‹ Histoire d' AngleterreChapitre 178 sur 307 · CHANT · texte numérisé non relu

CHANT

pagne. 11 marcha d'Oxford à la tête de 6,000 hommes (7 mai), dont plus de la moitié était de la cavalerie. Le siège de Chester fut levé au seul bruit de son approche; et Leicester, poste important, possédé par le parlement, fut pris d'assaut à la première attaque. Fairfax parut avec son armée devant Oxford, où il s'attendait à être admis par un parti intérieur; mais l'intrigue échoua , et il reçut l'ordre d'aller à la recherche du roi (I). Le soir du septième jour, son avant-garde atteignit l'arrière-garde des royalistes, entre Daventry et llarborough. Fairfax et ses officiers accueillirent avec joie la perspective d'une bataille. Il leur tardait de réfuter les railleries amères et les prédictions sinistres de leurs adversaires dans les deux chambres; de prouver que le défaut d'expérience pouvait être suppléé par la réunion du zèle et du talent , et d'établir, par une victoire remportée sur le roi, la supériorité du parti indépendant sur le parti presbytérien. Charles, au contraire, avait des raisons suffisantes pour éviter un engagement. Ses forces avaient été diminuées par la nécessité de laisser une garnison à Leicester, et plusieurs renforts étaient encore en marche pour rejoindre l'étendard royal. Mais, en présence des a têtes rondes,» les cavaliers n'écoutaient jamais les suggestions de la prudence. Le roi céda à leurs imporlunités (2) (14 juin) : le matin, de bonne heure, son armée se forma à la manière accoutumée, l'infanterie au centre, et la cavalerie sur les ailes ; et toute la ligne s'avança courageusement, malgré le désavantage d'un terrain qui allait en s'élevant , pour charger des ennemis beaucoup plus nombreux. Le prince Rupert commanda la droite. L'ennemi s'enfuit devant lui : six pièces de canon furent prises, et Irelon , le général de la cavalerie parlementaire, fut blessé, et, pendant quelque temps, prisonnier dans les mains des vainqueurs (3,\

(1) Journ. des lord», vu , 429-431.

(2) Charles avait si peu prévu l'approche de l'ennemi , que , le 12 , il s'amusait à chasser, et , le 13 , au souper, il écrivit au secrétaire Nicholas de se meure en marche le lendemain malin, et de se rendre par Landabay et Mclton, jusqu'à Belvoir, mais pas plu» loin. Avant minuit , il avait résolu de combattre. Voyez sa lettre dans les Mémoires d'Evelyn, h, App. , 97.

(3) Irelon était d'une ancienne famille du comté de Noltingham , et avait été élevé pour le bureau II leva

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