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2. Rvm. iv, 180, 194, 200, 210. Pour la satisfaction des curieux, je vais transcrire quelques-unes des lettres qui furent écrites à cette occasion. 1° Lettre de la reine à l'archevêque de Canterbury : « Très-révérend père en Dieu, nous avens soigneusement lu la lettre par laquelle vous nous requérez de retourner en la compagnie de notre très-cher et redouté seigneur et ami , et nous assurer que sir Hugh Spenser n'est pas notre ennemi, mais que même, dites-vous, il nous veut du bien. Tout ceci nous émerveille fort ; car ni vous ni aucun homme d'un esprit sain ne peut croire que nous voudrions abandonner la compagnie de notre dit seigneur sans bonne et raisonnable cause, et si ce n'était pour échapper au danger que court notre vie , et par crainte dudit Hugh , qui gouverne notre dit seigneur et tout son royaume, et qui voudrait nous déshonorer de son mieux, comme nous en sommes certaine et le savons par expérience, quoique nous ayons dissimulé pour échapper au danger. Vraiment il n'y a rien que nous desirions tant après Dieu et notre salut que d'être en la compagnie de notre dit seigneur, et d'y vivre et mourir. Nous vous prions donc de nous excuser ; car nous ne pouvons* en aucune façon retourner en la comp»gnie de notre dit seigneur, sans mettre notre vie en danger, ce qui nous est un plus grand chagrin que nous ne le i>ouvons exprinier. » A Paris, le mercredi d'après la Chandeleur (Apoî. ad Orteton, 2761. 2J Le roi à la reine : « Midame, — plusieurs fois et avant l'hommage et depuis, nous vous avons ordonné de nous revenir immédiatement, et sans alléguer aucune excuse. Mais avant l'hommage vous vous êtes excusée sur ce que vôtre présence était nécessaire pour la continuation de nos affaires, et maintenant vous nous avez fait dire que vous ne vouliez pas venir par crainte et danger de Hugh Spenser; ce dont nous émerveillons autant que possible : d'autant plus que, vous et lui, vous vous traitiez l'un l'autre d'une manière si amicale , et même à votre départ vous lui avez donné des promesses, des signes et preuves d'amitié certaine , et ensuite vous lui avez envoyé les lettres les plus bienveillantes, et cela il n'y a pas longtemps , lesquelles lettres il nous a montrées. Et vraiment, madame, nous savons, et vous aussi, qu'il vous avait témoigné tout l'honneur qu'il a pu, et que depuis que vous êtes venue en votre compagnie, ni mal ni affront ne vous a jamais été fait ; si ce n'est que quelquefois peut-être