‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 172 sur 327 · WilL étfri. tu, Ssïl. Wab. SdiL Bym. vn, 8é · texte numérisé non relu

WilL étfri. tu, Ssïl. Wab. SdiL Bym. vn, 8é

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vbigL-liuil aimées, et comprendrait leurs alliés respectifs. Richard alla en France [27 sept.] pour recevoir la princesse; les rois se donnèrent des fêtes T un :i l'autre dans leurs pavillons, entre Ardres et Calais ; la cérémonie du mariage fut faite par Varchovêque de Caalêrbury [W< tacL], et la jeune reine fut couronnée ensuite 11er nov,] à Westminster avec la magnificence d'usage L

Cette alliance avec la famille royale de Franco encouragea Richard :i exécuter un projet de vengeance qu’il nourrissait depuis longtemps dans son sein. 11 n'avait point oublié* les souffrances et le meurtre de ses favoris, ni les insultes faites h sa propi e autorité, Jusqu'alors il avait jugé prudent dû dissimuler ; maintenant qu'il se croyait aîîermi sur le trône, ü résolut d'assouvir su vengeance sur les coupables, quoique le principal d'en I ri? eux fût un de ses plus proches parents. De ses (rois ondes, le duc d'York seul parait n'avoir jamais perdu son amitié, l,ê caractère facile et indolent de ce prince l'éloigna des conseils téméraires et immodérés de son frère Gloucoster; et s'il ne déploya pas une grande énergie contre les ennemis de son neveu, du moins il ne leur prêta jamais l’appui de sou-nom - Il avait en ce moment rafîecUon et la confiance de Richard, Pendant le séjour du roi en Irlande, il avait été nommé régent du royaume; et son lils, le comte de Huilant!, passait pour tenir la première place dans la faveur royale. Quant au duc de Lancaster, il en avait été tout au [renient, lorsqu'on le soupçonnait iVaspirer à la couronne. Mais Pâge avait refroidi sou ambition : toutes les sinistres impressions avaient été dlacécs par des services plus récents; et la donation a vie de la souveraineté du là Guyenne, ■ -quoique révoquée plus lard h la sollicitation et sur les remontra nées des habitants, prouva combien le roi était disposé a satisfaire les désirs de cet i mule. Constance j seconde femme du duc, ne posséda pas longtemps rattachement de son mari, qui le reporta sur Catherine Sivyufm-di veuve d’un chevalier, et gouvernante des deux filles qu'il avait eues de Blanche , h prenii ère duchesse* Constance mourut en 1394, cl en 139(> il épousa Swynfurd, après une cohabitation illicite d’environ vingt ans, durant laquelle elle lui avait donné trois lils et une hile, qui s’appelèrent Beaufort, du riiïïleau français de ce nom oîi ils étaient nés [G février]* Ce

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porta, outre les joyaux t t la vaisselle plaie, * îçfe, tapisserie et attires meubles, tant pour la peïwnuü tyt pour tu chambre , connue pouf la chapelle, ïV^cuYGïïe» juimieterle; e* chan sonn er i e , fruicterio, la cuisine et aulres offices ; toutes choses du ut Richard donna «ij rei;u b Oïdita. 7 nor, Thr&. des Ühtirt. HJ,

m HISTOIRE D' ANGLETERRE,

mariage fut regardé comme une honte par les autres princes du sang royal; mais Richard, pour plaire h son oncle, l’approuva, légitima les enfants, et éleva le (Us aîné a la dignité de cotnte de Somerset* [10 février]. Le duc de Gloucester, le troisième oncle, dédaignait de cultiver l'amitié de son neveu, qu’il savait pourtant avoir cruellement blessé. 11 éUiit toujours le principal moteur de toutes les intrigues, l’âme de toutes les factions qui s’opposaient aux désirs du roi. 11 ne prenait jamais place ou conseil que pour en entraver les opérations; il était le dernier à arriver elle premier à partir; traitait Richard d’un air de supériorité; et souvent lançait, do manière h être entendu de lui, des sarcasmes sur sa prétendue inactivité, le disant bien dégénéré de l’ardeur de ses pères. Ln même temps, la politique du duc était de se faire bien venir des chevaliers qui s’étaiont distingués sous le dernier règne, de déclamer contre la paix avec la Franco ; de déplorer la pusillanimité du roi ; et do le représenter comme fait pour vivre uniquement daus la compagnie des femmes et des évêques2. Afin de pouvoir, quant è lui du moins, déployer son

I. Rot. Pari. 111,3-13. Dans la patente original»? de légitimation, et dans In copie inscrite sur les rôles dti parlement, il n’y avait aucune réserve île 1» dignité royale. Dans la copie sur les Paient rolfs, cette réserve existe, mais elle est en interligne, et dune encre differente , quoique lu main soit presque la même. Duns le double de Henri IV , en MOT, l’exception se trouvi* sans être en interligne. VoYe* sir Harris Nicolas, dans Exçerpt. Ilist. loti. Il me semble toutefois que la patente originnle , quoiqu’elle omette l’exception r ne l’en implique pas moins ; car elle explique les honneurs, dignités, prééminences, états, rangs et offices auxquels elle rend les Beau fort aptes, tels que duchés, principautés, comtés, baronnies et autres fiefs tenus, soit roédiatement , soit immédiatement, de ln couronne. Cela n’équivaut-il pas à une reserve de la dignité royale?

5?. Il arriva a ce sujet un événement singulier au parlement tenu en 1307. Le 1" férrier, les communes remirent aux lords un biîl pour régler la maison du roi, se plaignant, entre autres choses, que tant d’evêques, qui avaient des seigneuries, et tant de dames avec leurs domestiques, fussent toujours avec le roi, et fussent défrayés à ses dépens. Le lendemain, Richard fit venir les lords, prétendit que le l>itl étoit un empiétement sur sa prorogative, et ordonua uu duc de Lancaster de* demander aux communes le nom de la personne qui l’avait pro-;. posé. C était air Thomas Haxey, un ecclésiastique. Le 3, les commune* nantirent, devant le roi et les lords . témoignèrent leur chagrin de l’offense qu’elles avaient faite , et déclarèrent que leur seule intention était de prier le roi de prendre en considération l’état du sa maison, et de la régler- comme il le jugerait convenable. 11 se déclara satisfait, ajoutant que, comme il ne leur demandait ni dixième* ni quinzièmes, elles ne devaient point *<* mêler de se* dépense». Mal* on résolut de faire un exemple de llnitty, pour effrayer les autre». Son biîl était conçu en ces termes : — Plaise aux commune*. d’Angleterre considérer les dépenses du roi dans sa maison, à muse de la multitude d’évênue* et de dame* avec leur suit»*, et y apporter, un remède convenable. Le o, on fit une loi portant que quiconque proposerait, ou ferait proposer par le» communes du parlement ou par toute autre personne, de porter remède ou faire reforme à quoi que ce soit appartenant à lu personne du roi, û son autorité, ou k la royauté, serait tenu pour un traître; et deux jours apres, Haxey, sur son propre aveu , fut condamné, d'après cette loi faite après coup, à subir lu peine do la trahison. Mais on lui fit sur-le-.

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