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CHAPITRE XV

servaient obstinément les principes. L'unité de l'Église écossaise était partagée en deux, et la division s'accrut encore par une résolution de l'assemblée, qui décida que, dans un moment aussi critique, tout Écossais pouvait être employé au service du pays(l) (14 décembre). Même leurs malheurs communs ne purent réconcilier ces esprits exaspérés. Pendant qu'ils gémissaient sous le joug de la servitude politique, les deux partis continuaient à se persécuter mutuellement avec toute l'opiniâtreté et la fureur qui caractérisent les querelles reli gieuses. Les royalistes reçurent le nom de « public resolutionners,» partisans de la résolution; leurs adversaires celui de «prolcstors, sou remontrants (2).

(1651) L'expérience avait appris au jeune prince que, quoi qu'il pot lui en coûter, il devait calmer les préventions religieuses de l'Église, s'il voulait jamais obtenir la prépondérance dans l'État. Le premier jour de la nouvelle année, il se rendit en procession à l'église de Scone, où ses ancêtres avaient coutume de recevoir la couronne d'Écosse(ler janvier). Là , à genoux , les bras levés au ciel , il jura, par le nom du Dieu éternel et toutpuissant, d'observer les deux covenants; d'établir le gouvernement presbytérien en Êcossc et dans sa famille; de donner son assenliment h ce qui serait fait pour le constituer dans le reste de ses Étals; de gouverner conformément a la loi de Dieu, et aux lois o dignes d'amour» du pays; d'abolir et d'empêcher toulcs les fausses religions, et d'extirper les hérétiques et les ennemis du véritable culte de Dieu, reconnus tels par la véritable Église de Dieu. Argylc mit alors la couronne sur sa tête et le

fit asseoir sur le trône : la noblesse et le peuple lui jurèrent fidélité, «suivant le covenant national , et la ligue et le covenant solennels. » Au commencement , au milieu , et à la fin de la cérémonie , Douglas , le ministre , s'adressa au

(1) A l'exception d< s personnes • excommuniées, dont les biens étaient confisques, notoirement impies ou de mauvaise fie, el des ennemis reconnu* du covenant et de la cause de Dieu. » Wodrow. Introd., m.

(2) Baillic, h, 318, 3 .4-36 1. Balfour. iv. 136. 141, 160, 173-178. 187, 18». Whitelock, 475. 476,477. 484. Sydney Papers, h, 679. Les Uamiltons de Burnet, 4J5.

roi , lui rappelant qu'il était roi en vertu d'un pacte avec son peuple; que son autorité était limitée par la loi de Dieu, les lois du peuple, et la participation des états au gouvernement ; que, quoique toute violation du pacte ne fût pas suffisante pour le dissoudre, cependant tout abus de pouvoir tendant au renversement de la religion , des lois . ou de la liberté .justifiait l'opposition du peuple; que c'était à lui, par sa fidélité à observer le covenant , à réduire au silence ceux qui doutaient de sa sincérité; que les maux qui avaient affligé sa famille avaient eu pour cause l'apostasie de son père et de son aïeul; et que, s'il les imitait, il éprouverait que la lutte entre Dieu et lui n'était pas terminée, mais qu'elle pouvait produire encore bien des malheurs. Le lecteur peut se figurer quels étaient les sentiments de Charles pendant qu'il écoutait les avertisse-ments du prédicateur, et lorsqu'il jurait des conditions qu'il délestait au fond de l'Ame, et qu'il avait l'intention de rompre ou d'éluder à la première occasion favorable (1); mais la cérémonie lui donna du crédit; le couronnement le releva aux yeux du peuple, et chaque jour ajouta ù son influence et à son autorité. L'Église livra Strachan au démon comme traître et apostat, et le parlement proscrivit ses partisans , dont plusieurs se hâtèrent de faire leur paix par une rétractation solennelle. Privés dej leur appui, les Campbells cédèrent peu à peu à l'influence supérieure des Uamiltons. Leur irritation les porta à taxer le roi d'inconstance et d'ingratitude; mais Charles, pendant qu'il employait tous les moyens pour endormir les soupçons d'Argyle, poursuivait son dessein avec persévérance. Ses amis , en se soumettant à l'humiliante cérémonie de la pénitence publique , satisfirent la sévérité de l'Église, et par le rejet de l'acte des classes (21 mai), ils furent relevés de toutes leurs forfaitures et incapacités antérieures. Eu avril, le roi, ayant sous lui Leslie et Middleton en qualité de lieutenants, prit le commandement de l'armée, qui, par suite des nouvelles levées, s'élevait a 20,000 hommes, et ayant fortifié les passages du

(I) Voyez les formes et l'ordre du couronnement de Charles 11 . comme il eut lieu à Scoue le Ier jour de janvier 1651. Aberdene, 1651.

HISTOIRK D'ANGlXi T.HIŒ.

Forlb , il attendit sur la rive gauche les mou- : veu:cnls de l'ennemi (I).

A la même époque , Cromwell avait obtenu la possession du château d'Éd imbourg par la perfidie ou la timidité du gouverneur (I6ô0, 19 décemb.). Tantallon avait été pris d'assaut (1651,21 févr.), et une tentative avait été faite sur Dunb.irton (20 avril); mais la place était trop forte pour pouvoir être emportée , et sa garnison trop fidèle pour être corrompue à prix d'argent (2). En février, le lord général fut affligé d'une fièvre qui altéra si profondément sa santé et qui se prolongea tellement , qu'il obtint en mai (27) la permission de retourner en Angleterre, avec le pouvoir de disposer du corn, mandement en chef, suivant qu'il le jugerait convenable (3). Une amélioration rapide et imprévue l'engagea à rester (3 juillet), et en juillet il marcha avec son armée sur Stirling. Les Écossais lui firent face dans leur camp retranché à Torwood. Il tourna sa marche vers Glasgow : ils prirent position a Kilsylh. il revint à Falkirk (13 juill.), et ils reprirent leur position de Torwood. Pondaut que le général anglais occupait par ces mouvements l'attention de ses adversaires, on avait préparé en secret et amené à Queensferry un grand nombre de bateaux. Un corps traversa le détroit cl fortifia une colline , près d'Invcrkeithing. Lambert le suivit immédiatement avec une division plus nombreuse (17 juillet). Les Écossais détachèrent Halburn, avec ordre de repousser l'ennemi dans la mer. Il fut luimême attaqué par Lambert avec des forces

(t) Carte, Lettre», u, 26, 27. Balfour, it, 240, 268, 281, 30!. tl paratt, d'après ce que dit cel écrivain , qu'un grand nombre de colonels de régiments étaient royalistes, ou « engager» • (n°2IO, 13). Les six brigades de cavalerie semblent avoir été parta(jées éGaiement entre de vieux rnrenantaires et des royalistes; la septième n'était sous les ordres d'aucun général , mais elle était commandée par Hamiltou , comme le plus ancien colonet (ibid. 299-301 ). Il est donc évident qu'avec le roi pour commandant en chef, les royalistes avaient une véritable supériorité.

(2) Balfour, iv, 229 , 249 , 296 Raillie, u , 368.

(3) U conseil avait envoyé deux médecins pour le soigner ; sa réponse à Bradsbaw, du 24 mars , est dans son style ordinaire. . En vérité , milord . votre cause n'a pas besoin de moi. Je suis une pauvre créature, j'ai été un os sec, et je suis encore un serviteur inutile pour mon mailre et pour vous. . Ntw l'art, bist. , m , 1363.

supérieures (21 juillet). La fuite de ses soldats rendit les Anglais maîtres du fertile et populeux comté de Fifc. Cromwell se hâta de faire passer son armée sur la rive gauche du fleuve, et il marcha sur les derrières des Écossais. Ils se retirèrent. Penh, la résidence du gouvernement , fut assiégé, et en peu de jours les drapeaux de la république flottèrent sur ses muraillcs(l)(2 août).

Les progrès des Anglais excitèrent de vives craintes chez les chefs écossais. Ils engagèrent Charles à exécuter ce qui avait été longtemps son projet favori. La partie méridionale do pays était libre d'ennemis , et une proclamation à l'armée annonça sa résolution de s'avan cer en Angleterre, accompagné par ceux de ses sujets écossais qui voudraient partager la fortune et les dangers de leur souverain. La hardiesse de l'entreprise éblouit le jugement de quelques-uns, et la confiance du jeune roi dissipa les craintes des autres. Sachant que s'il ne réussissait pas, il devait s'attendre au même sort que son père, ils se persuadèrent qu'il était assuré secrètement d'une puissante coopération de la part des royalistes et des presbytériens d'Angleterre. Argyle(ce qui ne doit pas étonner après la perte de son iufluence à la cour) sollicita et obtint la permission de retourner chez lui; quelques chefs encore suivirent son exemple. Les autres dirent qu'ils étaient prêts à risquer leur vie pour le succès de l'entreprise (31 juillet), et le lendemain matin, 11,000 hommes, quelques-uns disent 11,000, s'avancèrent de Stirling, dans la direction de Carlisle (2).

Cromwell fut surpris et embarrassé. Les Écossais avaient sur lui l'avantage de trois jours de marche, et son armée n'était pas préparée à les poursuivre au moment même. Il

(\) Balfour, 313. Journ. , 27 mai. Journ. de Leicester, 109. Wuilcl. , 490 , 494 , 497, 498. 499. Healh , 392, 393. Suivant Balfour, la perte fut « à peu près égale» des deux côtés : il y eut a peu près 800 bommrs de tués. Suivant Lambert , les Écossais perdirent 2.000 hommes tués et 1400 prisonniers. Les Anglais ne perdirent que 8 hommes , € tant le Seigneur leur accorda cette grâce à bon marché. • Whitel. , 601 . Je remarque que dans (ouïes les dépêches des commandants de la république , leur perte est miraculeusement petite.

(2) Jourual de Lficester, 110. Whitel., 501. Clarend m ,397.

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écrivit au parlement de compter sur son activité et sa diligence (4 août). 11 détacha Lambert du comté de Fife, avec 3,000 hommes de cavalerie pour inquiéter leurs derrières (5 août), et il ordonna à Harrison de partir de Newcasllc avec un corps de même force, et de se tenir sur le flanc de l'ennemi (7 août). Le septième jour, il conduisit son armée de 10,000 hommes le long de la côte orientale, dans la direction d'York. La réduction de FÉcossc , tâche devenue plus facile après le départ des troupes royales, fut confiée à la vigilance de Monk, qui avait sous ses ordres 5,000 hommes d'infanterie et de cavalerie (1).

Charles s'avança si rapidement, qu'il traversa les basses terres d'Écosse et les provinces septentrionales d'Angleterre sans rencontrer un seul ennemi. Lambert s'était joint à Harrison près de Warrington : leurs forces réunies montaient à 9,000 hommes, et leur objet était d'empêcher le passage de la Mersey(16 août). Mais ils arrivèrent trop tard pour rompre le pont, et après quelques escarmouches, ils se formèrent en bataille à Knutsford-Heath. Le roi , les laissant sur sa gauche, poussa en avant jusqu'à ce qu'il eût atteint Worcester, où il fut solennellement proclamé par le maire , aux acclamations des gentilshommes du comté, qui, comme suspects de royalisme, avaient été renfermés dans cette ville par l'ordre du conseil (2).

A la première nouvelle de la marche du roi, les meneurs de Westminster se livrèrent au désespoir. Us croyaient que Cromwell s'entendait secrètement avec le roi ; que les Écossais ne trouveraient pas d'opposition à leur marche; et que les cavaliers se soulèveraient simultanément dans tous les coins du royaume (3). Ils furent relevés de leur terreur par l'arrivée des dépêches du général, et lorsqu'ils virent que les royalistes, ne s'attendant pas à cet événement, n'avaient pas encore fait de mouvement. En revenant à l'espérance, le conseil prit un ton de bravade qui fut soutenu par les mesures les plus actives et les plus énergiques :

(I) Journal de Leicester, m ,117. Balfour, iv, 314. (?) Journ. de Leiceeter, 113, 111. Whitel. , 502 , 503 Clareod., m. 402.

(3} Hutchinson , 336.

la déclaration de Charles, renfermant un pardon général pour tousses sujets, à l'exception de Cromwell , de Bradshaw, et de Cook , fut brûlée à Londres par la main du bourreau (11 août); on publia une contre-proclamation qui déclarait Charles Stuart, ses fauteurs et ses adhérents, criminels de haute trahison (25 août); toute correspondance avec lui fut défendue sous peine de mort ; toutes les personnes connues ou soupçonnées pour leur attachement à sa cause furent mises en prison ou resserrées dans leurs maisons; la milice de plusieurs comtés, composée de «gens éprouvés et saints,» fut convoquée et se dirigea vers le lieu où l'on prévoyait qu'il y aurait une bataille (1).

Charles avait à lutter non-seulement contre l'activité de ses ennemis, mais encore contre le fanatisme de ses compagnons. Les presbytériens du comté de I encastre avaient promis de se soulever, et Massey , officier distingué de celte secte, avait été envoyé en avant pour organiser les levées; mais le comité de l'Église lui défendit d'employer aucun homme qui n'eût pas adhéré au covenant, et quoique Charles eût annulé cet ordre, les ministres anglais insistèrent pour qu'on obéit. Massey resta après le passage de l'armée (17 août), et il fut joint par le comte de Derby, avec 60 cavaliers et 260 fantassins de l'Ile de Man. Il y eut une conférence à Wigan , mais les raisonnements et les prières furent inutiles : les ministres voulurent que tous les catholiques qui avaient été enrôlés fussent renvoyés, et que le salut du royaume fût confié aux élusde Dieu qui avaient adhéré au covenant. Dans le même temps, Cromwell avait détaché dans le comté le colonel Lilburne avec son régiment de cavalerie, et il avait donné des ordres pour que les renforts de Yorkshire et de Cheshire allassent le joindre. Derby, avec le secours des royalistes de Manchester, tenta de surprendre Lilburne dans ses retranchements près delà ville; mais il fut lui-même surpris par celui-ci, qui s'était mis en marche pour surveiller les mouvements du comte (25 août). Ils se rencontrèrent inopinément sur le chemin qui conduit de Chorley à Wigan. Les têtes des colonnes opposées s'attaquèrent à plusieurs reprises;

(1) Journ. , !2aont.

mais !e courage désespéré des a cavaliers » ne put résister â la fermeté et à la discipline de leurs adversaires. Le lord Widringlon, sir Thomas Tildesly, le colonel Throckmoi Ion , Boynton,Trollop, et environ (iO de leurs compagnons, furent tués , et plus de 300 simples soldats furent faits prisonniers. Le comte lui-môme, qui avait reçu quelques légères blessures aux bras et aux épaules, s'enfuit à Wigan, suivi de près par l'ennemi. Voyant une maison dont la porte était ouverte, il se jeta à bas de «on cheval et se précipita dans le passage. Une femme ferma la porte derrière lui: ceux qui le poursuivaient furent arrêtés un instant, et lorsqu'ils commencèrent à faire des perquisitions dans la maison , il s'était déjà échappé par le jardin. Affaibli par la fatigue et par le sang qu'il avait perdu, il erra en se dirigeant vers le sud , se cachant le jour et marchant la nuit, jusqu'à ce qu'il eût trouvé un asile sûr dans une demeure retirée, appelée Boscobel-llouse, située cotre Drewood et Tongcasllc, et appartenant à M. Cotton , royaliste, cl refraetaire (20 août ). Il y fut reçu cl caché par William Pendcrcl et sa femme , domestiques chargés du soin de la maison; et, ayant recouvré ses forces, il fut conduit par le premier à l'armée royale â Worccster (1).

Les événements de chaque jour ajoutaient au désappointement de Charles et à la confiance de ses ennemis. Il avait sommé par une proclamation tous ses sujets mâles, entre seize et soixante ans, de rejoindre son étendard à la revue générale de ses troupes, qui devait avoir lieu, le 26 août, dans les prairies appelées Pithcroft , situées entre la ville et la rivière. Quelques gentilshommes du voisinage, avec leurs tenanciers, au nombre de moins de 200, obéirent a l'appel (2), et il se trouva que toutes

(1) Wbitelock, 503, 504. Clarrnd., m ,399-403. Mémoires des Stanteys ,112-114. Journ. , 2a août. Journal de Uicester, 110. Boscobel, 6-8, réimpresMOu de 18.2, et rapport publié par le parlement.

(2) L'étaient lord Talbot. fils du comte de Shrtwsbury, avec environ 60 chevaux; M. Mervin-Ti;uchet , sir John Pack ion ton , tir Waller Blount, sir Ralph Clare, M. Ralph Sheldou de Btoly, M. John Wasbburn de Wu-hinrord, avec 10 chevaux; M. Thomas Uornyhold de Blaclmore-Park, avec 40 chevaux ; M. Thomas Aciort, M. Robert Blount de Kenswick, M. Robert Wi(jmore de I.iK ioti, M. F. Knolsford, M. Peler Blount, et pluneur» autre». Boscobel , 10.

ses troupes n'excédaient pas 12,000 hommes, dont un sixième seulement d'Anglais. Mais pendant que quelques royalistes se rendaient un à un dans son camp, comme pour montrer par leur petit nombre combien sa cause élail désespérée , l'armée ennemie se grossissait par l'arrivé journalière de renforts considérables, et e!le s'éleva bientôt a plus de 30,000 hommes. Enfin Cromwell arriva et fut reçu avec enthousiasme (28 août). Umbert attaqua de suite et emporta le pont d'Upton , sur la Severn. Dans cette action, Massey, le plus distingué des généraux royalistes . reçut malheureusement une blessure qui priva l'armée de ses services. Une suite d'affaires partielles, mais opiniâtres, releva et abattit tour à tour les espérances des deux partis. La grande attaque fut réservée par le lord général pour son jour heureux , le 3 septembre, où douze mois auparavant il avait défait les Écossais à Dunbar (3 septembre). Le malin de ce jour, Fleetwood, qui s'était avancé d'Upton à Powick, reçut l'ordre de forcer le passage du Team, tandis que Cromwell, pour maintenir la communication, jeta un pont de bateaux sur la Scvern, à Brunshill, près du confluent des deux rivières. Vers une heure de l'après-midi, pendant que Charles avec sa lunette d'approche observait du haut de la cathédrale les positions de l'ennemi , son attention fut attirée par une décharge de mousqueterie près de Powick. Il descendit aussitôt , et ordonna à Montgomcry de défendre la ligne du Team avec une brigade de cavalerie et d'infanterie, et de s'opposer à ce qu'on jetât un pont. Après une lui le longue et sanglante, Fleetwood effectua le passage justement au moment où Cromwell, ayant fini ce qu'il avait à faire, envoyait quatre régiments pour le soutenir. Les Écossais, quoique inférieurs en nombre, firent la résistance la plus opiniâtre: ils disputèrent chaque champ et chaque haie, chargèrent à plusieurs reprises avec la pique pourarrétcrlamarchedcrennemi, et animés par les cris des combattants sur la t rive opposée , cherchèrent à prolonger le combat, dans le vain espoir qu'en occupant les iroupes de Fleelwood ils assureraient la victoire à leurs amis, qui étaient aux prises avec Cromwell.

Celui-ci , aussitôt qu'il eut assuré le passage

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