‹ Histoire d' AngleterreChapitre 167 sur 307 · CHAPITRE Xtl · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xtl

sais avaieut (19 janv.) passé la Tweed. L'idée qu'ils étaient ravagés dans une sainte croisade, pour la réforma lion de la religion, les portait à braver toutes les difficultés ; et , quoique le temps fût orageux, quoiqu'une neige épaisse couvrit la terre, ils s'avancèrent avec enthousiasme, et en telle disposition, que les royalistes n'osèrent les attaquer. Leur chef songeait à surprendre Ncwcastle; mais il fut surpris par l'activité du marquis de Newcastlc, qui ,1e jour précédent (2 févr.), s'était jeté lui-même dans la ville, et la famine força les Écossais à l'abandon de cette entreprise (28 févr.), après un siège de trois semaines. Us suivirent la rive gauche de la Tyne, traversèrent la rivière à Bywell (4 mars), et, se hâtant de se rendre, par Ebchester, à Sunderland , ils prirent possession de ce port , qui ouvrait une communication, par la mer, avec leur propre pays. Le marquis, ayant rassemblé son armée, leur offrit la bataille; roajs ils refusèrent de combattre, et se renfermèrent, pendant cinq semaines, dans leurs quartiers. Autant leurs progrès en Angleterre avaient élevé les espérances de leurs amis, dans la capitale, autant leur inactivité subséquente excita la surprise et les plaintes. Mais lord Fairfax, ayant été rejoint, du Cheshire, par son fils victorieux, dispersa les royalistes (11 avril) à Leeds, commandés par le colonel Bcllasis, fils du lord Falconberg: et le danger de se trouver pris (13 avril) entre les deux armées engagea le marquis de Newcastle à se retirer de Durham à York (20 avril). 11 fut vivement poursuivi par les Écossais; ceux-ci furent rejoints par Fairfax, et l'armée combinée mit le siège devant la ville. Newcastlc dédaigna d'abord leurs efforts ; mais l'arrivée du comte de Manchester (3 juin), avec 14,000 nommes, le convainquit du danger qu'il courait, et il sollicita vivement le roi de lui envoyer un prompt secours (1).

Mais, au lieu de suivre les opérations militaires dans le nord, il devient nécessaire de jeter les yeux sur ce qui te passait dans les autres parties du royaume. Plusieurs actions avaient eu lieu dans les comtés de la côte du sud; les succès étaient divers, et les résultats sans im-

(1) Rushwortb, t, 222. Baillie, il , 1,6, 10, 28, 32. Journaux , 522.

lit.

portance. Tous les regards se fixaient sur les deux grandes armées, placées dans le voisinage d'Oxford et de Londres. Le parlement fit connaître sa résolution de remettre le succès de la cause à une bataille générale et décisive; et, dans cette intention, on fit tous les efforts possibles pour élever les forces d'Esscx et de Waller à 20,000 hommes. Ces généraux marchèrent en deux corps séparés, dans l'espérance d'enfermer le roi ou de l'assiéger dans Oxford (1). Charles, persuadé de son infériorité, s'ouvrit, par une habile manœuvre (3 juin), un chemin entre les divisions ennemies, et, suivi de 7,000 hommes, il arriva sain et sauf à\Yorcester(6juio). la ja^ lousie qui animait les commandants parlementaires ne leur permit pas d'agir de concert. Essex dirigea sa marche vers le Dorsetshire; Waller prit à tâche de poursuivre le monarque fugitif. Charles le trompa encore. Il prétendait s'avan* cer le long de la rive droite de la Severn, de Worcester à Sbrewsbury ; et lorsque Waller (15 juin), pour le prévenir, arriva en hâte de Broomsgrove pour prendre possession de cette ville, le roi revint à Bewdly, retourna sur ses pas à Oxford, et, en recrutant son armée (20 juin), jeta l'alarme aux quartiers de l'ennemi, dans le Buckinghamshire. Waller n'avait mis que deux jours pour retourner au Charwell, qui séparait les deux armées: mais un combat malheureux , livré à Copred y bridge (29 juin), arrêta son impétuosité; et Charles, profitant de son avantage, repassa la rivière, et marcha à ta poursuite d'Essex. Waller ne put le suivre.

(1) lorsque Essex quitta (ondres, il pria l'assemblée de» ihooltifiit iis d'ordonner un jeûne pour son succès, ta Ircieur apprendra de Baiilie comment il fut céubré. • iVoti» passâmes notre tenir* depuis neuf beur»s jusqu'à cinq ai;réablrnieut. Ai ré* que le docteur Twisse eut fait une courte pnere , M. Marsbal pria longuement pendant deux heures, attaquant on ne peut pli s divinement les péchés des membres de l'assemblée, par on disc-mr* admirable , pa.bétique, et sage. M. Arrowsniiih prêcha ensuite pendant une heure , puis on chanta un psaume. Après cela, M. Viuespria prrs de deux heures, et M. l'aimer précba une heure. M. Sraïuan pna encore pie* de deux heures; ensuite on chaula un psaume. M. Hendcrson ouvrit alors une conférence louchante sur les emportements des membres de l'assemblée, et les autre» fa m es auxquelles il fallait remédier , et sur la nécessité de prêcher contre toute» les sectes, spécialement lesanabapi str set les antiuomiens. I.e docteur Twisse finit par une courte p'nèro et une bénédiction. Dieu nous assista vraiment dans tout cet exercice, et nous devons enait» ndresa miséricorde. * Baillie, u, 18, ift.

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