‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 175 sur 327 · CHAPITRE CINQUIÈME* m · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME* m

gués contre lui. Sur son refus, le duc de Lancaster prononça îa sentence ordinairo.de trahison ; il fut immédiatement reconduit ù *l1 ^ our> et eut ta lôte tranchée le même jour, sous la surveli- Innce du lord IMorley, lieutenant du comte maréchal *,

Celui-ci, qui était toujours h Calais, avaiL reçu fordro d’amener son prisonnier, le duc de Èloucestor, h la barre do là chambre, ail u qu'il pût répondre aux lords qui l'avaient accusé do trahison. Trois jours après [%\ sept.} arriva un message annonçant que le comte maréchal ne pavait produire ledit duc devant le roi en parlement, attendu que le princë était mort dans Ta prison du roi a Calais, oh il était détenu- L'époque, le Lieu, la soudaineté de celte mort, feront naître le soupçon que cet infortuné avait été assassiné; et sous Le règne suivant, on prétendit que Richard, ne voulant' pas flétrir la famille royale erî soumettant son oncle a mi jugernciil pillée, et ne voulant pas non plus accorder la Vie h un homme qui avait si impitoyablement refusé miséricorde aux autres, avait, envoyé è Calais des assassins qulétouffèronl le due entre deux matelas *. Quoi qu’il en. soit, les lords appelants requirent jugement ; les communes secondèrent leur demande par une pétition; cd le duc fui déclaré traître, et tous ses biens eonlisqués au prolit de la couronne 3.

Le lendemain (25 sept.] îa confession de G lou ces ter, reçue par SJr " ù\iam RiekhiU, fui lue en paument, Il se reconnaissait coupable d’avoir obtenu la commission de régence ; dos’èirc présenté avec une force armée devant le roi dans Westminster-îmll ;

ava*r ouvert les lettres du roi sans permission : d’avoir parlé outrageusement do lui devant témoins: d'avoir employé les mc-

P*rL 111 f '^T‘I la». D ou il est èékm que in uoid te- binrécbïü SJ? % el W t\u un n dit dus insultes finies mr lui nu priiMfriur

lors de 1 excuttOun ne saurait Être vrai* Wids. 1 }

üutfftrfï? %**&** *"*¥ du rè{ine m\xantt on lut mi nurtomi* mvpitnw 25.W11 lJ "V ont* L'onfLStiion sans ««ment- de luliu ifelî, düiùtatimi© du w«nk. dt* Natunghain. ildisiut* un on lui fiüsftifc dire. fui 'un jour, vu ^ptetubre

MZ "T éià îïïif*é ^ h Sptd appelé r Spï;

tre,ïl1? * à™* ladwidiiü* domestiquas du roi vt ,la eointe deRutiimd; tL,ls 1 m>m , «ft haut, lui avaient en tmillé û’dàrtm-r (diereKer us»

£ Ziv- Ul> nUf tulu Hu 'I nîlfl-H mourir* el nu'» pris le cftpirt du nrélro. ils iWciitmi un ! ^ d<stt* mpvlwgnptfstàtm du dvpratu.t et du tmis mtv& Anultdi

LLïïM* VJt H1» «*“ f»} ODudaume et exèrutê immedinttiucm ^ SsuS^- H «fi** W*K to"*nt miü&s, Quoique huit menues fusiXSÏÏÏÎf® JraJV ép^fe'tfOi1 * eumme ayant eu >mri û ce Un| s passe, KSllï ^ Si noiutreflédii^iTai tout uSjràt

cï , n n lftire t'roirt' n Ktëhiml «tnii l'auteur de h. murtda Cülii-

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d* Ildd. IÎ7S.

P* Ui&TOiUtl b'AiXGLKTËftHai.

pour Le décider a condamner sir Simon Burley : d'avoir consulté pour savoir s'il ne pouvait pas retirer son hommage: et devoir conspiré avec d' autres pour déposer le roi, mais seulement pour quelques jours, après lesquels son iulen lion était de le replacer sur le trône! Il protestait, toutefois, que depuis le jour m il avait prêté serment à son neveu sur le corps de Dieu h Lungley l, il lui avait toujours été fidèle, et concluait en res termes; « C'est pourquoi je conjure mon seigneur lige et souverain » le roi de vouloir bien de sa haute grée© et bénignité me rcce- » voir en sa merci et grâce, comme je mots ma vie, mon corps el » mes biens entièrement è sa volonté, avec autant do soumission ï> cl d' humilité qu’aucune créa Litre peut ou doit le faire envers » sou seigneur lige. Conjurais* liaute seigneurie de vouloir bien,

» au nom de la passion que Dieu a soufferte poux tout le genre » humain, et de la compassion qu'il eut pour sa mère ©tant sur » La crois, eide ïa pillé qu'il eut pour Marie Madeleine, daigner » avoir compassion cl pitié, et me recevoir en sa merci et grâce,

» comme il a toujours été plein de merci el de grâce pour tous w ses liges, et tous autres qui ne lui tenaient pas de si près que » moi, tout indigue que Je suis* » Avec quelle éloquence il savait implorer merci pour lui-même, lui qui men avait jamais accorde j aux autres I

L’archevêque de Capterbury trayait pas repris sa place au parlement depuis sa mise en accusation. Son absence fut attribuée a u u conseil perfide du roi, qui, craignant l'impression que pourrait faire son éloquence, aurait feint d' être son ami, U aurait engage a ne pas irriter ses ennemis par sa présence, et lui aurait promis de , le protéger contre leur ressentiment 3. Quoi qu il en soit, des que ! la confession du duc de Glmt rester fui lue, les communes requircnl jugement contre le primat- Blcbard déclara sur-le-champ qu’il s’était reconnu coupable* et s’était remis à la merci du roi; ci ou prononça une sente» cd qui le bannissait pour la vie, ei confisquait son temporel au profit de la couronne. Ànrndel sc ^

1 Ce siuîmentVatL 'été prêté jdU ans auparavant ' Hnt. PurL i l , Jlmi ^ t» wnmqav, parce qudqUfci écrit;*» ■jpjqwsflnt t|ue tû «OnfeSàia» dudm. J jgg il dcsévàéCûSntH T^ùnU, todis «uV le ^ raWj«rie

.Lu»* lu* finîmes \m et Vtin. Richard fit dire Am JiteMi S *

toutes les ogUiics jîd^àjïialcs, parce <ju iMivalt üoiumô s*» trahison ü ti - v repenti avant tfl mûri, vlèis oj Coitn. i, 7I>.

* K«t. Pari. 37!!. I. W d>vtÿ raanlnvé les wauM dSÉpBnn d'- Biirlcv n V-st point l» cnnfiawon , mais fut plna lard «jouit du vive voL\ par Rick liill. "Ibid- et Jl3l- X Ibid- m.

( ; i i apitre t;ii\y LiÈôiE. 34 i

retira on France : le pape, après? quelques négÀtâftfiûnè avec RiehanL h transféra, proimWementi son insu, au siège de SamL- Amirews ; et Roger ÂValdeu, doyen d'York et trésorier de la maison du roi, lui sucééâa datifs Varchevûc lié de Canlerbury *.

Lecomte de Warwick fut ensuite amené ?i la barre de la c-hainbre |28 sept.]. U s'avoua coupable ; mais la sentence de mort fut é on nu née en exil, et on lui assigna File de Man pour résidence. Le lord Lobby m fut convaincu aussi sur F acc usa ticm des cocuinüiiès, et coiidanmé b passer le reste de sa vie dans File de Jersey. Le lord Mortimer, qui s'olait réfugié dans, une des tribus irlandaises, fut mis hors la loi

Que| qucpûL èirelebul do Richard, quecefût sa sûreté ottsa vengeance, ü faut avouer que la marche suivie dans ces procédures fut illégale eMnjusüfiable. Le roi viola non-seulemeni les pardons qu'il avait accordés autrefois, mais les termes de la proclamation qu’il venait de publier. D'un autre célé, le concours des princes du sang est une forte présomption qu’il y avait eu quoique chose d extrêmement criminel cl dangereux dans la conduite de Gloucester. Ses neveux, les comtes de Somerset et de Rutkmd, éUueiil deux de ses accusateurs; ses frères, les ducs de Lancaster et (l Vork, [h ire ut parta sa eu nrla ni nation ; et lo premier prononça i lié me contre lui la sentence de trahison. Pouvons-nous supposer qu’ils se Seraient tous unis de la sorte pour déshonorer ot punir leur propre sang, s'ils n'eussent été influencés par un autre motif que lo ressentiment du roi pour une offense commise et ï» @ on né o dix a n s a u para va n t A ?

b Mat, l'urL Hat. Dapivs yn dncuinimt qui üù Uüvirc dans Wilkins Cou . m. et qui, s'il est mithyn tique , doit avoir ronti-mi les insttniotion» du toi h se s. envoyés, Il paru Lirait que Richard trouvait Saint- Andrews trop près de ÇAnglo- .F 11 j'Oil neanmoins iWts Hymn^ vui, 31. qâ'ii consentit iila tnttwlutioa. g. nui , Pm'L t'obhriiii fut couda nmd eu janvier . .le fuis menti an de

lui inaiulemmt, uLîii qit« toitlrK leii euiulaniintiiaini pn^culà lu fois sou* les vous: Un lecteur.

a. Jy rmïs avoir dmamrrt quelques tmres d'iuimititî filtre le due tb LanlUai j"'* e du duo de (î loue ester nvniil cette époque. Dans le parbitiétH de I‘ç 1 F rnnitc d’Aniudd , intime ami de Üloucester , dit ua roi que cerlarms

vimsei lui pesabm tellement sor te ettuir. qtÇen eeustsleme il ne punirait les lui caeber : ] t j u jj le due dé Lancaster m: promenait souvent bras îensuS bras iU‘savec- la roi. qui même portait su livrée : ûm qu'au conseil le duo jmr sa huuteur eüi|»èidjtiit Scs autres de donner leur opinion ; .'J* qu'il avilit obtenu le don de '^iir-nne au préjudice du roi ; 1 qiCÜ avait reçu trop d'arpent pour son vovngu o' que so conduite dans les ne^oeixitions relatives a la paix était okP - i lïidmrd jtmiih son oncle; et par arrêt du parlement . Annule! fin in,"£e de faire au due 1 excuse suivante : Sire. püisquM semble au roi et aux autres lords, et de plus, puisque vous êtes si tari mécontent et fâché de mes paroles, je bs rétracté, et je supplie votre bonne seigneurie de inc tenir quitté ' ne votre nuiwtidtuii rowidùtimout1. Rot.- Ptu'L ni, 413. 314.

3iî HISTOIRE D’ANGLETERRE.

Il est 'a remarquer que plusieurs pairs qui siégèrent et volèrent dans ce parlement, avaient pris part aux actes mêmes que l'on taxait maintenant de trahison. Le duc d'York, l'évêque de Winchester et Richard Scrope, avaient été membres de la commission de Gloucester ; les comtes de Derby et de Nottingham avaient été deux des cinq qui avaient accusé- de trahison les favoris du roi.

La condamnation de leurs anciens compagnons ne pouvait manquer d'éveiller en eux les plus sombres appréhensions; et après I ce qui s’était passé, l’expédient auquel ils eurent recours n'était pas fait pour leur rendre la sécurité. Richard déclara en plein parlement que, bien que les trois premiers eussent été nommés de la commission, ils s'étaient toujours conduits en fidèles et J loyaux sujets; et que les deux derniers, quoiqu’ils se fussent d’abord laissé tromper par les fausses raisons de Gloucester, < avaient donné une preuve convaincante de leur loyauté en 1 abandonnant et en revenant h leur devoir h l'instant même où ils ( avaient reconnu sa trahison. |29 sept.] 11 créa ensuite ses deux cousins de Derby et de* Rutlaud ducs de Hereford et d Albcmarlc, ses deux frères utérins, les comtes de Kent et de Huntingdon, ducs de Surroy et d’Exeter ; le comte de Nottingham, duc do Norfolk : le comte de Somerset, marquis de Dorset; les lords Despenser, Nevil, l'ercy et W illiam Scrope, comtes de Gloucester, de Westmoreland, de Worcester et de \Y iltshire. Puis il ^ prononça un pardon général dont furent exceptés ceux qui avaient pris les armes contre le roi dans la onzième année do son règne, non, toutefois, sans espoir de rentrer en grêce, pourvu qu'ils le demandassent dans un délai de huit mois. Pour donner plus de stabilité 'a ces mesures, il fut décrété que tramer la mort ou la déposition du roi, ou lui retirer l’hommage qui lui avait été fait, » ou lever des troupes et marcher contre lui dans le dessein de faire la guerre dans l'intérieur du Toyaume, étaient et seraient réputés actes de trahison ; que tout jugement, ordonnance ou déclaration faits dans le présent parlement, auraient â tout jamais pleine force de statuts ; que si aucun homme tentait de les modifier ou de les abolir, il subirait les peines de la trahison; et que les lords spirituels et temporels jureraient de lus observer; que leurs serments seraient enregistrés à la chancellerie; et que les prélats excommunieraient tous ceux qui, en public ou en particulier, agiraient contre. Le dernier jour delà session, les pair? I prêtèrent serment; h la requête du roi, les membres des com- i mimes étendirent la main droile pour montrer qu'ils le prêtaient I

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