CHAPITRE QUATRIÈME
V tR|Nrois mi s’étaient écoulés, quand William de Gainsborough fnl promu b f évêché de Worcester; ei dans la Imite de provision, ïe pape confiait à ses soins le temporel aussi bien que le spirilue! de ce siège. Celte addition n’échappa point aux regards des officiers royaux : ils déclarèrent que frétait une usurpation des droits du monarque, h qui seul, et non au pape, appartenait le pouvoir d’accorder le temporel, et révèquo, pour avoir reçu la bulle, fut condamne h payer une amende de mille marcs. Pour éluder toutefois la difficulté, sans avoir recours b une négociation avec le pontife, on adopta l'expédient suivant. Gainsborough, par un acte en forme, renonça à toutes les clauses de la bulle qui pourraient être préjudiciables aux droits de la couronne, et reconnut qu'il ne pouvait recevoir le temporel de l'évêché de personne autre que du roi, et Edouard, satisfait de celte renomîation, lui remit le temporel î Ct lui permit de faire hommage K Cependant comme la cour do limite persistait dans l'usage de k même formule, la couronne continua d’exiger de chaque évêque nue renonciation semblable, qui fut régulièrement faite depuis cette époque jusqu’au règne de Henri VIII, ou les provisions furent dcfiiiiiiveineut abolies 2.
Mais les a provisions » des évêchés ne causaient pas un mécontentement si général que celles des bénéfices inférieurs* Toutes les plaintes qui avaient eu lieu sous le règne de Henri ITT, se renouvelèrent : à savoir que les droits des patrons avaient été usurpes; qu’on donnait des bénéfices à des ecclésiastiques qui m résidaient pas dans le royaume, et qui même en ignoraient k langue, et que les richesses de l'Eglise anglaise étaient employées parfois à soutenir ceux qui défendaient la cause dos ennemis do I Angleterre. Les papes daignèrent répondre qu’ils avaient usé do leur droit avec modération ; qu’en général ils ne nommaient anx bénéfices que dos sujets du roi , et que si jamais ils violaient celte réglé, c’était en faveur des cardinaux, qui étaient occupés à soutenu' ses intérêts h la cour de Rome ». Le fait réel était que les pontifes, particulière ment après qu’ils eurent fixé leur résidence de ce côté-ci des Alpes, furent réduits h une telle indigence, qu'ils ne pouvaient entretenir leurs ministres sans ressources étrangères, et que nos monarques, quoiqu’ils pussent être lésés par-