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CHAPITRE Xll

ainsi que rassemblée de l'Église, avait été, i longtemps auparavant, convoquée (7 août), pour se réunir à eux. Leur arrivée fut célébrée comme un jour de triomphe national , et les lettres qu'ils apportèrent du parlement anglais furent reçues, par quelques-uns, avec des cris d'enthousiasme, par d'autres, avec des larmes de joie (1).

Dès le commencement de la négociation, deux difficultés importantes se présentèrent. Les Écossais montrèrent le désir de prendre les armes; mais ils cherchèrent en même temps à se donner le caractère de médiateurs et d'arbitres, à dicter les conditions de la réconciliation , et à se mettre eux-mêmes eu position d'arracher le consentement des parties opposées! L'opiniâtreté de Vane , et les remontrances de Jolinslon de Wariston, l'un de leurs hommes d'État les plus habiles, les firent descendre des hauteurs de leurs prétentions. Ils se soumirent à agir comme les alliés du parlement; mais ils exigèrent , comme préliminaire indispensable, la sanction de l'Église. Il fut inutile de répondre que c'était un traité civil et non religieux. Les Écossais répliquèrent que les deux chambres avaient toujours annoncé la réformation de la religion comme leur principal objet; qu'ils avaient plusieurs fois exprimé leur désir c d'une union plus resserrée entre les deux Églises,» et que, dans leurs dernières lettres à l'assemblée, ils avaient prié les membres de les aider de leurs prières et de leur influence, de se consulter avec leurs commissaires, et d'envoyer quelques ministres écossais pour se joindre aux théologiens anglais assemblés à Westminster(*2). Sous l'empire de ces circonstances, Vane et ses collègues ne purent refuser d'admettre une députalion de l'assemblée, présidée par le modérateur Henderson. Il soumit à leur considération

ministre! indépendants. • M. Marshall sera le bienvenu ; nuis si M. Nye , le chef des indépendants , est son collègue, cela ne peut nous élre agréable. • Bail lie , i , 372. Ils prêchèrent tous les deux aérant l'assemblée. • Nous entendîmes M. Mamball avec beaucoup déplaisir. M. Nye ne nous plut pas. Il ne toucha aux affaire* communes , ni dans la prière , ni en prêchant. Tout sou sermon roula aur le chapitre commun de la vie spirituelle , sur lequel il t 'étendit d'une manière inintelligible pour nous. » Ibid 388.

(«Baillie, 379, 380. Ruslw , v, 467-170 (2) Journ.Ti, 140. .

| le projet «d'une ligue et d'un covenant solennels, qui engageaient les deux nations à poursuivre les incendiaires publics, à conserver la vie et maintenir l'autorité du roi, en défense de la vraie religion et des libertés des deux royaumes; à extirper le papisme, la prélature, l'hérésie, le schisme, et l'impiété , et à établir une conformité de doctrine, de discipline, et de gouvernement de l'Église, dans toute l'Ile Cette dernière clause alarma les commissaires. Ils savaient que, bien que la majorité des parlementaires penchât pour les dogmes presbytériens, il existait parmi eux un parti nombreux et actif, qui considérait toute autorité ecclésiastique comme un envahissement sur lesdroilsde la conscience, et ils voyaient qu'en introduisant une obligation si contraire aux principes des derniers, ce serait provoquer une rupture ouverte, et ranger les deux sectes en bataille l'une contre l'autre. Mais le zèle des théologiens écossais fut inexorable; ils refusèrent dadmettreaucune ouverture à la tolérance des indépendants: et ce fut avec peine qu'on leur persuada enfin de

I confier la rédaction de l'article à deux ou trois individus d'orthodoxie reconnue et approuvée. Ceux-ci le présentèrent sous une forme nouvelle et moins sujette à objection, et revêtu d'une si heureuse ambiguïté de langage, qu'il convenait aux principes et aux vues de tous les partis. Il pourvoyait à ce que l'Église d È cosse

i fût conservée dans sa pureté actuelle, et que

\ l'Église d'Angleterre «fût réformée selon la parole de Dieu (que les indépendants interprétèrent dans leur propre sens), et d'après l'exem* pie des meilleures Églises réformées, » parmi lesquelles les Écossais ne pouvaient douter que la leur n'eût tout droit à la première place. Sous cette forme, Henderson, avec une préface convenable, plaça la ligue et le covenant sous les yeux de l'assemblée. Plusieurs orateurs, qui étaient dans le secret, lui donnèrent (17 août) les éloges les plus extraordinaires, et il fut immédiatement approuvé, sans une seule voix dissidente (1).

Dès que le covenant, sous sa forme améliorée, eut reçu la sanction des états, les plumes les plus éloquentes furent employées â rallu-

(1) Baillie, i , 381. Clarendoo , m , 368 - 381. Vane, ainsi que Nye, était indépendant.

mer la flamme de l'enthousiasme. On informa le peuple, dans lejargon du temps, l'quele débat, eu Angleterre, était entre le Seigneur Jésus et l'Antéchrist avec ses suivants; l'appel était clair : la malédiction de Méroz tomberait sur tous ceux qui ne voudraient pas secourir le Seigneur contre le puissant ; 2* que les deux Églises et les deux royaumes étaient dans un imminent danger; elles sortaient d'une même création, demeuraient dans la même maison, et étaient membres d'un seul corps; si l'une des deux était détruite, l'autre ne pouvait subsister : Juda ne pouvait rester longtemps en liberté, tant qu'Israël serait captif: 3- qu'ils avaient alors une belle occasion d'arriver à l'uniformité dans la discipline et le culte. Les Anglais avaient déjà fondé un bon édifice, en rejetant la grande idole de la prélature; et il restait aux Écossais à élever l'édifice, et quand Dieu le trouverait bon , à poser la clef de la voûte. Le clergé engagea tous les auditeurs «• à se rapprocher de Dieu par le jeûne et la prière. » On publia une proclamation pour appeler aux armes tous les sujets entre l'âge de seize et de soixante ans; et le commandement en chef des troupes fut, à la demande du parlement, accepté par Leslie , le général vétéran des covenantaires dans la dernière guerre. Il avait, à la vérité, fait la promesse solennelle au roi, lorsqu'il fut créé comte de Leven, de ne jamais porter les armes contre lui ; mais il se rappelait maintenant que celait à la réserve, sinon exprimée, du moins sous-entendue, de tous les cas dans lesquels la liberté ou la religion pouvait être engagée (I).

En Angleterre , le covenant , à quelque» corrections près, fut approuvé des deux chambres, et Tordre fut donné d'y obéir, et de le faire souscrire par toutes les personnes en place, et généralement par toute la nation. Les communes donnèrent l'exemple; les lords, avec une affectation de dignité qui les exposait à quelques remarques satiriques, attendirent qu'il eût été d'abord juré par les Écossais. En même temps on créa une ligue de a secours frater-

(1) Rushw., v, 472,482. 492. Journaux, 138, 312. Baillie, i , 390, 391. Le principal but de cela était la propagation de la discipline de noire Eglise en Angleterre et en Irlande. Ibid.,393

nels: » elle stipulait que les étals aideraient le parlement avec une armée de 21,000 hommes, qu'ils mettraient une garnison écossaise dans Berwick(29 nov.); qu'ils démantèleraient la ville à la fin de la guerre; que leurs soldats seraient payés par l'Angleterre au taux de 31,000 liv. par mois; qu'ils recevraient poui leur équipement une avance de 100,000 liv., indépendamment d'une récompense raisonnable au rétablissement de la paix; et qu'on leur assignerait comme sûretés, les domaines des papistes, des prélats, et des mécontents du comté de Nottinghain et des cinq comtés d? nord. A l'arrivée des premières 60,000 liv., les levées commencèrent ; en peu de semaines, elles 'se trouvèrent au complet, et, avant la fin de Tannée, Leslie fit la revue de ses troupes à Hairlaw, lieu fixé pour le rendez-vous (1).

Celle redoutable ligue, cette union cimentée par Tintérèt et le fanât isme , porta l'alarme dans le cœur de lous les royalistes. Ils avaient jugé difficile de se maintenir contre le parlement seul ; ils se trouvaient dans l'impossibilité de combattre un nouvel et plus puissant ennemi. Mais Charles n'en fut pas effrayé ; d'un caractère présomptueux, et confiant dans la justice de sa cause, il ne voyait aucune raison pour désespérer; et, comme il avait depuis longtemps prévu le mal, il s'était préparé à y résister. Dans cette vue, il avait travaillé à s'assurer l'obéissance de l'armée anglaise, en Irlande, contre les adhérents et les émissaires du parlement. Soupçonnant la fidélité de Leicester, le lord lieutenant, il parvint à le retenir en Angleterre, il donna au commandant en chef, le comte d'Qrmond, qu'il éleva au rang de marquis, pleine autorité de disposer de commissions dans Tannée (3 avril); il nomma sir Henri Tichborne lord grand juge, en remplacement de Parsons; il força les commissaires envoyés par les deux chambres à quitter Tile

( 1 ) Journaux ,14-21 septembre , 25 octobre , 8 décembre. Journ. de» lord» , *i , 220-224 , 243 , 281 , 289 , 364. Le* amendements furent I insertion de • l'tglitt dlrlande, • après celle d'Angleterre, une explication du mot • prélature, >el l'addition d'une note marginale , diwur que, par l'expression • selon la parole de Dieu, . on foulait dire : «autant que nous le jugerons dans nos consciences , d'après la parole de Dieu. > Journaux ,1,2 sept ci nbre.

CHAPITHE XII.

(1er août); et enfin il obtint une influence incon- j les insurgés à prendre les armes , et ils décidèteslable, en emprisonnant, comme accusés de rent que les raisons étaient suffisantes, et que

trahison, quatre conseillers, les plus opposés à ses desseins (1).

Tant de renforts avaient été successivement envoyés en Irlande, d'Écosse et d'Angleterre , qu'enfin l'armée s'élevait à'50,000 hommes (2); mais, parmi eux, les Écossais semblaient songer beaucoup plus à leurs intérêts particuliers qu'au progrés de la cause commune, et le nombre des Anglais fut graduellement réduit par les besoins, la désertion, et les hasards de la guerre. Ils gagnèrent , il est vrai , plusieurs ba-* tailles; ils brûlèrent et démolirent plusieurs villes et villages; mais le mal de la dévastation retomba sur eux-mêmes, et i!s commencèrent a sentir les horreurs de la famine au milieu du désert qu'ils avaient créé. Leurs demandes de secours furent négligées par le parlement, qui avait converti à son propre usage une grande partie de l'argent levé pour le service de l'Irlande, et se sentait peu d'inclination à soutenir une armée attachée à la cause royale. Les officiers firent des remontrances dans un langage libre, quoique respectueux, et la chute de leurs espérances augmenta leur mécontentement , et les attacha enaore plus fortement à leur souverain (3).

En attendant, les catholiques, par l'établissement d'un gouvernement fédéralif , avaient consolidé leur pouvoir et donné une direction uniforme à leurs efforts. Leurs chefs eurent soin de suivre l'exemple donné par les Écossais, durant l'heureuse guerre du covenant. Comme eux, ils professaient un attachement sincère pour la personne du monarque, et un profond respect pour son autorité légitime; mais, comme eux aussi, ils réclamaient le droit de résister à l'oppression, et d'employer leurs forces pour défendre leur religion et leurs libertés. A leur demande, et à l'imitation de l'assemblée générale de l'Église écossaise, un synode de prélats et de théologiens catholiques fut convoqué à Kilkenny (1642, 10 mai) : on mit sous leurs yêux le rapport des griefs qui avaient conduit

(t) Carie, t, 421 ,411; 111,75,125,135.

(2) Journaux , t, 226.

(3) Clarendon, m, 415-418,421. Ortnond de Carte, 111,155, 162, 161.

la guerre était légitime. |>ourvu qu'el e ne fût pas dirigée par des motifs d'intérêt ou de haine personnelle, ni déshonorée par des actes de cruauté inutile. On ordonna de faire un serment et de rédiger un covenant qui engageât les signataires à protéger, au risque de dur vie et* de leurs fortunes, la liberté du culte catholique, la personne, les héritiers, les droits du souverain, les immunités et les libertés légitimes du royaume d'Irlande, contre tous les usurpateurs et envahisseurs, quels qu'ils fussent; et l'excommunication fut prononcée contre tous les catholiques qui abandonneraient le covenant , ou qui assisteraient leurs ennemis; contre ceux qui retiendraient par force les biens des catholiques anglais ou irlandais, ou des protestants irlandais qui n'étaient pas contraires à I ■ cause, et contre lous ceux qui prendraient avantage de la guerre pour assassiner, blesser, voler, ou dépouiller autrui. D'un commun consmtemrnt, on nomma un conseil suprême de vingt-quatre membres, présidé par le lord Mountgarret, et l'on fixa un jour pour une assemblée nationale, laquelle, sous le nom de parlement, en aurait la forme, et en exercerait les droits (1).

Cette assemblée donna de la stabilité au plan de gouvernement imaginé par les chefs. L'autorité de la constitution fut reconnue, et l'on établit un conseil dans chaque comté pour son administration. Les laï (ues pouvaient en appeler du jugement de ce tribunal au conseil de la province, lequel, à son tour, reconnaissait la juridiction supérieure du conseil suprême des catholiques confédérés en Irlande.

Quatre généraux furent nommés pour la direction de la guerre, et chacun eut le commandement des troupes d'une province: Owen O'Neil.dansl'Ulster; Preston,dans le Uinster; Barry Garret, dans le Munster; et John Burke, dans le Counaught : tous officiers d'expérience et de mérite, qui avaient résigné leurs commandements dans les armées des princes étran-

0) Rutbw., t, 516. Vindici* caih. hib., 4-7. Cet ou- TraRf a souvent ê.é aiiribué a sir Ricb. Belliiifj; mais Waltb (préface à l'UUt de la remontrance, 45) dit que l'auteur réel était le docteur Câllafiban , présenté par le conseil suprême au »iéoe de Watcrford.

gers , pour offrir leurs services à leurs compatriotes. Avertisqueces règlements ressemblaient à une usurpation de l'autorité souveraine , ils eurent soin d'envoyer au roi de nouvelles assurances de leur dévouement à sa personne , et de lui donner des raisons pour justifier leur conduite. Leurs premiers messagers, quoique protestants d'un haut rang et d'une loyauté reconnue, avaient élé arrêtés, emprisonnés, et, dans celle occasion au moins, torturés par ordre de leurs ennemis. Ils adoptèrent alors un moyen de communication plus sûr, et transmireut leurs pétitions par les mains du commandant en chef. Dans celles-ci , le conseil suprême articulait une longue liste de griefs, et en demandait instamment le redressement. Ils repoussaient avec chaleur l'imputation de déloyauté ou de rébellion. S'ils avaient pris les armes, ils y avaient élé forcés par une série d'outrages au-dessus de toute patience humaine , dans leur religion , dans leur honneur, dans leurs biens, et dans les libertés de leur pays. Leurs ennemis étaient ceux du les hommes qui avaient juré de les chasser de leur sol natal étaient ceux qui voulaient le priver de sa couronne; c'est pourquoi ils le conjuraient de convoquer un nouveau parlement en Irlande, de leur permettre le libre exercice de celle religion dont ils avaient hérité de leurs pères , et de confirmer aux Irlandais leurs droits nationaux, comme il avait déjà fait à ses sujets d'Angleterre et d Écosse (1).

La première de ces pétitions, qui demandait une suspension d armes, avait ouvert au roi une nouvelle route politique. Il informa secrètement le marquis d'Ormoud de son désir d'employer une partie de l'armée irlandaise en Angleterre; il le requit à cet effet de conclure un armistice (1613, 23 avril) avec les insurges, et lui envoya des instructions pour régler sa conduite. Cette dépêche était secrète; elle fut suivie d'un commandement péremptoirc. Mais beaucoup d'événements s'unirent pour en retarder l'effet , et irriter l'impatience du monarque. Ormond , pour sa propre sûreté et le service de son souverain, jugea politique de prendre un ton de supériorité , et de rejeter la plupart des demandes des confédérés, qui

(D brie, m, 110, III. 136.

étaient déjà divisés en partis, et influencés par des conseils opposés. Les anciens Irlandais, et le clergé, dont les efforts étaient dirigés par Scaramp, envoyé du pape, s'opposèrent énergiquement à ce projet. Ils remarquèrent que leurs ennemis étaient réduits à une extrême détresse : leur armée, victorieuse sous Preston, faisait des incursions journalières jusqu'aux portes de la capitale. Pourquoi renonceraient-ilsaux avantages qu'ils avaient gagnés? Pourquoi, sans mot if, abandonner le prix, quand ils étaient au moment de l'atteindre? Il n'était pas facile de répondre à leurs arguments; mais les lords du Pale, attachés par habitude au gouvernement anglais, désiraient avec ardeur un armistice , comme un pas fait vers la paix. Leurs efforts l'emportèrent. Une suspension d'armes fut conclue pour un mois, et les confédérés , à la surprise de leurs ennemis, consentirent à contribuer à l'entretien de l'armée royale; de la somme de 15,000 livres en argent, et de la valeur de 15,000 livres en provisions (I). En même temps, Charles eut recours à d'autres expédients, de deux desquels il se promettait des avantages considérables: 1° Il avait été de la politique du cardinal de Richelieu de fomgoler les troubles en Angleterre , comme il avait fait auparavant en Écosse, et son intention fut fidèlement remplie par l'ambassadeur français Scnneterre. Mais Richelieu cl Louis XIII étaient morts dans le cours de Tannée précédente : la régence , pendant la minorité du jeune roi, fut dévolue à Anne d'Autriche, reine douairière, et celte princesse avait toujours professé un vif attachement pour sa

(1) Rusbvv., t, «8. Carte, ii.Àpp., 1 m, 117, 131, 1:19, 1C0, 166, 168, 172, 174. Aucun de ceux qui ont parcouru tout le» document* ne peut douter que l'armistice De fût nécessaire pour la consertalkm de l'année en Irlande. Mats son véritable objet n'échappa point a la connaissance des deux chambres , qui déclarèrent qu'il était destructif de la religion protestante, déshonorant pour la nation anolaise, et préjudiciable aux intérêts de* trois royaumes; *tl pour enflammer les paasion* de leurs par ti*an* , elles publièrent une déclaration dan* laquelle , •au* se soucier de la vérité, elles affirmèrent que la *uspensioo fut faite dans un temps où la famine , parmi les Irlandais, les avait mis dans une telle position, que, comme des cannibales , il* se mangeaient le* uns le* autre*; « qu'elle avait élé projeiée et mise en œuvre par des instruments du pape , pour mieux introduire le papisme, et pour extirper la religion protestante.

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