CHAPITRE CINQUIÈME. m
semblait être amvéÿii les Anglais allaient reprendre leur ascendant, et les indigènes être réduits h une complète soumission. Avec quatre mille hommes d'armes et trente mille archers, Richard débarqua, a Walerford [ocl. 139(0; lé duc de Glmicesler, les comtes de Rilttond et de NoUiugham, l'aidaient de leurs avis; et quoique la situation du pays, entrecoupé de lacs, de marais ei de forêts, gênât sa marche ; quoique les ennemis, se retirant dans des forteresses inaccessibles > évitassent son approche, cependant, en peu de temps, toute idée de résistance fut abandonnée : les chefs du nord eurent une entrevue avec le roi à Drogheda, ceux du midi vinrent trouver son délégué, le comte de Nûtlingham, è Carlo w; et tous,- au nombre de soixante-quimo, firent hommage, promirent de garder la pais, et se soumirent a payer un tribut annuel Les quatre principaux rois, O’Ninl, ÉrConnor, O1 Brian et M’Murchad, suivirent Richard h Dublin, où ils turent instruits des usages anglais par sir Henry Christel; consentirent, quoique avec une certaine répugnance, h recevoir l'honneur do la chevalerie, et vêtus de robes d'apparat, fuient festoyês a la table du roi [2b mars 1395]. Mais une distinction fut faite entre les indigènes qui n' avaient pas déjà juré fidelité, et ceux qui Pavaient fait et s'ôtaient révoltés, entre t< les 1 t rois sauvages et les Irrois rebelles, » comme le rot les appelait. Cependant ces derniers on so soumettant furent pris sous sa protection et obtinrent la promesse d'un plein pardon, moyennant une amende proportionnée. Quoique Richard donnât beaucoup de temps ù la représentation, il ne négligea pas ta réforme du gouvernement Los abus furent redressés, les lois affermies, les officiers despotiques destitués, ot î' esprit des indigènes reconcilié graduellement avec la suprématie des Anglais t
Mais taudis que le roi s’occupait ainsi d'établir son pouvoir en Irlande, il fut subitement rappelé dans ses étais d'Angleterre, Les disciples de Wyeliffe, sous le nom de Loi! n rds, avaient profilé de son absence pour commencer une violente attaque contre les revenus et la discipline do L'Eglise. Non contents d'afficher des libelles confie lo clergé dans les endroits les plus publics de la
1. -4c(. du T, SG. S1}, dtntoaf rendit compta de cette âtoéditiori a V roü-
*üit. Il aroit imeienftetueut été fait prisonnier per un des indigènes, homme robuste, qui «auto, derrière lui à l'impru ciste, le serm étroit*) ment dans ses bras, et poussât le cheval en avant a coup» de tuions, remporte* bel et bien. Durant sa captivité, il avait appris lu ïanpue trfanufaiifte, et pour cette raison fut chargé du som des quatre rais. La grande difdcuEte fut de les décider à diaer k uoe table differente de celle de le tirs sumietirs. et à porter des chausses et des manteaux garnis de fourrures d'écureuil. FroâtS. m, $4.
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capitale, ils avalent préparé min pétition incendiaire, qui devait être présentée à la chambre des communes. Cette pièce est nu étrango composé de fanatisme et de folie* On s'y plaint de ce que, depuis que T Eglise a été dotée de possessions mondaines, la foi, respêrancG et la charité ont été bannies de FAiïgletûrra; de ce que le sacerdoce anglais est un faux sacerdoce, parce que des pécheurs ne peuvent ni donner ni recevoir le Saint-Esprit ; de ce que les membres du clergé professent une vie de célibat, mais se nourrissent trop bien pour l’observer ; de ce qu'en acceptant des pinces dans le gouvernement ils deviennent hermaphrodites, sV foUgeant a servir Dieu et Mammon ; de ce qu'ils enseignent la trn nssubstnn liatiori , qui mène a V idolâtrie ; et preecrivem la ccmfe*sumvce qui les rend arrogants ; de ce qu’il? au nuisent la guerre elles exécutions criminelles, qui sont contraires b la loi du Chris l* loi de miséricorde et d'amour ; et permettent aux hommes d'exercer les métiers d1 orfèvre et de fourhlssiuir, qui sont inutiles cl pernicieux sovis f empire de ri\vangile. Il ne so Lrouva personne pour présenter la pétition; mais les prélats, alarmes de la hardiesse de ces Fanatiques, sollicitèrent l;-i proleclitm du roi [mai J, qui, a spn retour, h Londres, réprimanda sévèrement les protecteurs des lollardsj et ordonna que leurs professeurs fussent chassés de runiversilé d’üxford L
Durant la querelle entre 1g duc de Gloucester elles favoris du roi, on avait souvent reproché a Richard d’être entraîné par un penchant secret vers l'amitié du roi de France. À la mort de sa femme, il manifesta plus ouvertement celte inclination, et sollicita la main d'Isabelle, lïlle dû Charles VI, princesse âgée de huit ans 7 juin 139/ij. Les ducs de Lancaster et d’York approuvèrent cette union : le duc de Gloucester, qui, en toute occasion, faisait sit cour aux préjugés de la nation en s’opposant à toute alliance avec la France, parvînt h la retarder pendant plusieurs mois* À la lin, on acheta son acquiesce ment par des dons et des promesses; et on signa un traité | 9 mars 1796] portant qu' Isabelle êpousorail Richard; qu'elle recevrait en dot quatre-vingt mille éens par termes annuels; que, lorsqu'elle aurait douze ans accomplis, elle serait libre de consentir h ce mariage ou de s'y refuser ; que les héritiers de son corps no tireraient de leur ligne maternelle aucun droit additionnel h la cour de France ; et que la trêve déjà existante entre les doux royaumes serait prolongée de