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CHAPITRE XI

un langage plus conciliant; mais ils avaient déjà perdu tant de voix, que leurs alliés de la chambre basse n oseront plus, ainsi qu'ils eu avaient eu l'intention, faire la motion de l'abolition de l'épiscopal. Us y substituèrent une résolution portant que aies pouvoirs législatifs et judiciaires des évèques dans la chambre des lords étant un empêchement à l'exercice de leurs fonctions, et préjudiciables à l'État, ils devaient en être dépouillés.» Les partisans de 'épiscopat , décidés à borner leurs efforts a la conservation de l'ordre, ne firent'aucune objection ; et ses ennemis, satisfaits de cet avantage, suspendirent toule hostilité jusqu'à ce que le sort de Strafford fût fixé (1).

Le roi était étroitement obligé par l'honneur à protéger la vie de cet infortuné seigneur, en butte à tant de haines. On n'en peut douter, et lui-même le sentait. 11 y était d'ailleurs poussé par les représentations de la reine. Mais où, comment Charles, dans sa situation présente, pouvait-il découvrir les moyens de soustraire Strafford à la vengeance de ses ennemis? La présence de l'armée écossaise interdisait tout mouvement militaire, et la nécessité de pourvoir à la subsistance de cette armée assurait la permanence du parlement : les persécutions récentes avaient imposé silence aux amis de la couronne dans les deux chambres, et l'indigence du roi l avait réduit a mettre en gage ses bijoux, pour l'approvisionnement de sa table. Dans ces conjonctures, Charles poursuivit cette ligne de conduite qui est toujours adoptée par les hommes irrésolus. M se mit aux aguets pour saisir la première occasion favorable que le cours des événements pourrait lui offrir, et en même temps il s'occupa de diverses tentatives pour se procurer l'assistance de puissances étrangères. 1° Il vit qu'il était temps d'abandonner le dessein qu'il avait entretenu de marier son

(I) Journaux, 10 main. Dalrymple, n , 115, 1IC. Baillie, 247-249, 255. Son observation sur ce contretemps est corieirt*. < Noua étions a demi endormi» dans une profonde sécurité... Par ce coup, Dieu nous affaiblit. Nous noua rendîmes à notre refuse ordinaire , pour nous rapprocher de Dieu ; les sain's de la ville et de diverses sociétés particulières eurent recours au jeûne et a la prière. Par ces moyeu* , nos anciennes et meilleures armes , nous commençons a remporter. Que son saint nom soit béni.. Page 249

fils Charles a uue infante , cl sa fille Marie à l'infant d'Espagne. Deux prétendants protestants à la main de Marie étaient maintenant devant lui : son neveu le prince palatin, et Guillaume, fils de Frédéric. Le palatin était le favori des chefs populaires ; Charles préférait le prince hollandais à cause de l'influence du père sur les États Généraux, et des promesses d'attachement et d'assistance qu'il avait faites. Va message royal annonça le mariage médité au parlement (lOfévr. ), et les fiançailles eurent lieu au commencement de mars. Mais la princesse, âgée seulement de dix ans, eut la permission de rester encore en Angleterre jusqu'à ce qu'elle eût accompli sa douzième année, et Frédéric prouva immédiatement sa gratitude et sa sincérité, en transmettant au roi une somme d'argent mou tant à plusieurs mille livres (1).

2° Henriette s'était persuadé que, par des rapports directs et personuels, elle agirait sur les sentiments de son frère le roi de France. Saisissant donc le prétexte d'une légère indisposition , elle prétendit qu'une visite dans son pays natal était nécessaire pour le rétablissement de sa santé (28 janvier). Ce prétexte était trop léger pour en im|>oscr au parti populaire, et le comte de llollaud, dont le cardinal de Richelieu s'était assuré les services, s'empressa d'en faire connaître à ce ministre le véritable objet (4févr.). Richelieu ne .se souciait pas que la fille de son ennemi invétéré, la reine mère de France, jouit de l'occasion d'instiller ses opinions dans l'esprit de Louis XIII ; et quand Henriette sollicita l'assentiment du roi son frère , déclarant que sans son assistance elle ne voyait devant ses yeux qu'une ruine inévitable, elle reçut une réponse dictée par le cardinal (12 févr. ), dans laquelle il était dit que Louis, tout en se trouvant heureux d'accueillir sa sœur, était convaincu que son absence d'Angleterre en ce moment accélérerait la ruine qu'elle redoutait. 3° La reine savait d'où partait ce refus, et elle ne fut pas lente à manifester son dépit et son irritation. Du moins elle trouva quelque consolation dans le succès partiel d'uue démarche qu'elle avait faite auprès du pape (janvier ), pour lui deman-

(I) Roselli 4 Barberini. 17 mai, n. «.

«1er un don de 150,000 couronnes sur le trésor déposé dans le château Saint-Ange , et lui offrir en retour la promesse du roi d'abolir les lois pénales contre les catholiques, en Irlande immédiatement, en Angleterre aussitôt qu'il aurait recouvré la plénitude de son autorité. Mais l'expérience avait appris à Urbain à mettre peu de confiance dans la parole du roi; il répondit (6 févr. ) que l'argent en question ne lui appartenait pas; que c'était un dépôt fait à sa conscience, dont il ne pouvait disposer qu'en faveur des princes catholiques, et pour un but religieux. Toutefois, son neveu Barberini , pour adoucir le refus , fit un présent de 35,000 couronnes , de sa propre bourse: secours temporaire et inférieur aux besoins actuels, mais qui Fut pourtant accepté avec joie et gratitude

Ainsi il arriva que Strafford avait à lutter seul contre une multitude d'ennemis. La population des trois royaumes était irritée contre lui. Les commissaires écossais le déclaraient incendiaire, et demandaient hautement le sang de celui qui avait porté le roi à faire la guerre à ses fidèles sujets. Le parlement irlandais avait témoigné son mécontentement, du moment où il avait cessé de le contenir par sa présence. L'année précédente , les communes avaient rayé sur leurs registres l'éloge qu'on avait fait de son administration, et, en réduisant les subsides à leur taux primitif, avaient empêché l'expédition irlandaise de faire voile pour secourir l'armée anglaise. Maintenant, elles envoyèrent des députés pour présenter au roi des remontrances sur les six principaux griefs dont le despotisme dn lord lieutenant les avait frappées, et en même temps prier la chambre des communes d'Angleterre de s'unir à elles pour faire rendre justice à un peuple opprimé et appauvri (1). Mais le couple plus cruel qu il reçut lui fui porté par un ordre des lords , adopté par le roi , établissant que les conseillers privés seraient interrogés sur serment , relativement à l'avis que Strafford

(1) Ormondde Carte, 1, 109-113. Journal, 30 nov. Ru*h\vorth, iv, 53-67. Ceci a élé repréftrnté comme m e pétition du parlement irlandais ; mai* le« journaux portent : • Pétition de plusieurs chevaliers, citoyens, et bourgeois de la chambre des communes du parlement d'Irlande, dont lis noms sont soussignés. .

avait donné au bureau : précédent du plus grand préjudice porté aux intérêts royaux; car, désormais, qui voudrait donner librement son opinion , lorsqu'on savait que cette opinion deviendrait la matière d'une aecusation contre soi , au bon plaisir de ses ennemis?

La salle de Westminster avait été disposée pour le jugement. De chaque côté des lords les communes, sur des bancs élevés, siégeaient comme comilé de leur chambre, et, près d'elles, les commissaires écossais , et les députés irlandais, porteurs des remontrances. Deux tribunes particulières étaient préparées, derrière le trône , pour l'usage du roi et de la reine. Près d'elles, on avait élevé une galerie, qui , chaque jour, recevait la foule des dames du plus haut rang. Elles payaient un très-grand prix pour y entrer; beaucoup prenaient des notes, et toutes apportaient à ce procès le plus vif intérêt. Une barre, qui traversait la salle, laissait un espace pour le public (I).

Tous les matins , à neuf heures, le prisonnier était introduit. Il faisait trois révérences an comte d'Arundel , grand sénéchal , s'agenouillait à la barre, se relevait, et s'inclinait à gauche et à droite devant les lords, dont une partie seulement lui rendait son salut. Les commissaires , au nombre de treize, ouvraient les procédures par un discours relatif a quelque point de l'accusation : leurs témoins étaient interrogés à deux reprises , sous serment, et la cour s'ajournait une demi-beure, afin que Strafford eût le temps de consulter son conseil, qui était assis derrière lui. Lorsque la cour rentrait, Strafford parlait pour sa défense , et produisait ses témoins, qui cependant, d'après l'usage du siècle , n'étaient point interroges sous serment. Les directeurs alors répondaient à ses preuves, et le prisonnier était ramené à la Tour (2).

(1) Rushwortb, vm, préf. Baillie, i, 257. White» lock,4t.

(?) Le principal, Baillie, a donné un récit intéressant du procès, dans ses lettres au presbylériat d lrvinev « La salle de Westmîuster, dit-il, eu une chambre aussi longue et aussi large , sinon davantage , que le vaisseau, pris à l'extérieur, de la grande église de Glascow, en supposant qu'il n'y ait pas de piliers... Nous devions toujours y être rendus vers cinq heures du malin , la salle éiani pleine chaque jojr avant sept heures... Le ri-

Cil A TITRE XI.

Im procédures se continuèrent ainsi pendant treize jours (23 mars). Les articles contre lui se montaient au nombre de vingt -huit , dont trois l'accusaient de trahison, les autres d'actions et de paroles qui , prises séparément , n'avaient peut-être pas cette tendance, mais qui, réunies, pouvaient être appelées «trahison cumulative,» parce qu'elles prouvaient une détermination fixe de subvenir les libertés du pays. Les premiers établissaient qu'en Irlande il avait placé des soldats chez des habitants paisibles , jusqu'à ce qu'il les eut forcés de se soumettre à ses ordres illégaux ; qu'il avait levé une armée en Irlande, et conseillé au roi de s'en servir pour soumettre re royaume ; et que, de sa propre autorité , il avait imposé une taxe sur le peuple du corn lé d'York, pour l'entretien des troupes disciplinées. f*es derniers l'accusaient de s'être servi d'expressions violentes, impérieuses, et injustifiables, qui faisaient connallre son esprit et ses intentions; et de procédés illégaux, dont que'qucs-uns avaient été avantageux à sa fortune , et qui avaient porté préjudice aux sujets du roi, en les attaquant dans leurs libertés et leurs biens. Strafford répondit avec une modération et une éloquence qui arrachèrent des éloges même à ses adversaires. A quelques-unes des accusations, il opposa les ordres du roi; il en nia d'autres absolument; et il chercha à en écarter d'autres encore, en alléguant, en sa faveur, l'usage constant des lords députés qui l'avaient précédé en Irlande. Il protesta avec énergie contre le nouveau système de «trahison cumulative;» ridiculisant avec bonheur les arguments dont on l'appuyait, en appelant à la protection des lois, la sauvegarde des libertés, et qui seules devaient servir de guide aux actions des citoyens.

deau qui les cachait (le roi el la reine; , le roi le tirait de «es propres mains. Ainsi ils étaient assis devant tous; mais on ne les recardait pas plus que s'ils étaient ab- : sents... Chaque jour la plus brillante assemblée de 111e y affluait; mais il n'y avait pas autant de gravité que je l'aurais attendu... Apres dix heures , le public mangeait i non-seulement des confitures, ma<s de la viande et du pain; des bouteillts de bière et de vin payaient de ' bouche en bouche sans coupe, et cela sou* les yeux du roi... Si l'on sortait, on ne pouvait revenir, el souvent j le* assistant* restaient jusqu'à deux, trois, ou quatre | heures du matin. . P. 257 259. i

Pendant le cour du procès, il est certain que le nombre de ses amis s'accroissait journellement, soit qu'il le dot à son éloquence, à la violence de ses persécuteurs, ou à ses fréquents appels à la sensibilité de l'auditoire. Depuis longtemps les dames, dans la galerie , s'étaient déclarées pour sa défense, et il parait que le treizième jour, les lords qui lavaient traité avec tant de rigueur commencèrent à soutenir sa cause. Dès l'origine même des poursuites, sir Henri Vane, le plus jeune, avait soustrait du cabinet de son père, le secrétaire, un document très-important , renfermant des notes succinctes, prises parle ministre à un débat â la table du conseil , le malin du jour où le parlement fut dissous. Elles faisaient dire A Strafford: « Votre Majesté, ayant éprouvé l'affection de son peuple , est dispensée et détachée de toute règle de gouvernement, et doit faire ce que son pouvoir lui permet. Ayant essayé tous les moyens et vous Irouvant refusé, vous serez absous devant Dieu et les hommes, et vous avez une armée en Irlande , qui vous pouvez emploiera réduire ce royaume sous votre obéissance; car je suis ccrlain que les Écossais ne peuvent tenir plus de cinq mois.» Vane fit part de sa découverte à Pym. Le contenu de ce papier prit la forme d'une accusation , quoique la source d'où provenait l'information fût tenue soigneusement cachée; et pour que Ion pût s'appuyer sur des preuves, tous les conseillers privés furent inlerrogés,nonseulement par écrit, mais aussi de vive voix, devant le comité d'accusation. Aucun d'eux ne savait de quel royaume il était question dans le passage le plus important, où le prévenu donnait l'avis de se servir de l'armée irlandaise e pour réduire ce royaume : » était-ce donc celui d'Angleterre? Le secrétaire lui-même, à son premier interrogatoire, répondit qu'il ne pouvait en accuser Slrafford, et au second, qu'il ne pouvait en rien dire ; mais il est probable qu'avant le troisième, sa mémoire fut aidée par une copie que Pym en avait prise (1), car il se rappela les mêmes mots, et déposa qu'ils avaient été prononcés (6 avril) par le lord lieute-

(\) L'original avait été hrûié avec d'autres pipiir* concernant le dernier parlement. BaiHic, 288. Uarrudon , i , 230.

HISTOIRE DXNGI.ETERRK.

nant(i). An procès, il présenta les mêmes indications, mais il ne savait si, par les mots « ce royaume , » il avait entendu l'Angleterre ou rfccosse. D'une autre part, Strafford produisit tous les membres du conseil, excepté Windebank , eiilé en France , et Laud , prisonnier à la Tour, qui déclarèrent n'avoir aucun souvenir de ces mots ; que les débats concernaient les moyens de réduire l'Ecosse, et non l'Angleterre; et qu'ils n'avaient jamais eu la plus légère idée que l'on pût employer l'armée irlandaise dans un autre royaume qu'en Écosse. Il est évident que les commissaires , dans cette accusation, furent trompés dans leur attente ; ils se déterminèrent , comme unique ressource , â produire les notes elles-mêmes , et , dans cette intention , le matin du jour (10 avril) où le prisonnier devait faire la récapitulation de sa défense, ils demandèrent qu'on leur permit de produire de nouvelles preuves. Les lords ajournèrent deux fois leur propre chambre; ils demandèrent l'avis des juges, et après de longs débats, ils décidèrent unanimement, à l'exception d'une seule voix, que si quelque faveur était accordée aux accusateurs, elle devait s'étendre aussi à l'accusé. Cette réponse fut reçue avec un violent murmure d'improbation ; tout à coup, on entendit le cri de : «Sortez, sortez!» et les communes, se retirant précipitamment dans leurs chambres, délibérèrent à huis clos (2).

Il est singulier que ces ardents défenseurs de la cause de la liberté eussent choisi pour modèle Henri VIII , le plus absolu de tous nos monarques. Ils enchérirent même sur l'iniquité des précédents, que ce roi avait laissés ; car à la première apparence de la disposition défavorable des lords , ils avaient résolu d'avance d'abandonner l'accusation pour s'occuper d'un

(1) Rmbvrortb, vm, 52.

(2) Saillie , i, 288 , 2SU. Ruhsw., tiii, 552-571. CJarendon , i , 229. Journ dr* lord», 207. Nalson , u, 206. Procès d'État, m, 1158. Cobb., part. bist.. n, 744. « et important papier disparut lorsque Whiiclock était commi ««.aire du comité. Chaque membre prolesta solennellement qu'il ne l'avait pas pris , et qu'il ue savait ce qu'il était devenu. Néanmoins, des copies en furent remues au roi et à Strafford. Plus tard , on trouva que celle de Charles était de li main de lord Difiby, d'on l'ou conclut que lord Dijjby était le voleur. Certainement la preuve u'r%\ pas concluante. WhiJelock , 43, 41.

billd'at(ainder(de proscription) (Ij. Ils voyaient en effet que durant les quinze jours de procès public, Strafford avait gagné beaucoup d'amis par la modestie de son maintien et l'éloquence de ses réponses, et qu'il y avait lieu pour eux de craindre que, s'ils poursuivaient l'accusation à Westminster-Hall sur la partie la plus faible de leur cas, la question de savoir si une seule charge devait amener la condamnation, ou si l'on pouvait les réunir toutes pour déterminer le crime de haute trahison, la défection dans leurs rangs s'augmenterait journellement.

Ils avaient d'ailleurs été avertis de quelque secrète intrigue contre eux parmi les officiers de l'armée (2), et n'ignoraient pas les mouvements continuels du roi et de la reine, qui n'épargnaient ni prières ni promesses pour influenceras opinionset les inclinations des lords. Ils conclurent de tout cela que le moment était venu d'exécuter le plan qui avait été discuté entre eux longtemps auparavant. Pym, alors, pour la première fois, lut les notes du secrétaire à la chambre ; et l'on prononça un bill de proscription contre le comte de Strafford, pour avoir tenté de détruire les libertés du peuple. Ce bill trouva la plus forte opposition dans toutes les classes, et particulièrement de la part de lord Digby , fils du comte de Bristol, un des membres les plus éloquents , et jusqu'alors des plus populaires (3). Mais il n'était pas en son pouvoir d'arrêter le torrent. Le onzième jour, le bill fut lu pour la troisième fois, et passa, et le matin suivant, les noms de 54 membres , qui avaient eu le courage de voter contre, furent affichés dans les rues, et désignés comme « Strafford iens, qui , pour sauver un traître, voulaient trahir leur pays.*

Cependant, les lords agissaient comme s'ils ignoraient que le bill fût discuté dans la chambre basse. Strafford se défendit devant eux. U répéta brièvement les observations qu'il avait déjà faites; il maintint que rien de ce

(1) Wariston, dans sa lettre du 2 avril, dit: fSItt voient que le roi obtient d'un grand nombre de membres de la chambre haute de ne pal le condamner, ils feront un bill de teinture. » Dalrymple, n , 117.

(2) De» le 3 mars. Dalrymple, u, 114-110.

(3) Voyez son discours dans Rush worlh, vin, 60-53. Maison , n, 157 160. Cela décide, je pense, de l'accusation.

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