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que l'excommunication ne fût plus infligée pour des offenses frivoles, et que les évoques ne conférassent plus l'ordination, et ne prononçassent aucune censure, sans l'assistance de quelques ecclésiastiques instruits et respectables. Le baptême fut le sujet de quelques débats. Le roi argumenta contre lui durant trois heures; il fut enfin satisfait de la concession qu'il ne serait administré que par des ecclésiastiques, à l'exclusion des laïques, et surtout des femmes.
Le second jour de la conférence, on admit les ministres puritains (6 janv.). Ils réduisirent leurs demandes à quatre points principaux : la pureté des doctrines, l'instruction des ministres, la réformation des tribunaux ecclésiastiques, cl la correction du livre de commune prière. Les trois premiers points ne causèrent aucun débat; mais la légalité des cérémonies, et l'obligation de souscrire aux articles, furent vivement contestées. Après que les évéques de Londres et de Winchester et quelques-uns des doyens eurent parlé, Jacques argumenta, et déploya, de l'aveu même de ses adversaires, une grande habileté. S'il ks railla de la faiblesse de leurs raisonnements, il réprimanda les prélats de l'aspérité do leur langage. Parfois il égayait la discussion par l'enjouement de son esprit, parfois il traitait avec facilité les questions de théologie les plus abstraites. Il ne dissimulait pas, cependant, que sa détermination ne fût plutôt le résultat d'un raisonnement politique que d'une conviction religieuse, a Si, disait-il, vous tendez au presbylériat écossais, cela s'arrange aussi bien avec la monarchie que Dieu avec le diable. Alors Jack, Tom, Wiil et Dick, se réuniront, et, à leur bon plaisir, viendront me censurer, moi et mon conseil, ainsi que toutes nos déterminations. Will se lèvera et dira : Cela doit être; alors Dick répliquera: Non, vraiment, mais nous voulons que cela soit de cette façon. D'après cela , je dois encore une fois répéter ici mon premier mot , et dire: Le roi avisera» (1). En définitive, tout ce que les ministres puritains purent obtenir fut : qu'on rédigerait un catéchisme national ; qu'on publierait une nouvelle traduction
(1) Ces
Jjrquf».
en français dans le discourt de (Note du traducteur.)
des Écritures; que les apocryphes lus dans l'Église seraient distingués des écritures canoniques, et que quelques expressions douteuses dans les articles seraient plus clairement expliquées.
(18 janv.) La matinée du troisième jour fat consacrée à la recherche des abus de la cour de haute commission, et l'on prit la résolution de limiter le nombre des juges, et de les choisir exclusivement dans les plus hautes classes de l'État. Les théologiens dissidents furent alors introduits: on leur annonça la décision du roi, et, à leur requête, on leur accorda un certain délai, durant lequel l'obligation de se conformer ne serait pas forcée (I). Ainsi se termina la conférence; mais elle ne produisit pas tous les effets que Ton en attendait. Les prélats ne se pressèrent nullement d'exécuter les réformes auxquelles ils avaient consenti, plutôt parla crainte de déplaire que par la persuasion de leur nécessité. Les puritains furent mécontents de leurs théologiens, que l'on avait choisis sans leur concours, et qui n'avaient pas déployé, en présence du souverain, cet esprit fier et indépendant qui convenait aux ministres de l'Évangile. Ils se plaignaient aussi, et avec raison, que Jacques eût moins agi comme juge que comme chef de parti; qu'il eût substitué l'autorité au principe, et qu'il eut insisté sur la soumission quand il aurait dû amener la conviction. Mais le roi fut satisfait. Jusqu'ici, il n'avait jamais eu l'occasion de déployer sur un si noble théâtre ses connaissances en théologie. En présence de plusieurs théologiens distingués, des premiers dignitaires de l'Église, et des lords du conseil, il expliqua les Écritures et les Pères, résolut les questions les plus ardues, et décida sur tous les points douteux, avec une exactitude infaillible. Ses adversaires s'avouèrent vaincus: les prélats éclatèrent en transports d'admiration; le primat s'écria que « Sa Majesté parlait par l'assistance spéciale de l'esprit de Dieu, » et l'évêque de Londres protesta que son cœur
(I) Comparez Fuller, Cart., vn , liv. ix, 7-24; Proof* d'ÉUt de Uowell, u, 70-94 ; Lettre du docteur MonUgue, dan» Windwood , u, 13-16. Il est évident que Bariow a beaucoup abrégé et souvent omis les arguments des tion-couforniisles ; tes i mune prière furent l l'aulorilé. Ryro., »vi , 568, 574