adressé des paroles de correction, » c'était toujours en secret, et parce qu'elle l'avait mérité par ses folies2. Ses des-