‹ Histoire d' AngleterreChapitre 159 sur 307 · CHAPITRE XIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIL

À««u ec Windsor, é»aïtiii ùtyà occapéespar de» garnisons parlementaires, et le seul passage pour les royalistes qui voudraient gagner Londres était par la ville de Brenlford. Charles avait atteint Colnbrook dans cette direction, quand il fut joint par les commissaires , qui le déterminèrent à suspendre sa marche (10 nov.). La conférence dura deux jours; le second , Esscx jeta trois de ses meilleurs régiments dans Brent- ' ford (1 1 nov.) : Charles fut indigné de cet acte. A ses yeux, c'était une violation de la foi. Deux jours après (13 nov.), à la suite d'une résistance obstinée de la part de l'ennemi, il se rendit maître de Brenlford, ayant jeté une partie de la garnison dans la rivière, et pris 15 pièces de canon avec 500 hommes. Il délivra les prisonniers, laissant à leur disposition de faire partie de ses troupes, ou de promettre sur serment de ne plus porter les armes contre lui(l).

Cette action mit fin au traité projeté. Les hommes du parlement reprochèrent au roi que, tandis qu'il professait la plus grande répugnance pour répandre le sang des Anglais, il avait surpris et massacré leurs pariisansà Brenlford , qnand ils ne concevaient aucun soupçon , et qu'ils se reposaient en toute sécurité sur une prétendue négociation. Charles, indigné, renvoya l'accusation àses adversaires : ilsétaient les véritables artisans de déception, eux qui cherchaient à le retenir inactif dans sa position,' jusqu'à ce qu'ils l'eussent environné de la multitude de leurs partisans. En effet, sa situation devenait chaque jour plus critique. Ses adversaires avaient rassemblé des troupes de tous les quartiers de Londres, et Essex se trouvait à la téte de 24,000 hommes ( 1 4 nov. ). Les deux armées se firent face l'une à l'autre un jour entier à Turnham-Green ; mais elles n'osèrent s'aventurer à charger; et le roi, instruit que le corps qui défendait le pont de Kingston s'était retiré, fit sa retraite sur Reading, et ensuite sur Oxford. Il se trouvait probablement trop faible pour s'attaquer au nombre supérieur de ses adversaires, et il témoigna publique- I ment sa répugnance à opposer, par une ba-

(t) Chaque parti publia des rapporta contradictoire* de cette action. Je m'en «nia rapporté aui documenta contenu dana lea Journaux.

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