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CHAPITRE XIV

intimida le parlement écossais, et avertit le i duc d'Hamilton d agir avec prudence. Ce seigneur, dont l'emprisonnement avait cessé à la reddition de Pendcnnis , avait accompagné le ; roi à Ncwcaslle; une réconciliation s'était faite-, et il était devenu alors le chef avoué des royalistes et des presbytériens modérés. Pour ne pas irriter les préjugés religieux de ses compatriotes, il voulut masquer son but réel, la restauration du monarque, sous le prétexte de détruire l'hérésie et le schisme. Il professa la plus profonde vénération pour le covenant , et j la déférence la plus implicite à l'autorité de l'Église : il céda, avec un respect apparent, aux remontrances de la commission cléricale, et sollicita ouvertement ses membres d'aider le parlement de leur sagesse et de faire connaître leurs vœux. Mais ces paroles n'avaient pour objet que de détourner le soupçon. Au moyen du nombre (son parti se composait des deux tiers de la convention), il obtint la nomination d'un comité «de danger» : celte mesure fut suivie d'un décret qui mettait le royaume en état de défense , et la conséquence de ce décret fut une levée immédiate pour augmenter l'armée. Mais ses adversaires, diriges par le comte d'Argyle, lui suscitèrent beaucoup d'obstacles. Ils protestèrent en parlement contre la guerre; les commissaires de l'Église demandèrent qu'on répondit auparavant à leurs objections, et les ministres ménagèrent en chaire delà colère de Dieu tous ceux qui prendraient part à une entreprise impie. On vola 40,000 hommes; mais quoiqu'on employât souvent la I force, et que parfois on répandit du sang, la levée se fit si lentement, que, dans le mois de juillet, la grande année n'excédait pas un quart de ce nombre ( I ).

Il avait été convenu , par le plan originaire arrêté à Uampton- Court , que l'entrée des Écossais en Angleterre serait le signal du soulèvement simultané des royalistes dans (ouïes les parties du royaume. Mais les premiers n'arrivèrent pas à temps, et le zèle des autres ne put souffrir de délai. I* premier qui proebma le

(t; Mémoire de* Haini!to:,s . 33.) , 3 17 , 3J3. Ru.vhw , vu, 1031,48,52,07, 111, I 32, el »!ciu lellrn» circon- Mamiée* et iméreMui.les de Haillitr. u . 280, 287. Whilelock , 305

roi (3 mars) fut un officier parlementaire, le colonel Poyer, maire de la ville , et gouverneur du château de Pcmbroke. Il refusa de résigner son commandement militaire, à l'ordre de Fairfax ;et , pour justifier son refus, il déploya l'étendard royal. Poyer fut joint par I angherne et Powel , deux offiriers dont on avait dernièrement licencié les troupes. Plusieurs soldats se hâtèrent de se rendre à rappel de leurs anciens chefs; les acvalicrs coururent aux armes dans les deux divisions de la principauté : on surprit Chepslow (ltr mai), on assiégea Carnartoii, et le colonel Fleming fut défait. Ces petits succès causèrent la ruine de ces hommes infortunés. Horion arrêta leurs progrès; Cromwell arriva avec cinq régiments (8 mai), pour punir leur présomption. Le vent tourna immédiatement, Langhcrne fut battu , Chepslow repris, les assiégeants de Carnarvon taillés en pièces. Sur le refus de Poyer de se rendre, le lieutenant général rassembla son corps après le coucher du soleil; et le fanatique Hugh Pelers prédit que les remparts de Pcmbroke, comme ceux de Jéricho, tomberaient devant l'armée du Dieu vivant. De la prière el du sermon, les soldais volèrent à l'assaut : ils franchirent les fossés, escaladèrent les murs: mais ils trouvèrent la garnison à son poste, et, après un court mais sanglant combat, Cromwell ordonna la retraite. On forma alors un siège régulier; et le général indépendant, malgré l'impatience qu'il avait de se rendre dans le nord , fut retenu , pendant plus de six semaines, devant celle forteresse insignifiante (I).

A peine se passait il un jour sans quelque nouvel événement, qui présageait que le moment de la lutte approchait. Du tumulte alarmant dans la ci té (9 avril), où les apprentis forcèrent la garde , el osèrent s'engager avec les troupes commandées par le général, fut bientôt suivi de pareilles émeutes à Norwich , ïhetford , Canlerbury, Excler, et plusieurs autres villes. Elles furent, à la vérité, comprimées par la vigilance de Fairfax et les comités du comté ; mais le cri de a Dieu et le roi,» répété de tous les côles par les mutins, prouvait suffisamment que le vœu du peuple se prononçait

(1 ) J >urnaux dr» lords , x , 88 , 253 RiMiworlb , vu , 1010,33,06,07, 12). Il aib , 171. Whitc'.ock, 303,305

en faveur de la royauté. Des pétition* de dif- i férenlcs corporations publiques affluaient dans les deux chambres; toutes demandaient que l'armée fût licenciée, et le roi ramené dans sa capitale (I). Les chefs des indépendants, pressentant qu'il ne serait pas en leur pouvoir de gouverner la cité, tandis que leurs forces tiendraient la campagne, songèrent à une réconciliation (28 avril). On permit au parlement de déclarer qu'il ne serait fait aucun changement dans le gouvernement fondamental du royaume par le roi , les lords, et les communes ; et, en retour, les citoyens s'engagèrent à vivre et mourir avec le parlement. Bien qu'on vit peu de sincérité de part et d'autre dans ces promesses, il était de l'intérêt de tous de dissimuler. Fairfax retira ses troupes (2 mai) de Whilehall et de Mews : la direction de la milice fut encore une fois confiée au lord maire et aux aldermen; et l'on donna le commandement en chef A Skippon , officier qui s'était ■ toujours distingué par une opposition marquée à la politique des ennemis des indépendants, quoiqu'il ne fut pas toujours d'accord avec ceux-ci

Les habitants de Surrey et d'Essex se montrèrent mécontents des réponses faites à leurs pétitions : les habitanis de Kent se rassemblèrent fréquemment pour prendre en considération leurs griefs, et consulter sur les moyens d'en obtenir le redressement. Ces réunions, qui commencèrent chez un particulier du nom de Haies, prirent bientôt le caractère de la loyauté et du défi. On forma des associations, on réunit des armes. Kn peu de jours, l'esprit qui dominait sur la côte se communiqua aux marins sur la rivière (27 mai) : 6ix bâtiments de guerre, entièrement équipés pour le service d'été, se déclarèrent en faveur du roi: et les marins, malgré les arguments et les prières de Rainsborough, leur j commandant, et du comte de Warwick, qui leur parla au nom du lord grand amiral, se rendirent à La Haye avec le pavillon royal . afin d'y chercher le jeune duc d'York, qu'ils choisirent pour leur commandant. Mais l'alarme excitée par la révolte de la flotte fut balancée

( » } Journ . 2 13 , CO , 07, 72. Commune* , 13, 27 arri! , ICmai. Wbiîcloil 399, 302, 303, 305, 306.

NG1.ETERRE.

par les succès que Fairfax obtint sur terre contre les insurgés. I,es cavaliers avaient essayé (I" juin) de le combattre dans la ville de Maidslone, et aidés de l'avantage de leur position, ils avaient résisté pendant six heures aux efforts de l'ennemi ; mais leur perte fut proportionnée à leur valeur : on en tua 200 dans les rues, et l'on fit 400 prisonniers. Plusieurs personnes de la campagne , découragées par cette défaite, retournèrent promptement chez elles. Goring, comte de Newport , s'étant mis à la tète d'un autre corps, s'avança (2 juin) jusqu'à B'ackheath, et sollicita son admission dans la cité. La circonstance était critique et entraînait les conséquences les plus importantes. Les amis du roi formaient un parti nombreux; le conseil de ville chancelait ; et le parlement n'avait aucune force armée pour maintenir son autorité. Les chefs virent qu'ils n'avaient d'autre ressource que la conciliation (3 juin). Les aldermen emprisonnés à la requête de l'armée furent mis en liberté , et il fut permis aux membres exclus de reprendre leurs sièges. Ces concessions, aidées de la terreur que la victoire de Maidsionc avait inspirée, et delà vigilance de Skippon, qui interceptait toute communication entre les royalistes et le parti de Blackheath, renversèrent le projet de Goring (4 juin). Ce commandant, ayant essuyé un refus, passa la rivière, appela à sou secours lesgens de l'Essex, et fixa son quartier général à Colchcstcr. La ville n'avait d'autre fortification qu'un faible rempart en terre; mais, comptant sur ses propres ressources et sur la constance de ses compagnons . il résolut de la défendre contre l'ennemi, afin de retenir Fairfax et son armée dans le sud, et de conserver le nord ouvert aux Ecossais. Ce plan réussit. Colehrster fut attaqué et défendu avec un courage égal; et son sort ne fut décidé que lorsque l'inutilité de I invasion des Écossais eut prouvé que la cause royale était désespérée (I).

On s'aperçut bientôt que la rentrée des membres accusés et exclus, combinée avec le départ des officiers pour leurs commandements a l'armée, avait donné un nouveau caractère aux

(l) Journaux, x.226, 8, 9, 283. 9,297,301. 30t. Commune* , 24 , 2i mai , 4 , 8 juin. Whitelock , 307, 8 , V, 310. CUrcndon, m , 133, 151, 154.

cihpitre XIV.

opérations du parlement. Holles, en reprenant «on siège, reprit aussi sa prépondérance dans la chambre basse. On revint aux mesures que son parti avait autrefois approuvées; et Ton adopta la résolution d'ouvrir une nouvelle négociation avec le roi . à condition qu'il s'engagerait d'avance à donner sa sandion royale aux trois bills, qui révoquaient toutes déclarations contre le parlement, qui établissaient la discipline presbytérienne pendant (rois ans, et qui investissaient certaines personnes du commandement de l'armée et de la marine , durant l'espace de dix années. Mais un sentiment plus généreux domina chez les pairs : l'emprisonnement de six d'entre eux leur avait donné une leçon salutaire. Pressentant que leurs privilèges tomberaient avec le trône, ils repoussèrent les trois bills des communes, volèrent un traité personnel sans conditions préalables, et reçurent du conseil de ville l'assurance que, si I on permettait au roi de revenir a Londres, la cilé garantirait de toute insulte et la personne royale et les deux chambres. Mais Nulles et ses adhérents refusèrent toute concession. On tint conférence sur conférence, cl 1rs deux partis continuèrent à discuter sur ce sujet pendani plus d'un mois, sans interruplion de la part des indépendants. Ceux-ci n'avaient pas de loisir de s'occuper de pareilles querelles : leur but était de combattre et de conquérir, dans la persuasion que la victoire au champ de bataille leur rendrait l'ascendant au sénat (I).

On était alors au mois de juillet (8 juill.), et les royalistes anglais s'étaient presque abandonnés au désespoir, quand ils reçurent l'heureuse nouvelle que le duc d'Hamillon avait enfin passé les frontières à la tète d une nombreuse armée. Les adhérents du roi dans 1rs comtés du nord avaient déjà surpris Berwick et Carlisle , et depuis deux mois attendaient impatiemment son arrivée sur les frontières pour faciliter son entrée. L'approche de Lambert, général parlementaire, les contraignit a chercher un abri dans les murs de Carlisle, et la nécessité de sauver cette place importante détermina le duc à détacher une partie de son armée pour la secourir. Bientôt après , il arriva

(t) Journ.,306 , 319,351 ,362. 361 ,367. Communes, « juillet. Wbitelock , 315, 316 , 318, 319.

lui-même. Des rapports exagérés faisaient monter ses forces à 30.000 hommes , quoiqu'elles ne - élevassent qu'a la moitié de ce nombre; mais il élail suivi ue près par Monroe . qui conduisait 3.000 vétérans de l'armée écossaise en Irlande , et qui était accompagné ou précédé par sir V-armaduke Lingdale, à la tète de 4,000 hommes de cavalerie, d'une valeur éprouvée, et déterminés a tout risquer pour le triomphe de la < ause. Avec une armée pareille, un général habile et entreprenant eût replacé le roi sur son trône; mais, malgré son courage personm I, Hamillon se défiait de ses propres moyens, et il se laissa guider par des hommes qui sacrifièrent les intérêts du service à leurs jalousies et à leurs querelles particulières. On perdit quarante ours à faire une petite marche de 80 milles; et quand on livra la bataille décisive , quoique le corps principal de l'armée rôt atteint la rive gauche du Hibble. près dePreston, larrière-gardc, sons les ordres de Monroe, dormait en sécurité à Kirkhy- Ixmsdale. Cromwrll. après avoir réduit Pemb.okc avec difficulté, s'était joint a Lambert, dans le comte d'York. Leurs forces réunies n'excédaient pas 9 000 hommes ; mais l'impétuosité du général dédaigna l'méga'iié du nombre, et l'ardeur de ses troup s le décida a les mener sans délai à l'ennemi. Lmgdae, qui. dcClilhero, avait surveillé ses mouvements, atteignit près de PrcstOM l'arrière -g.-rde de l'armée écossaise, et avertit ainsi !e duc de se préparer au combat pour le jour Miivant ( 18 août). Il est impossible de se former une juste idée des désastres qui en furent la suite, d'après les rapports si différents des officiers éco-sais, dont chacun, empressé de se disculper, rejeta lout le blâme sur ses autres collègues. Ce qu'il y a de certain, c'est que les cavaliers se battirent avec l'obstination du désespoir; qu'ils supportèrent pendant six heures le poids de la bataille; qu'en se retirant de haie en haie, ils demandèrent des renforts aux Écossais, et un supplément de mu il ions; cl que, n'obtenant ni l'un ni l'autre, ils se retirèrent dans la ville, où ils apprirent, à leur grande surprise, que leurs alliés étaient en pleine marche sur Wigan, et l'ennemi en possession du pont sur la rivière. Langdale, dans celle extrémité, ordonna à son infanterie

HISTOIRE D'ÀÎSGLliTliRRE.

de se disperser; et avec sa cavalerie et le duc, qui avait refusé d'abandonner ses amis anglais, il passa le Ribblc à la nage. Jamais peut-être victoire complète n'avait été obtenue si facilement. De toutes les troupes écossaises, les régiments seuls de Monroe et les traînards qui le rejoignirent, retournèrent dans leur pays nalal. Les deux tiers de l'infanterie, dans leur fuite précipitée, tombèrent dans les mains des habitants du voisinage; et quand Baillie, leur général, se rendit à Warrington (20 août) , il ne comptait pas plus de 3,000 hommes sous ses drapeaux. \jt duc courut jusqu'à Utloxeter avec sa cavalerie ; là , sa troupe se mutina , et il se constitua prisonnier du général Lambert et du lord Grey de Groby (25 août). I*s cavaliers se débandèrent dans le comté de Derby ; leur brave chef, qui voyageait déguisé, fut découvert et pris dans le voisinage de Nollingham. Mais lady Savile gagna son gardien. Déguisé dans un costume de prêtre, il s'échappa vers la capitale, où il resta en sûreté avec le docteur Barwick , ayant été pris pour un ministre irlandais chassé de sa cure par les catholiques irlandais (I).

Le jour même où les Écossais commencèrent leur marche, on avait fait une faible tentative pour aider leurs progrès, en soulevant la cité de Londres. L'auteur de ce mouvement était le comte de Ilolland, qui. par son inconstance, s'était justement attiré le mépris de tous les partis. Il avait, pendant les débats, passé du parti du roi à celui du parlement , et du parlement au roi. la réception peu gracieuse que lui firent les royalistes le détermina à revenir à leurs adversaires , qui le traitèrent d'abord avec sévérité, et ensuite avec dédain. Soit par ressentiment, soit par politique, il se déclara vraiment repentant, offrit de racheter ses erreurs passées par des services futurs, et obtint du prince de Galles une commission pour lever des troupes (ô juillet). Ainsi qu'il avait été arrêté entre llamillon et lui, le 5 jnillet, il s'avança à la tête de 600 chevaux , dans un appareil guerrier, de sa maison dans la cité; ayant établi ses quartiers dans le voisinage de Kingston, il envoya des messagers au parlement et au conseil de ville, en les invitant à se

(I) M«n. df* tlj nil on», i5-3«ô. Journ. tics lord», x, Ajj U6. Ru>l,\v , vu, 1237, i2\ >. iSarvvica vila, <W.

joindre à lui, pour mettre fin aux calamités de la nation (7 juillet). Il fut surpris le second jour, par la négligence, disait-on, de Dalbier, son confident militaire, et, après un court engagement, s'enfuit vers Saint-Neots, avec un petit nombre de serviteurs. La eut lieu une seconde action, et le comte se rendit à discrétion (10 juillet) à ceux qui le poursuivaient. Son infortune excita peud'intêrèt; mais tous leséœurs s'émurent de compassion pour deux jeunes seigneurs qu'il avait entraînés dans cette entreprise téméraire, le duc de Buckingham, et son frère, lord Francis Villiers. Le dernier fut tué à Kingston; l'autre, après s'être échappé miraculeusement , trouva un asile sur le continent (I).

la déroute de l'armée écossaise fut suivie de la reddition de Colchcstcr. Tant qu'il y avait eu une cause à défendre, Goring et ses compagnons s'étaient volontairement soumis à toutes les privations; mais dès qu'il ne resta plus d'espoir, ils offrirent de capituler, et reçurent pour réponse qu'on ferait quartier aux soldats, mais que les officiers ayant été déclarés traîtres par le parlement, ils devaient se rendre à discrétion (28 août). On accepta ces conditions : le conseil délibéra sur le sort des prisonniers , et l'on en dévoua deux au supplice, sir Georges Lisle et sir Charles Lucas, lis étaient l'un et l'autre distingués par leur bravoure, et on les regardait comme les meilleurs commandants au service du roi. Lucas, ouvrant son pourpoint, s'écria : «Feu, rebelles!» et tomba au même moment. Lisle courut à lui, embrassa son cadavre, et ^adressant aux soldats, leur cria de s'avancer plus près. L'un d'eux lui dit : o M'ayez pas peur, sir, nous vous atteindrons. — Mes amis, répondit-il, j'ai été plus près de vous, et vous m'avez manqué. » Le sang de ces braves laissa une tache honteuse sur le caractère de Fairfax, et elle ne fut pas effacée par les efforts de ses amis, qui attribuaient leur mort aux conseils vindicatifs d'Ireton (2).

A celle époque, le prince de Galles était

(1) f.larcndon, ut , 121 , 170. Wbiu-lm-k, 317, 318, 320. Journaux, 367. Commune», 7, 12juiliet. Journal de Lcicesler, 35.

(2) Journ . x, 177. Rusb\v.,vii, 12t.', 1214. Clarendo.i , m , «77.

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