‹ Histoire d' AngleterreChapitre 67 sur 307 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

h revisiter le cellier une fuis tous le» jour», f mirent à la tête des opérations de I.ondres;

jusqu'au 5 de novembre (1).

Le roi , qui avait été chasser à Royston, revint enfin (31 oct.); il parcourut la lettre à diverses reprises, et passa deux heures en consultation avec ses ministres (2). Celte information, mais rien de plus, fut donnée à Winler par le même serviteur de lord Mounteagle. Winter eut une autre entrevue avec Tresham, dans

de Catesby avec la réponse suivante : que l'existence de la mine avait été révélée aux ministres. Tresham avait dit qu'il le savait, mais qu'il ignorait celui qui avait fait cette découverte. Les conspirateurs tinrent conseil. Quelques-uns proposèrent de partir immédiatement pour la Flandre ; d'autres refusèrent d'en croire Tresham. Ils balancèrent entre toutes les opinions, et résolurent définitivement d'attendre l'arrivée de Percy.

Percy fit tous ses efforts pour affermir la résolu tiou de ses complices (3 nov.) : il leur rappela les peines qu'ils avaient prises, les difficultés qu'ils avaient surmontées. Ils étaient sur le point de recueillir le fruit de leurs travaux; voulaient- ils le perdre sur de simples conjectures? sur leur croyance dans un lâche collègue , qui , pour se tirer du danger , avait probablement inventé ce qu'il ne faisait que craindre? Ses arguments ou son autorité prévalurent; mais il se fit un changement dans leurs anciens arrangements. Faukcs entreprit de surveiller le cellier; Percy et Winter se

(1) Je dou tontes ces particularités a la narrai ion de Greenway, p. 62, qui 1rs tenait de» conjurés eux-mêmes Il le» visita le 6 oovcmbre.Yoyezau.sti le» Aveux de Winter, 57, 58.

(2) Jacques, dan* «on discours au pailement, le 9 de novembre ( Journaux de» Lord* , n , 358 ) , et dans srs propres ouvrages, publiés par i'évéque Montagne, prit pour lui- mente le mérite d'avoir le premier découvert le sens véiii; ble de la lettre adressée a loi-d Mounteagle (voyez Howell, h, 198). Ses fMicurs l'attribuèrent a une certaine inspiration divine (Coke , Conspiration des poudres, 1 18). Mais la circulaire du corn le de Salisbury prouve le contraire. • Nous deux ( les comtes de Salisbury cl de Suffolk ) nous conçûmes que cette teulative ne se pouvait effectuer qu'au moyen de la poudre a canon , tandis que le roi siégerait dans l'assemblée ; ce que le lord chambellan conçut d'autant plus facilement, qu'il y avaù une grande cave sous ladite chambre. Noua fumes tous d'à vis de n'en point parler au roi, si ce n'est trois on quatre jour» avant la session. •Windvrood , n , 17t.

Catesby et John Wright partirent pour h* rendez-vous général, dans le comté de Warwick(l).

Sur le soir, le lord chambellan, dont le devoir était de s'assurer que les préparatifs nécessaires avaient été faits pour l'ouverture de la session, visita le palais du parlement, et. accompagné de lord Mounteagle, il entra dans le

sa maison de Lincoln s -lno, et revint auprès cellier. Promenant, autour, des regards en apparence sans objet, il demanda par qui ce lieu était occupé; et jetant les yeux sur Faukcs, qui était présent sous le titre de domestique de Percy, il observa que son maître avait fait une abondante provision de charbon. Cette remarque glissa sur l'esprit déterminé du conspirateur. Quoiqu'il vit et entendit tout ce qui se passait, il était tellement déterminé dans son barbare projet, qu'il résolut de rester jusqu'au dernier moment ; et ayant averti Percy de cette circonstance, il revint à son poste avec la résolution, à la première apparence de danger, de mettre le feu à la mine, et de périr avec ses ennemis.

Vers deux heures du matin (le lecteur observera que c'élait le 6 novembre, jour marqué pour le commencement de la session), Faukcs eut occasion d'ouvrir la porte de la cave, et au même instant , il fut saisi par sir Thomas Knevctt et une compagnie de soldats. Il était habillé et botté comme pour un voyage. On trouva dans ses poches trois allumettes: et dans un coin, derrière la porte, était cachée une lanterne sourde contenant une lumière. Les recherches commencèrent immédiatement, et , en enlevant le charbon , on découvrit deu: muids et trente-deux barils de poudre (2).

Vers quatre heures, le roi et son conseil s'assemblèrent pour interroger le prisonnier. Faukes se présenta devant eux ferme et recueilli ; ses réponses, quoique faites dans un langage respectueux, n'ouvrirent aucune voie pour arriver à la découverte de ses complices. Sor nom, disait-il , était Johnson, son maître Percy : qu'il eût ou non des complices, c'est ce que l'on ne saurait jamais de lui. Son but était d'a-

fl) Creemvay, 64. Aveux de Winter, 53.

(2) Wlndvfood , n , 171, 172. Conspiration des poudres , 32 37.

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néantir le parlement, comme le seul moyen de met Ire An aux persécutions religieuses. Il refusa d'en dire davantage, quoiqu'il fût, à plusieurs reprises, interrogé en présence du roi. Durant les intervalles, il soutint sans timidité les regards scrutateurs des courtisans ; il répondit à tontes leurs questions sur le ton du sarcasme et du défi. Un noble écossais lui ayant demandé à quelle fin il avait rassemblé une telle quantité de poudre à canon : « Pour Caire voler, répondit-il, les mendiants d'Ecosse vers les montagnes de leur patrie. » Jacques le surnomma le Sccevola de l'Angleterre ( 1 ).

A la Tour, quoique Ton eût donné Tordre de le torturer jusqu'à l'extrémité, on ne put vaincre sa résolution; il ne voulut faire aucune révélation que ses associés ne se fussent déclarés eux-mêmes, en paraissant les armes à la main (2). Au moment où ils apprirent son arrestation , ils montèrent à cheval , et le soir même ils rejoignirent le parti qui chassait à Dunchurch. Il y avait quelque chose de mystérieux dans leur arrivée subite, dans leur extérieur négligé, et dans leur longue et sérieuse consultation avec sir Everard Digby. Avant le matin, le bruit circula que la conspiration avait échoué. Les hôtes se séparèrent peu à peu; trois seulement restèrent pour partager le sort désespéré de leurs amis. Ils ne rongèrent plus â s'emparer de la princesse Elisabeth ; ils traversèrent en hàtc les comtés de Warwick et de Worcester, et se rendirent à Holbeach, où résidait Étienne littleton, l'un de leurs nouveaux associés (6, 7 nov.). A leur grand étonne ment, tous les catholiques dont ils sollicitèrent un secours sur la route leur fermèrent la porte, tandis que les shérifs de chaque comté les suivaient a une certaine distance, avec la force armée (3). Au château d Holbeach, ils résolu-

es OEuvrea de Jacques, apod Howetl , n , 201. Négociations de Bircta, p. 233.

(2) «On lui appliquera d'abord la question la moins rude, «et sic per nradus ad ima tendalur. > Instructions de Jacques , n° 6 , au bureau des archives de l'État.

(3) Creenway, 70. Ils prirent cette rouie dans l'espoir d'être rejoints par M. Talbot , auquel cas ils ne doutaient pas de pouvoir battre leurs poursuivants, ou les forcer d'en tenir a des arrangements. Mais Talbot refusa de les voir ou de recevoir aucun message de leur part Lettres de Digby ,250.

rent de faire face à ceux qui les poursuivaient. Quoiqu'ils ne comptassent que 80 hommes, leurs domestiques compris, mais bien montés et bien armés, ils se crurent en état de tenir tète aux troupes tumultueuses de leurs adversaires. Une victoire, en pareil cas, eût probablement ajouté à leur nombre, et leur eût donné le temps de pourvoir à leur sûreté. Mais le quatrième matin après la découverte du complot (8 nov. ), tandis qu'ils se préparaient au combat, une étincelle tomba par hasard au milieu de la poudre. Catesby et quelques-uns de ses complices furent grièvement blessés, et la plupart de leurs compagnons profitèrent de la confusion pour s'échapper. Une heure après, le château fut entouré. On ne répondit qu'avec une dédaigneuse hauteur aux sommations du shérif; non que ces malheureux, ainsi renfermés , conservassent l'espérance de sauver leur vie, mais ils voulaient éviter le couteau du bourreau , en provoquant leurs ennemis au combat. Dans celte intention, Catesby, Percy, et les deux Wrights, armés seulement de leurs épées, s'exposèrent aux coups des assaillants, et furent tous mortellement blessés. Thomas Winter, qui les avait accompagnés, rentra dans la maison; là, il fut fait prisonnier après quelque résistance, ainsi que Rookwood, Grant et Keyes, qui tous avaient été blessés par l'explosion. Digby, Robert Winter, et Littleton, se firent jour à travers les rangs de leurs ennemis; mais le premier fut entouré dans un bois; les autres furent ensuite trahis par une servautc de mistriss Littleton, veuve qui avait une maison à Hagley, où ils avaient été cachés, à son insu, par son cousin Humphrey Littleton.

Plus de deux mois s'écoulèrent entre l'arrestation et le jugement des conspirateurs. Les ministres s'étaient persuadé, ou voulaient persuader aux autres, que les missionnaires jésuites étaient fortement impliqués dans ce complot; ce qui fut cause que ion soumit les prisonniers à des interrogatoires répétés. Tous les artifices que la ruse peut inventer, les promesses et les menaces, l'aspect des tortures, et l'application de la question, tout fut employé pour leur arracher quelque aveu qui pût servir de base à l'accusation ( 15 janv. 1606), et dans une proclamation faite pour parvenir à l'arrestation de Gérard , de Garnet et de Greenway,

il fut «Ht que, «d'après les interrogatoires, il était évident et positif que tous (rois avaient été les fauteurs particuliers du complot, et que, par conséquent, ils n'étaient pas moins coupables que les auteurs et les conseillers de la trahison »(1).

Enfin comparurent les huit prisonniers (27 janv. ). Ils plaidèrent tous de leur innocence; non qu'ils niassent avoir trempé dans la conspiration , ce qu'ils firent bien observer, mais parce que l'accusation contenait beaucoup de choses auxquelles jusqu'à ce jour ils avaient été étrangers. Il était faux que les (rois jésuites eussent été les auteurs de la conspiration, ou qu'ils eussent jamais tenu de consultations avec eux à ce sujet; ainsi donc, autant que la chose était à leur connaissance, tous trois se trouvaient innocents. Quanta eux-mêmes, ils avaient à coup sûr médité le projet dont ils étaient accusés ; mais, quoi que l'on pût penser des faits, ils maintenaient que leur intention était innocente devant Dieu. La plupart d'entre eux avaient déjà perdu leurs propriétés , tous avaient été cruellement persécutés à cause de leur religion. Le roi avait manqué à sa promesse de les tolérer, et la malice de leurs ennemis aggravait journellement leur fardeau. Il ne leur restait d'autre moyen de se délivrer que celui qu'ils avaient adopté. Leur seul objet était de se soustraire, eux et leurs frères, à la cruauté de leurs persécuteurs, et de rétablir un culte qu'ils croyaient, dans leur conscience, être la véritable religion du Christ; et pour cela, ils avaient risqué leur fortune et leur vie, comme ils étaient encore prêts a les sacrifier. En réplique, les comtes de Salisbury et de Northampton soutinrent vivement que le roi n'avait pas manqué à sa parole, et que les promesses sur lesquelles comptaient les catholiques n'étaient que des fictions inventées par des gens de leur propre société qui cherchaient à les égarer. Les prisonniers reçnrcnt leur sentence, et subirent le châtiment des traîtres; ils reproduisirent sur l'échafaud les mêmes sentiments qu'ils avaient montrés à leur jugement (2).

Des trois jésuites mentionnés dans la procla-

(1) Rymer, xvi, 639.

(2) Vor. la • Relation vraie et parfaite de tous le* acte», • 1000, ainsi qucles Nélaroj*» harleyens, m, «27.

RE V. i3t

mat ion, Gérard et Greenway parvinrent, après plusieurs aventures, à fuir sur le continent. Garnet, après avoir eu la précaution d'envoyer au conseil la protestation de son innocence, se cacha à Hendlip, près de Worccster, dans la maison de Thomas Ahingdon, qui avait épousé la sauirde Mounteagle. Le lieu de sa retraite fut connu de Humphrcy Liltleton , qui n'avait pas encore été mis en jugement ; et l'espoir de sauver sa propre vie l'engagea à donner cet avis au conseil. Sir Henri Bromlcy, magistrat du voisinage, reçut l ordre de se rendre à Hendlip avec la force armée ( 20 janv. ). Mistriss Abingdon, en l'absence de son mari, lui remit les clefs avec un air ouvert ; on visita rigoureusement, et à plusieurs reprises, tous les appartements. On plaça des sentinelles nuit et jour dans chaque passage et à toutes les issues; trois jours s'écoulèrent 3insi,ct aucune découverte ne fut faite, mais le quatrième, deux étrangers parurent soudain dans les galeries , et furent à l'instant arrêtés: l'un était Owcn , domestique de Garnet , et l'autre , Chambers, valet d'Oldcorne, autre jésuite, que la faim avait forcés de quitter leur retraite. Ce succès stimula les efforts des envoyés. I.a recherche continua : on découvrit neuf autres chambres secrètes et le huitième jour on trouva une ouverture donnant dans celle on les deux prêtres se tenaient cachés. Tons quatre, ainsi que le maître de la maison, qui était revenu pendant cet intervalle, furent conduits à Londres (12 févr.), et renfermes a la Tour(l) (14 févr.).

On porta à la chambre des lords un bill dont l'objet était de flétrir la mémoire des conspi-

Gérard, dam «on M*. ((07-121) , contredit fréquemment cet écrivain- Voyez aurai la Chronique de Stowe , 881.

(t ) Gérard . 87-89. Greenway, 95 - 97. • Véritable dé» tail de ce qui s'est passe a ttendlip , • dans l'App. dts tué moires de Butler sur les catholiques bretons. 3* édition, p. 442. L'ouverture donnait dans une chambre haulp par le foyrr d'une cheminée. La bordure de bois de l'â tre se levait et se fermait comme une trappe, et l'oit ôiail et replaçait les briqur* toutes les fois qu'on en f.>ha t usage. Powlis, 608 M Ilallam cile «comme une circonstance accablante contre Garnet. qu'il fut pris a Hendlip, cacbé arec les autres conspiraieurs. » Ce doit être une .erreur involontaire. Son seul compagnon était 0!dcorne, chapelain d'Abiucdon, et non pas l'un dts conspirateurs

HISTOlilK IVAiSGLETERRK

râleurs qui avaient péri a Holbeach , ou qui étaient déjà convaincus ( Ier févr.). Mais, en imitation d'une coutume odieuse en usage sous le règne de Henri VIII, on y introduisit les noms de plusieurs individus, dont quelques-uns n'avaient pas encore été pris, et dont aucun n'avait comparu. Les lords hésitèrent (3 fiévr.); ils demandèrent à voir les preuves qui condamnaient ces derniers, et , après avoir entendu le procureur général (8 févr.), ils résolurent de surseoir à l'examen du bill jusqu'à ce qu'ils eussent reçu des informations plus satisfaisantes (1). Chaque jour les commissaires se rendaient à la Tour; ils interrogeaient les prisonniers. Les deux serviteurs forent mis à la question; on menaça Garnet de la torture, et l'on reçut pour réponse : Minore ista pueris. Au- « un aveu important n'ayant pu être arrache, de la violence on passa à la ruse. Le gardien de Garnet, par ordre du lieutenant , se douna pour l'ami du prisonnier: il le plaignit d'être ainsi renfermé; il affecta de le révérer comme un martyr de la religion; il lui offrit de lui accorder toutes les douceurs qui seraient compatibles avec sa propre sûreté. Le jésuite se laissa tromper, et par l'entremise de cet ami inattendu, il commença une correspondance avec plusieurs catholiques ; mais quoique les lettres des deux côtés fussent portées au lieutenant, et soumises par lui à l'inspection des commissaires, elles ne donnèrent aucune nouvelle preuve contre le prisonnier ou ses amis (2;. L'a-

(1) Ces deuil» «ont donnés par Gérard et par Grcenway, et «ont confirmé* par le* journaux. Le bill fut lu pour la première fois le 1er février. L'avocat général fut mandé pour le 3, arec les pièces à l'appui. Il obéit, et k 8 le comte de Kortbampton, au nom du convié, proposa • de suspendre la discussion du bill jusqu'après le nouvel examen que nécessiteraient les déclarations des jésuites et des séminaristes nommés dans le bill, parce que ce nouvel examen procurerait peut-être quelques nouvelles preuves de la trahison.» Journaux, 360, 367, 870. Dans le procès de Garnet , Coke mentionna cette :irconsiance, et , en réponse a la conséquence qu'on en lirait, observa que le bill avait été présenié avant l'arrestation du jésuite , et que S. M. voulait suspendre le bill jusqu'à ce que le procès eût suivi le cours régulier de ta justice. Complot des poudres , 148, 14». Cependant fune et l'autre de ces répliques sont contredites par les journaux ; car le bill fut présenté le 1" février, trois tours après l'arrestation de Garnet , et la cause du délai fut celle que nous avons donnée.

)2) Les lettres étaient écrilei avec de l'encre coin-

dresse du lieutenant n'était pas encore épuisée : il plaça Oldcorne dans une cellule contigue à celle de Garnet , et leur fit donner avis qu'ils pouvaient communiquer entre eux par une petite ouverture dans la porte. l<e fait éiait qu'il existait deux portes opposées à chacune des autres, et qu'entre elles on avait placé (<ockerson, secrétaire particulier de Ccctl , et ForsetL, magistral attaché à la Tour. Cet artifice avait déjà été employé envers Winter et Faukes, qui eurent la prudence ou la bonne fortune de ne pas s'y laisser prendre. Mais les deux jésuites ne soupçonnant pas la perfidie, saisirent l'occasion de parler sans réserve de leur situation (21 févr.), de leurs espérances, de leurs craintes, de l'adresse avec laquelle ils avaient éludé les questions antérieures , et de celles qu'Us craignaient dans leurs futurs interrogatoires. Cinq fois on leur fournit ainsi les moyens de se trahir (23, 25, 27 ftvr. , 2 mars). Les rapports de quatre de ces conversations existent encore, et quoiqu'ils ne contiennent rien qui implique la connaissance de la conspiration de la part de Garnet, beaucoup de choses sont calculées pour provoquer le soupçon, et montrer qu'il y avait quelque important secret qui jusqu'alors avait échappé aux recherches des commissaires (1).

Ce succès stimula le zèle inventif du conseil. Des interrogatoires furent dressés d'après les faits découverts par les rapports; Oldcorne, Owcn , Chambers , et Johnson, principal serviteur à White-VVcbbs, furent examines U*rmars),

mime, et sur des sujets ordinaires ; mais on y inséra des notes a\ ec du jus d'orange ou de limon , qui , par l'effet de la chaleur, devenaiei.t lisibles. D'après cela , le lieutenant jugea nécessaire de retenir les originaux , et de n'envoyer que des copies exactes. M «s. de Greenway , 105. Quelques uues de ces lettres sont encore aux archives.

(1 ) Dans les éditions précédentes , j'établis, sur l'autorité de Gérard et de Greenway, que Garnet , a une quextioo d'Oldcornc , répondit que , relativement à la connaissance du complot, il devait être assuré; «car un seul homme vivant pouvait lui nuire sur ce point. » Si jamais il employa ces paroles, ce ne put être que dans le premier entretien , dont le rapport est perdu. Il n'en est fait nulle mention dans les autres rapports publics par M. Jardine, p. 216-223, et de Tbou dit qu'il s'en servit, quand il chercha a s'excuser auprès des commissaires, à nier sa conversation avec Oldcorne. Il le fit, «quod sciret neminem, excepto nno, de hoc nupero fsci- «nore posse wiam conscientiam arguere.» Thuan. , ri,

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