CHAPITRE XII
Bataille d'Edoe-Uill. — Traité d'Oxford. - Voeu solennel etcOTenanl. — Bataille de Newbury. — Ligue solennelle et corenaut cuire les parlements anglais et écossais. — Fin de la guerre d'Irlande. - Parlement royaliste a Oxford. — Proposition de paix. — Bataille de Marxlon-Moor. — L'armée d'Essex capitule à l'ouest.
— Ordotiuance d'abnégation. — Synode de lhéolog:cns.
— Directoire du culte public. — Procès de l'archevêque Laud. — Bill d'atuùuder. - Sou exécution.
On avait persuadé au roi qu'à la tète de son armée il négocierait avec beaucoup plus de dignité cl de succès. Il envoya , de Noltingbam
Quoique ce portrait puisse sembler exagéré, il n'en est pas moins exact. I.ucy tlutchinson , Mémoires de tvn mari , le colonel Uutcbinson, p. 66.
CiUPITRF. XII.
à Londres, le comte deSoulhamplon, sir John Colepeper, et sir Williams Uvcrîalc (25 août), comme porteurs de propoMt ons tendantes a ce que Ion nommât , de part et d autre, des commissaires, et qu'ils eussent plein pouvoir dè traiter d'un arrangement, l-es deux chambres , prenant le ton que leur inspirait la certitude de leur supériorité, répondirent (27 août) qu'elles ne recevraient aucun message d'un prince qui avait levé son étendard contre les chambres du parlement , et avait déclaré que leur général était un traître. Charles ( et sa condescendance peut être regardée comme la preuve qu'il voulait éviter les hostilités (4 sept.), Charles offrit de supprimer sa proclamation, pourvu que, de leur côté, elles annulassent leurs décrets contre ses adhérents (6 sept.). Elles s'y refusèrent : il était de leur devoir et de leur droit de dénoncer et de mettre sous la main de la justice les ennemis de la nation. 11 les conjura de songer au sang qui serait versé, et de se rappeler que leurs portes en seraient teintes ( 1 1 sept. ) : elles lui en renvoyèrent la responsabilité : il était l'agresseur, et le crime serait le sien. Cette réponse fit évanouir toute espdrancc de paix. Les deux partis en appelèrent à l'épée, et, en peu de semaines, les flammes de la guerre civile éclatèrent dans tout le royaume (1).
Les trois quarts de la noblesse et de la haute bourgeoisie, guidés par des sentiments d honneur et de gntitude, ou par leur attachement à l'figlisc, ou bien encore par des soupçons bien fondés sur les projets des chefs patriotes, s'étaient rangés sous la bannière royale. Charles se crut assuré de la victoire, en contemplant la naissance, la richesse, et l'influence de ceux qui l'entouraient: mais il eût trouvé bien des motifs de dissiper cette illusion, s'il eût songé à leurs habitudes, ou qu'il eût connu leurs sentiments réels, mais secrets. C'étaient, pour la plupart, des hommes de plaisirs, plus faits pour orner une cour que pour endurer les rigueurs de la discipline militaire, dénués de toute force d'esprit, et disposés, par leur indolence et leurs débauches, à laisser tous les avantages à un ennemi prompt et vigilant.
(1) Journal , v, 327 , 338, 338, 312, 385. Qarendoo, i,8,16.
L'ambition les portait à prétendre aux charges, aux commandements, et aux honneurs, à former des cabales contre leurs compétiteurs , et à détourner l'attcnt ion du monarque par leur importunité ou leurs plaintes. Il existait parmi eux des personnes qui désapprouvaient secrètement la guerre, persuadées qu'elle était entreprise en faveur de l'épiscopat, institution au sort de laquelle elles ne prenaient aurun intérêt, et d'autres qui, attachées de cœur au système du parlement , n'étaient retenues , pour un temps, que par la honte d'abandonner les couleurs royales ( 1 ).
Il y avait une autre classe d'hommes, aux services de laquelle le roi pouvait avoir confiance : c'étaient les catholiques, qui, effrayés de l'intolérance cruelle et des menaces sévères du parlement, sentaient que leur propre sûreté dépendait de l'ascendant du souverain. Mais Charles hésitait à profiter de cette ressource. Ses adversaires avaient attiré les zélateurs dans leur parti, en représentant le roi comme dupe d'une faction papiste qui travaillait à subvenir la religion protestante, et à établir sur ses ruines la religion catholique. Ce fut en vain qu'il les somma de lui nommer les membres de cette faction occulte, qu'il affirma publiquement son attachement a ta religion réformée, et que, pour prouver son orthodoxie, il fit mettre à mort deux prêtres, à Tyburn , avant son départ de la capitale, et deux autres à York , peu après son arrivée en cette ville (2) ; les chambres persistèrent toujours dans cette accusation , cl , dans tous leurs votes et remontrances, elles attribuèrent les mesuacs adoptées par le roi a l'avis et à l'influence des papistes et de leurs adhérents (3). Pressentant l'imprcs-
(1) Ainsi sir Édouard Varney, porte-étendard , di- [ Mil il à flyde qu'il suivait le roi parce que l'honneur l'y I obi geait ; mais que le sujet de la Guerre était contre «a I conscience ; car il n'avait aucune considération pour les I évoques, dont on dé fendait la querelle. Vie de Clarendon,
69. Lord Spencer écrivait à sa femme : «S'il y avait moyen de sauver le point d'honneur, je ne resterais pas une heure ici • Mém. de Sydney, n, 667.
(2) Thomas fUynolds et Barthélémy Roe, le 21 janv. Jean Lockwood et fcdmood Caierick, le 13 avril. Challootter, n, 117, 200.
(3J Four prouver l'existence de cette faction, on en a appelé a une lettre de lord Spencer a sa femme (Mémoires de Sydney, n , 667). Je ne sais si le chiffre 243 est correctement rendu par • papistes > Il n'est pas in-
sîon que de (els bruits devaient produire sur l'esprit du peuple , i! refusa d'abord de confier une commission , ou d'admettre dans les rangs de son armée, tous ceux qui n'auraient pas prêté les serments d'allégeance et de suprématie. Mais la nécessité le força bientôt à accepter les services de tous ses sujets, sans distinction de religion, et (10 août), non-seulement il permit aux catholiques de porter les armes pour leur propre défense , mais encore il les incorpora dans son armée (1).
Tandis que les plus hautes classes et leurs vassaux se rendaient au secours du roi, 'la bourgeoisie de la campagne et les marchands et négociants des villes obéissaient avec empressement à l'appel du parlement. Ils avaient tous souffert du fardeau des monopoles et du ship-money; c'était aux patriotes qu'ils devaient l'abolition de ces abus; et, en leur conservant de la reconnaissance pour les avantages déjà obtenus , ils confiaient à leur sagesse la défense actuelle de leurs libertés. Mais ce n'était pas le seul motif: à la politique se joignait aussi l'enthousiasme religieux. Les ennemis de l'épiscopat , sous le titre de dévots ou de saints, cherchaient à se faire remarquer par la sévérité réelle ou affectée de leurs mœurs : ils regardaient tous les autres hommes avec mépris , comme des gens à coutumes dissolues ou irréligieuses ; et un grand nombre d'entre eux , persuadés que la religion réformée était en danger, croyaient leur conscience
vraisemblable que lord Spencer ait eu l'habitude de donner celle épuhèie au parti qu'on supposait jouir de la confiance du roi, parti dont il était l'ennemi déclaré. Mai* lorsque enfin il devint nécessaire de désigner les chefs de cette faction papiste , on vit qu'ils étaient tous prolestants : ks comtes de Bristol , Cumberlaiid . Newcastle , drnarvon et Rivera, le secrétaire Kicbola», Endymion Porter, Édcuard Hyde, le duc de Ricbmond , et les vicomtes Ncwark et Falkland. Rush va on h, v, 16. May. 163. Voyez aussi Baillie , i , 416, 430; u, 75.
(1) Rustrworlh ; iv, 72; v, 49, 50, 80. Uareodoo, u, 41. Le 23 sept. 1642, Charles écrivait de àhrewsbury au comte de Newcasile : • ( eue rébellion est parvenue i un tel degré , que je ne dois plus regarder de quelle opinion sont les bomnvsqui, en ce moment, veulent et peuvent nie servir. D'après cela, non seulement je vous permets, mais encore je vou* ordonne d'accepter les services de tous mes sujets dévoués , sans examiner leur conscience (mais seulement leur loyauté) , selon que vous les trouverez disposés à soutenir ma puissance rovale. » fcllls, m, 291.
engagée à risquer leur vie et leur fortune dans la querelle (1). Ainsi entraient en lutte les trois plus puissants mobiles qui puissent agiter le cœur humain : la fidélité, la liberté et la religion. Us poussèrent les hommes au plus haut point d'exaltation , et produisirent, dans beaucoup de circonstances, un esprit d'héroïsme, de dévouement, de résignation , qui commande notre admiration et notre pitié. Les deux partis distinguèrent bientôt leurs antagonistes par des noms particuliers : les royalistes furent appelés Cavaliers, mot qui faisait d'abord allusion a leur qualité, qui perdit bientôt sa première acception , et devint synonyme de papiste, athée, et débauché; et ceux-ci, de leur côté, donnèrent à leurs adversaires le nom de Télés-Bondes , parce qu'ils coupaient leurs cheveux très-courts, et les partageaient « en une si grande quantité de petites pointes, que cela avait quelque chose de ridicule» (1).
Les deux armées se ressemblaient dans leur organisation. Les commissions furent données, non pas aux personnes le plus enétat décommander, mais à celles qui avaient le plus de capacité ou de volonté pour lever des recrues, et les soldats eux-mêmes, qui étaient généralement mal payés, et qui regardaient leur service comme volontaire, détruisirent souvent les plans les mieux concertés, en refusant de quitter leur domicile, ou en témoignant leur répugnance à obéir i quelque officier, ou en blâmant l'expédition projetée. Il était dangereux d'exercer une plus sévère discipline; et le roi et le parlement se virent forcés de supplier, et même de ceder au mal, lorsqu'ils auraient dû employer l'autorité et les punitions. Le commandement de l'armée royale fut confié au comte de Lyndscy, et celui des troupes parlementaires au comte d'Essex, qui obtinrent cette distinction par l'expérience qu'on supposait qu'ils avaient acquise au service de l'étranger. Mais cette expérience offrait peu d'avantages. Les passions des combattants dédaignaient les
(1) Whitelock , 76.
(2) Vie du colonel Hutchinson, p. 100. t Les dévols de ce temps , lorsque le colonel embrassa leur parti , ne voulurent pas le croire religieux, parce qu'il ne coupait pas ses cheveux comme eux, et qu'il n'employait
donnés un peu avant que le roi quittât Whitehall. Ua-
rendou , i , 339.
CHAP1TKK XI.
froids calculs de la prudence militaire. Un | nouveau système de guerre devait nécessairement s'ensuivre, et les hommes de talent et , d'ambition acquirent promptement des connaissances mieux adaptées à cette espèce de troupes et à la nature de la lutte.
Charles quitta Nottingham pour se rendre ! sur les frontières du pays de Galles, levant des ' renforts, et recevant dans sa marche des contributions volontaires. A moitié chemin de Staffbrd à Wellington , il fit faire une halte a l'armée, et, se metlant au centre, il déclara (19 sept.) solennellement, en présence du Dieu tout-puissant, qu'il n'avait d'autre dessein , qu'il n'avait d'autre désir que de maintenir la religion protestante, de gouverner selon la loi, et d'observer tous les statuts adoptés en parlement. S'il manquait à un seul de ces points il renonçait à tout droit et assistance des hommes et à la protection de Dieu ; mais tant qu'il demeurerait fidèle à sa promesse, il comptait sur le secours empressé de ses sujets, et il espérait obtenir la bénédiction du ciel. Celle vive et solennelle protestation ayant circulé dans le royaume, devint un nouveau stimulant pour les efforts de ses amis; mais bientôt elle fut combattue par une déclaration (22 oct. ) trèsextraordinaire de la part du parlement : elle disait que l'intention réelle du roi était de satisfaire aux demandes des papistes, en altérant la religion nationale, et à la rapacité des cavaliers, enleurabandonnant le pillage de la métropole; et que, pour prévenir l'accomplissement d'un si criminel dessein , les deux chambres avaient résolu de faire un covenant solennel avec Dieu, de défendre la foi au péril de leur vie, de s'associer aux sujets bien intentionnés de ïxmdrcs et du royaume, et de requérir le secours de leurs frères d'Ecosse, dont les libertés et la religion étaient également en danger (I).
Dans le même temps (9 sept.), W'aller avait réduit Porlsmouth, tandisqu E sex concentrait ses forces, qui s'élevaient à 15,000 hommes, aux environs deNorthampton. Les chambres lui envoyèrent l'ordre de délivrer par force, si cela était nécessaire, la personne du roi , celle du prince, et du duc d'York, des mains des
(1) Clarendon , n , 16. Rushvr. , t, 20 , 21. Journ., v, 376, 418.
hommes désespérés qui l'environnaient, d'offrir un pardon sincère à tous ceux qui , dans l'espace de dix jours (16 sept.), reviendraient à leur devoir, et d'envoyer une pétition au roi , pour en obtenir qu'il se séparât de ses mauvais conseillers , et qu'il reprît sa confiance dans la fidélité de son parlement (23 sept.). De Northampton , Essex s'avança vers la cité de Worcester (1).
A Nollingham, Charles ne pouvait compter que 6,000 hommes. Quand il quitta Shrewsbury, son armée s'éleva à trois fois ce nombre. Par une suite d'habiles manœuvres, il fit en sorte de tromper la vigilance de l'ennemi, et il avait gagné deux jours de marche, avant qu'Esscx s'aperçût de son dessein. A Londres, les nouvelles furent reçues avec terreur. L'on comptait peu sur le courage, encore moins sur la fidélité des bandes organisées à la hâte, et des ordres péremptoires furent expédiés à Essex , de se porter rapidement avec toutes ses forces pour protéger la capitale et le parlement. Ce général avait reconnu son erreur, il suivait le roi en toute hâte, et son avant-garde entra dans le village de Keynton le soir même où les royalistes s'arrêtaient à Edgc-Ilill (22 oct.), à une très-petite distance en avant. Charles convoqua un conseil de guerre, et l'on décida que, dès le malin, on reviendrait sur les poursuivants, et qu'on leur livrerait combat avant que toute leur armée se fût réunie. Le lendemain, dès le matin (23 oct.), l'armée royale fut vue en position sur la crête d'une ligne de collines, ce qui lui donnait une supériorité décidée en •cas d attaque ; mais Essex, dont l'artillerie, avec un quart de ses hommes, était à plusieurs milles en arrière, satisfait d'avoir arrêté la marche de l'ennemi, distribua tranquillement les différents corps , â mesure qu'ils arrivaient , sur un terrain qui s'élevait doucement dans la vallée du Cheval-Rouge , à environ un mille en face du village. Vers midi, les cavaliers s'impatientèrent de leur inaction : leur importunité prévalut sur les dispositions des chefs, et à deux heures le roi mit le feu de sa main à un canon, pour donner le signal du combat. Les royalistes descendirent en bon ordre au pied des collines, où leurs espérances furent
(1) Rushw. , v, 16-20.
exallécs par la trahison de sir l'aiihfull Fortescuc, offic er parlementaire, qui, déchargeant ses pistolets à l» rre, se rangea avec deux troupes de cavalerie sous I étendard royal. Bientôt après le prince Hupert, qui commandait la cavalerie à l'aile droite, chargea '22 escadrons de parlementaires menés par sir James Ramsay, les rompit, pressa vivement la poursuite l'espace de deux milles au delà de Keynton, et trouvant les bagages de l'ennemi dans le village, laissa ses hommes se livrer au p liage pendant une heure. Sans celle fatale imprudence, les royalistes eussent probablement remporté une victoire décisive.
Durant son absence les principaux corps d'infanterie étaient engagés sous leurs chefs respectifs, les comtes de Lindsey et d Essex, qui, mettant pied à terre, conduisaient leurs hommes au combat. Le courage froid et déterminé des tôles rondes déconcerta les cavaliers. La cavalerie royale à la gauche, faible corps sous lord Wilraot, avait cherché protection derrière un régiment arme de piques. Sir Williams Balfour, le commandant parlementaire, laissant quelques escadrons pour les tenir en échec, tourna sur le flanc de l'infanterie royale, enfonça deux divisions, et se rendit maître d'une ballerie de canons. Sur un autre point, les gardes du roi, avec son étendard, renversèrent tout ce qui s'opposait à eux, jusqu'à ce que Essex fit charger de front et en flanc, par deux régiments d'u fanterie et un escadron de cavalerie , tandis que Balfour, abandonnant les canons qu'il avait pris, fondait sur eux en les prenant en queue. Alors ils furent rompus. Sir Edouard Warner fut tué, et I étendard qu'il portait fut pris (1). Le comte de Lindsey reçut une blessure nortelle, et son fils, le lord Willoughby , fut fait prisonnier en essayant de sauver son père. Charles qui, entouré par sa troupe de pensionnaires, suivait d'un œil attentif la fortune du combat, contempla le massacre de ses gardes avec désolation et faisait avancer la réserve; il se plaça à la téte. Mais à ce moment, reparut le pr.nce Rupert avec la cavalerie; et quoique ces gens eussent quitté
(1) Néanmoins l'étendard fut repris par l'audace ou l'habileté d'un capiiaiiu* Smith, que te roi fil baniierrl «ur le champ de bataille.
AtNGLKTERRE.
Keynton, pour éviter l'approche deHampdcu avec l'arrière-garde de l'armée parlementaire, leur présence releva l'espoir des royalistes, et réprima l'ardeur de leurs adversaires, I-es combattants reprirent haleine: le feu cessa des deux côtés, et les deux armées restèrent en présence , jusqu'à ce que l'arrivée de la nuit les détermina à se retirer, les royalistes sur leurs premières positions, et les parlementaires au v illage de Keynton. D'après les archives contradictoires des partis, il est impos ible d'évaluer leurs pertes respectives. La plupart des écrivains font monter le nombre des morts, à 5,000; mais le prêtre du lieu, qui présida à l'ensevelissement, le réduit à 1,200(1).
Des deux côtés, on réclamait les honneurs de la victoire, .aucun parti n'en recueillit les avantages. Essex se retira à Covcntry : Charles prit Bambury avec une garnison de 1,000 hommes (27), marcha sans être inquiété sur Oxford, et envoya des détachements de cavalerie jusque dans le voisinage de la capitule. Chacun des généraux désirait avoir le temps de réorganiser son armée après la dernière bataille. Les deux chambres, toul en prétendant séparer des lauriers de la victoire, éprouvèrent de vives alarmes. Elles écrivirent en Êcosse pour demander du secours (2 nov.); elles ordonnèrent à Essex de venir les proléger; elles formèrent une nouvelle armée sous le commandement du comte de Warwick (3 nov.); elles volèrent une pétition au roi ; elles se soumirent même à son refus de recevoir, comme un de leurs dépuiés, sir John Evelyn qu'il avait antérieurement déclaré traître (2). Pendant ce temps l'armée royale quitlait Oxford, s'amusait on ne sait à quoi dans le voisinage de Hcading, et laissait Essex marcher librement parla route la plus orientale vers la capitale. Kingston,
( I ) C'est 11 le récit le plus certain que je puis se faire d'après le» nombreux rapports dans Clarendon, May, Lu ll"\v, Heath, etc. Lord Wborton, pour calmer les alarmes à Londres a son arrivée de l'armée, assura les deux chambres que la perte n'excédait pas 3C0 buumus. Journ. , v. 423.
(2) Journaux , 431 , 2, 3. 4 . 5 , 6 . 1-e 7 novembre , les chambre» déndèi eni qu>- le relus dt: recevoir fcvrlyn devait être regardé comme un refu* de traiter (.437). Mjis le 9 elles annulèieiil leur décision , et laituereut c.vcivn le malire d'agir ou de ne pas atjir, selou qu'il le jugerait conveuabk. tbid. , 439.