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CHAPITRE XL

Irlande. Charles, faligué de pétitions, pour dissiper les terreurs de ses sujets protestants, ordonna que tous les catholiques quittassent la cour et fussent chassés de l'armée ; que les maisons des réfractaires fussent visitées, pour s'assurer si elles contenaient des armes; et que leurs prêtres fussent bannis du royaume sous trente jours (1). Mais il s'efforçait en vain d'apaiser les soupçons qu'il était de la politique de ses adversaires de faire naître, et l'accusation d'encourager le papisme fut avec tant d'assurance et si incessamment répétée contre le roi, qu'elle obtint enfin tout crédit sur la majorité de ses sujets.

2° l*es communes entreprirent de « purger l'Église, b Sur la demande des victimes et de leurs amis, elles rétablirent dans leurs bénéfices tous les ecclésiastiques qui avaient été destitués comme non-conformistes par les évéques ou par la haute cour. De l'autre côté, elles mandèrent àla barre de la chambre tous les ministres dénoncés comme objet de scandale. Sous celte dénomina-

(1) Journaux, 9, 23, 30 novembre; 3. 7, 21 décembre ; 11, 26 février; 15, 25 aura; 27 avril, 7 mai. Je puis rapporter ici un fait singulier concernant Goodman, préire condamné a mort pour avoir pri» les ordre» dans l'Église de Rome. IjCS communes engagèrent les lords à s'unir a elles pour demander son exécution. Charles répondit qu'il le bannirait ou le renfermerait pour la vie. mais qu'il ne voulait pas verser le sang pour la seule cause de religion. Ils renouvelèrent leur demande : le roi fil réponse qu'il rempilait la cause en leurs mains; qu'ils pouvaient agir comme ils le jugeraient convenable. Mais en même temps il leur envoya une pétition qu'il avait reçue de Goodman , et qui était ainsi conçue : «Celles-ci sont pour supplier humblement Votre Majesté

*s remeure le suppliant a leur merci , plutôt que de laisr vivre le sujet d'un si grand mécontentement du peuple contre Votre Majesté... Telle est, très-sacré *ouverain, la demande de celui qui s'estimerait heureux de verser son saog pour éteindre la discorde dont il est l'occasion entre Votre Majesté et son peuple. Ita testor. John Goodman. » De ce moment, toit qu'ils fussent touchés des sentiments magnanimes du prisonnier, ou qu'ils ne

qu'ils comptaient faire peser sur le souverain, ils renoncèrent a leurs poursuites contre la vie de Goodman, qui demeura oublié sous les murs de Newgate, jusqu'à sa mort, en 1615. Baillie donne une raison tres-peu probable de celte contradiction . il dit qu'ils avaient résolu de reruser au roi le pouvoir de faire grâce pendant la se»s ou du parlement, et qu'ils craignaient que, si ce pouvoir lui était accordé dans l'affaire de Goodman , il ne pût établir un précédent pour celle de Straf ford. Voyez les Journaux des communes, janvier 23, 25, 27, des lords, 140, 141, 142, 146, 150, 151. Nalson, i, 738. Baillie, i, 238.

lion on comprenait deux classes d'hommes: ceux qui s'étaient déshonorés par leur immoralité publique, et ceux que leur zèle à maintenir l'observance des cérémonies avait fait accuser de superstition. On leur appliqua différentes peines, selon l'humeur de la chambre : quelques-uns furent réprimandés par l'orateur, d'autres jetés en prison , et d'autres encore tenus de donner caution de leur bonne conduite (1 ).

3° Elles révisèrent de la même manière les jugements de la chambre étoilée qui avaient excité tant de mécontentement par leur sévérité. Prynne,Burl on, et Baslwick, furent rappelés des lieux où ils étaient renfermés, afin qu'ils pussent défendre leur cause en personne. Ils entrèrent a Londres, à différents jours , avec une marche triomphale, accompagnés par des centaines de voitures et des milliersde cavaliers, au milieu d'une multitude de gens a pied , portant tous du laurier et du romarin à leurs chapeaux. On révoqua leurs sentences, et l'on condamna leurs juges à payer à chacun 6,000 lîv- de dommages (2).

4° Les deux chambres se réunirent pour déclarer que les commissions du ship-money, et toutes les mesures subséquentes, étaient contraires aux lois. Les communes décidèrent que la cour du comte maréchal et celles du conseil d'York étaient des abus : elles nommèrent des comités pour faire des recherches sur l'origine et l'institution de la cour des mines d'étain , et celle des marches de Galles : pour déterminer s'il était légal ou illégal d'obliger à payer le droit d'écuyer, et d'imposer des amendes à ceux qui négligeaient de recevoir l'ordre de chevalerie, et pour examiner la conduite de tous les lords lieutenants et de leurs officiers qui avaient été chargés du vêtement, et qui avaient dirigé la dépense pendaut la dernière expédition (3).

6° Parmi les conseillers du roi , il n'existait aucun homme qui fût plus redouté pour ses talents et plus haï pour son dévouement au despotisme , que le comte de Strafford, surnommé «le grand apostat de la cause du peuple.» Ses

(1) Journaux, 19 décembre, 20 mars, 1er juin.

(2) Journaux, 7, 9, 30 décembre: 22, 25 février; 2 , 1 2 , 24 mars ; 20 avril ; 20 mat. Baillie . i , 222.

(3) Ibid., 23, 24, 27 novembre ; 7, 19, 23, 24 décembre; 20mars ; 13, 14 mai ; l,r, 14 Juillet. Journ. des lords, iv, 136, 150, 173.

HISTOIRE D'ANGLFTFRRF.

amis voulaient qu'il se mil à l'abri de l'orage qui le menaçait , soit en restant dans le comté d'York à la tète de l'armée, soit en se retirant dans son Gouvernement d'Irlande; mais un tel conseil paraissait une lâcheté à un homme d'un caractère aussi rigide que le sien, et intrépide comme lui ; et quand le roi , rassurant de sa protection , demanda sa présence , il ne perdit pas un moment pour se rendre dans la capitale. Son arrivée inattendue surprit et déconcerta ses ennemis, qui connaissaient son influence sur le jugement de leur souverain, et qui craignaient qu'il ne prévint l'accusation qu'ils voulaient porter contre lui, en les accusant eux-mêmes d'entretenir une correspondance criminelle avec les Écossais. Hs consacrèrent on jour â concerter leur plan ( 1 1 nov.) : le lendemain matin, les communes délibérèrent à huis clos, et quand les portes furent ouvertes, la majorité des membres se rendit à la barre des lords, où Pyra , en leur nom, accusa le comte de StrafFord de haute trahison. Ce seigneur était en ce moment en consultation secrète avec le roi : il se hâta de se rendre à la chambre, et il s'avançait vers sa place, quand un grand nombre de voix lui crièrent de se retirer. Lorsqu'il rentra, on lui ordonna de s'agenouiller à la barre, et le lord garde des sceaux l'informa qu'en conséquence de l'accusation portée contre lui par les communes , la chambre avait ordonné qu'il restât sous la surveillance de l'huissier à verge noire, jusqu'à ce qu'il se fût lavé de l'accusation. 11 voulut parler, mais on l'interrompit, et on le remit sous la garde de Maxwell, ( huissier (1).

Le ministre destiné après lui à éprouver la sévérité de la chambre basse était le secrétaire Windebank. Dans l'exercice de sa charge, il avait signé plusieurs ordres en faveur des réfractaircs, et d'autres pour faire sortir des ' prêtres de prison. Dans toutes ces circonstances, il avait agi par ordre du roi, et, pour plus de sûreté, avait obtenu un pardon signé

(1) Voyez Raillie, 217, et le» journaux de» lord», 88, M» L'accusation était Générale, et I on n'y articulait aucun fait ; ce n'était que le 24 que la chambre devait s'enlendre sur les articles. Journaux, It, 21 novembre. Néanmoins Strafford n'avait pas droit de se plaindre. Il avait autrefois conseillé de pareilles me»uies envers le dvede Buekimjbam. Mém de Warwick , m,

de sa main. Charles cependant ne voulait pas que son nom fût impliqué dans la question, et les patriotes ne se montrèrent pas impatients de verser le sang du secrétaire (4 déc). Il profita du retard qu'ils mirent dans la poursuite de l'affaire, obtint un passe-port du roi, et sauva sa tète en fuyant à propos en France (1).

Pour amener l'accusation de l'archevêque Laud (15 déc), les communes déclarèrent que la convocation n'avait point l'autorité d'engager les laïques ou le clergé sans le consentement du parlement; que le don gratuit qne l'on avait accordé dernièrement au roi était illégal , que les constitutions qui avaient été établies étaient préjudiciables à l'autorité de la couronne , aux droits du parlement , et aux li- | bertés du peuple ; et qu'il serait fait une en I quête sur la conduite du métropolitain, qu'on supposait le véritable auteur, non-seulement de ces mesures, mais d'autres tentatives pour ren verser les lois et la religion de la nation. Deux jours après ( 18 déc.), Holles l'accusa à la barre de la chambre haute du crime de haute trahison. Il se leva avec son impétuosité ordinaire, et protesta de son innocence; et il allait à son tour accuser ses accusateurs, quand le comte d'Fssex et le lord Say le rappelèrent aigrement à l'ordre : la chambre , refusant d'entendre sa justification, le mit sous la garde de l'huissier. Six semaines après, l'archevêque fut transféré à la Tour (2).

Finch, le lord garde des sceaux, qui , lorsqu'il était président, s'était distingué par le zèle avec lequel il avait soutenu la légalité du ship-money, fut averti, par les résolution» prises par les deux chambres, du sort qui l'attendait (21 déc). 11 sollicita la permission de plaider sa cause devant les communes, et il réveilla la compassion d'un grand nombre de membres par son éloquence et par ses larmes ; mais de tels sentiments étalent condamnés par

(1) Journaux des communes, 26, 33, 41, 45. Voyez ses lettres dans lesOKuvres de Prynne. • Néanmoins , plutôt que Sa Majesté ou ses affaires en souffrent , je désire que toute la charge pèse sur moi ; et quoique j'aie la signature du roi pour la plupart d'entre eux , et son ordre pour tous , j'aime cependant mieux périr que de les produire, soit a son préjudice, soit uns sa permission. • De Calais, G décembre, p. 127.

(2) Journaux des commune» , 51 - 5! ; des lord» 1 12. Laud, 75

CHAHTUE XI.

les patriotes les plus déterminés comme une i faiblesse criminelle, et le même après-midi, Finch fut accusé de haute trahison devant la chambre des lords. Il s'était déjà caché; on ne put découvrir aucune trace de sa retraite, et, peu de jours après, on apprit qu'il avait cherché et obtenu un asile en Hollande. Afin que ses confrères , les autres juges, qui avaient eu la même opinion que lui, ne pussent limiter dans sa fuite, il fut enjoint à chacun d'eux, à ; la requête des communes, sous peine de 10,000 livr. d'amende, de comparaître quand il serait appelé (1).

Quoique les prérogatives que le roi regardait comme les plus fermes appuis de son trône lui fussent enlevées les unes après les autres, bjen que ses amis et ses conseillers fussent écrasés sous les accusations, les amendes, les emprisonnements, et même les sentences de mort, ce monarque ne parut faire aucun effort pour lui-même, mais se résigner avec indifférence à son sort. Le fait était qu'il ne se sentait pas assez fort pour lutter contre les deux nations en même temps, et qu'il attendait alors impatiemment que la conclusion du traité et le licenciement de l'armée écossaise lui permissent de reprendre son autorité, l es commissaires « des tables » avaient été reçus comme des amis et des libérateurs par les chefs du parti populaire. L'union ia plus étroite fut bientôt cimentée entre eux : ils semblaient croire que leur cause était la même, et qu'ils devaient se soutenir ou tomber ensemble; et, tandis que les patriotes s'engageaient à, entretenir l'armée écossaise pendant son séjour, et à lui faire en outre, à son départ, de grandes largesses, les covenanlaires promettaient de traîner en longueur la conclusion du traité, et de maintenir leurs forces en Angleterre, jusqu'à ce que les réformes projetées dans l'Église et daus l'Étal fussent entièrement effectuées (2>

(!) Journal des commune», 55; de* tords, 114, 1 15- (2) Ceci esl clairement exprimé presque a chaque page de la correspondance de Baiilie, pendant les six moi» que dura la négociation, Ouand il» en vinrent , en février, à ia dernière demande , Baiilie écrit : • Nous prolongerons plus ou moins, selon que les besoins de nos ami» d'Angleterre l'exigeront, car ils sont encore dans une telle crise que si nous ou notre armée étions partis, ils seraient perdus . I». 210.

Charles, dans son empressement à conclure la négociation, fut amené à concéder beaucoup de points qu'autrement il eût refusés. Il consentit , après quelques objections, aux trois premières demandes des Écossais : que les actes de leur dernier parlement seraient confirmés; que les indigènes seuls seraient nommés au gouvernement des châteaux royaux, et que leurs concitoyens ne seraient pas accablés, soit en Angleterre , soit en Irlande , de serments inaccoutumés (1); mais il s'opposa résolument à la quatrième, que la punition des incendiaires serait laissée à la discrétion des deux parlements. C'était lui demander son propre déshonneur. Us appelaient incendiaires les personnes qui avaient encouru leur déplaisir en obéissant à ses ordres, et que pour cela même il était obligé de protéger. 11 plaida particulièrement en faveur de Traquaire, et réclama le droit de juger lui-même ce seigneur, parce qu'il avait agi en qualité de commissaire royal. Mais Traquaire, tombant à genoux, lui demanda avec instance que la vie d'un humble individu comme lui ne fût pas un obstacle à une réconciliation entre le roi et son peuple. Les Écossais menacèrent de prendre l'avis et de solliciter l'interposition du parlement anglais, et Charles, quoiqu'il lui en coûtât de pénibles efforts, donna son assentiment. Leur demande suivante, la restitution des vaisseaux et des marchandises capturées, fut promptement accordée; et celle d'une indemnité, comme question pécuniaire, fut renvoyée par le roi à la chambre des communes, qui vola deux sommes, une de 1*25,000 liv. pour les dépenses de l'armée écossaise durant cinq mois ( 1641 , 3févr.), et une autre de 300,000 livr., sous la dénomination de « subside amical pour les pertes et les besoins de leurs frères d'Écossc»(2). Enfin, les commissaires arrivèrent à leur dernière réclamation, rétablissement

(1) SirafFord avait forcé les Écossais, en Irlande, â prêter un serment d'allégeance par lequel ils renonçaient à tout covenant contre le Gouvernement , et promettaient de ne jamais entrer dans aucune ligue contre qui que ce fût, sans l'autorisation du roi. Voyez Rusnw., vin , 4U4.

(2; « 3CO.00O liv. stcrl ! s'écrie Baiilie, 5,400,000 marra écossais ! c'est une jolie somme daus notre paya.* Baiilie, i, 210.

d\me paix solide entre les deux nations. Le roi espérait une prompte conclusion de ce traité , mais il fut bientôt déçu dans son attente. Sous ce titre, les commissaires lui présentèrent seulement deux articles (20 févr. ), se réservant le pouvoir discrétionnaire d'en ajouter d'autres, lorsqu'ils le croiraient nécessaire , et comme ils jugeraient convenable (1).

On s'aperçut bientôt que les députés écossais agissaient avec un caraclèrc non-seulement politique, mais religieux. Tandis qu'ils négociaienl ouvertement avec le roi, ils intriguaient activement , en secret, avec leurs amis du parti patriotique, pour obtenir en Angleterre l'abolition de l'Église épiscopale, et la substitution de l'Église presbytérienne. Us semblaient considérer ce projet comme le but principal de leur mission, et ils le poursuivaient avec l'adresse et la persévérance les plus édifiantes ; mais il y avait dans celte question une grande latitude d'opinion. Les presbytériens formaient dans la ville un parti très-considérable : mais, parmi les réformateurs du parlement, il s'en trouvait beaucoup qui, voulant réduire, de tous leurs moyens, la fortune , le pouvoir, et la juridiction des évêques, s'opposaient absolument à ce que l'ordre fût détruit; tandis que d'autres, sous les bannières des lords Say, Wharton, et Brook, voyaient avec une égale horreur l'épiscopat et le presbytérianisme, et travaillaient à introduire le système d'égalité des indopendants. Cependant, les Écossais, à l'aide de leurs amis d'Angleterre, firent présenter des pétitions de plusieurs comtés , de 15.000 habitants des mél ropoles ( 1 8 décembre 1 64 1 ) , et de 1800 ministres, tous sollicitant l'abulition entière de la hiérarchie (2 janv.). Les lords Digby, Falkland, Selden et Rudyard, les combattirent fortement (9 févr.); mais après un débat de deux jours, et une division dans laquelle les anti-épiscopaux obtinrent une majorité de 32 voix, les pétitions furent renvoyées à un comité (2). Quoique ce succès encourageât leurs

(1) Journaux ,22 janTier, 3 février. Journ. des lord», iv, 151. Baillie, i,2| 1,221, 228, 333, 310.. Cela ne nous était pas possible ( d'accorder toutes les proposition» ), et nétail pas avantageux aux fins des Anglais , qui ne requéraient pas tant de promptitude.* Ibid. , 243.

(2) «Ils discutèrent depuis huit heures du matin jusqu'à six du soir. Toute la nuit notre parti sollicita au-

espérances , il était loin de leur assurer la victoire. Le roi informa le parlement que sa conscience ne lui permettrait jamais de consentir à la destruction d'un ordre qu'il considérait comme essentiel au christianisme : tandis que les Écossais , au contraire , raisonnaient et sollicitaient, priaient et prêchaient , en faveur de l'Église presbytérienne. La curiosité et la dévotion attiraient beaucoup de monde à leur service : l'église qu'on leur avait assignée élait remplie depuis le matin jusqu'au soir ; et les leçons de leur théologiens furent répandues avec zèle, dans toute la ville, par leur auditoire. Ils apprenaient que le a nœud de la question ne pouvait être coupé que par la hache de la prière,» et les dévots observèrent solennellement des jeûnes, afin «que le Seigneur pat joindre le souffle de ses narines aux efforts des faibles humains pour renverser une méchante Église, contraire aux Écritures» (1).

Le marquis d'Hamilton avait conseillé an roi de désarmer l'hostilité des réformateurs, en les admettant à son conseil. Charles ne l'avait écouté qu'en exprimant sa colère ; mais le désir de sauver la vie de ses amis, et de conserver l'épiscopat à l'Église, vainquit sa répugnance, et Bristol, Essex, Bedford, Hertrord, Mandeville, Saville , et Say, furent appelés par son ordre au conseil privé (27 février). Cette nomination causa d'abord une satisfaction générale ; mais, peu de jours après, on remarqua que le langage des nouveaux conseillers était plus poli et leur zèle moins austère. On les accusa d'apostasie ; les soupçons s'étendirent sur les commissaires écossais; et la ville retentit de plaintes contre l'avarice et la perfidie des hommes d'État. Pour leur défense, les Écossais publièrent un violent écrit contre Straffbrd , Laud , et tout le banc des évèques. Il offensait non-seulement le roi, mais leurs propres amis dans les deux chambres. On le regarda comme une tentative de leur part pour dicter des lois au parlement d'Angleterre. Ils eurent encore recours au jeûne et à la prière, et firent imprimer une explication de leurs sentiments dans

tant qu'il put. Le lendemain, quelques milliers de citoyens descendirent paisiblement dans la salle de Westminster, pour appuyer leur pétition.* Baillie, 244.

(I) Baillie, 221, 224, 227, 230 , 231 , 236, 244, 250. Journ. des communes, 72, 81, 101.

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