‹ Histoire d' AngleterreChapitre 188 sur 307 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

un langage conciliateur, qu'on porterait attentions leur requête. L'abolition des commissaires provinciaux en fut l'immédiate conséquence; et les ministres, adoucis par cette condescendance, promirent d'exécuter le règlement daus Londres et dans le comté de Lancaslrc (1). En même temps, l'assemblée entreprit de composer un catéchisme et une profession de foi ; mais le travail en fut journellement retardé par les débats sur les neuf questions, et l'influence du parti diminua beaucoup par la mort subite du comte d'Essex (2) ( 1647, 14 sept.). Elle fut cependant bientôt relevée par la remise du roi dans les mains du parlement (18févr.) : on présenta immédiatement des pétitions pour se plaindre des progrès de l'erreur et du schisme ; et l'impatience des citoyens ( 27 mars) les porta à nommer un comité qui se tint journellement a la porte de la chambre des communes, jusqu'à ce qu'on eût reçu une réponse favorable. Mais il survint une autre révolution dont on parlera dans le chapitre suivant: la garde de la personne royale passa du parlement à l'armée, et l'espoir des orthodoxes s'éteignit encore une fois(3).

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