‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 176 sur 327 · CHAPITRE CINQUIÈME. W · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME. W

aussi; et alors le lord Thomas Ferry, que les membres du clergé avaient désigné pour assister comme leur fondé de pouvoirs, jura au nom de ses commettants 4, 11 est difficile dé comprendre quel fond I ou pouvait faire sur de tels serments. Des hommes mêmes qui juraient en ce montent, la plus grande partie avait juré le contraire dix ans aupara vant ; oi de même qu'ils violaient ce premier serment, ils violèrent le second avant que deux années se fussent écoulées. Le parlement fui prorogé pour se rassembler de nouveau h Slirewsbury après les fêtes de Noël Ces actes révélèrent le caractère réel du roi. Le secret qu’il avait si longtemps gardé sur ses projets de vengeance, la dissimulation avec laquelle il avait'aeeumulë les faveurs sur ses victimes désignées, et ce mépris des formes légales et des principes de justice qu'il avait déployé dans le cours des procédures, étonnémit et épouvantèrent non-seulement lès anciens adhérents do Gloucester, mais tout homme qui avait jamais encouru te déplaisir royal. Le duc de Norfolk occupait, du moins en apparence, une haute place dans la faveur du roi; mais sa conscience lui rappelait toute la part qu’il avait prise aux actes politiques de la onzième année du règne : il savait que sa répugnance b. so mêler des dernières poursuites avait olîensé 3 ; et il nourrissait le soupçon que les honneurs auxquels il avait été élevé n’a vaioiu pour ii ut que de L aveugler et de le faite tomber dans le piège. Des anciens lords appelants, il ne restait que lui et le due de lie refont. L’ayant rejoint par hasard sur la route de Brenlford à Londres, il s’ouvrit îi son ami, lui expliqua ses appréhensions, et lui indiqua les membres du conseil du roi qui lui étaient le plus suspects4* On ne sait si Hereford divulgua imprudemment ce

1. Rat. Port, ni, Stai. <>/ Rca Itn, ij, 05-1 U7. Je mis qup lester-

ffOfjîirfs aæQinptz appelées Jetant Le conseil pour payer ont,- amende 'Atts af C-ouiic i, 75,70), üjâieiulfis lionnes menti ou ne es cj-dussu* comme exceptées du pardon. V oyms Rvm, vm, W.

V. Jbîd. 351Î-3SU. Je supposé que 1c parlement jurait été prorogé à cause de 1 absence du comte de Murclt, héritier présomptif de la couronne, qtii «'tait lietilentiJit du rnï eu Irlande. Tout le monde di^imit ijuTÎ donnât son cèûSwntéménl aux derniers actes , et -Richard lui expédia t ordre péremptoire de se trouver à Mirew shury . Aucune oxcubù ne serait admise ïlvm. vm 1 21. 15 oct, h il obéit, et des que lu session fut ouverte , il nrdto le serment qui iivnil déjà été prêté par j autres pairs Hat. Pari, m, 357 J, et concourut aux dÜfc rentes ratifications üe tout ce s+êtmt pusse un son «bsenee,

a. Rni, PtirL m* 3&3.

4 y°ici quelle fut cette couversutiou. d'après le rapport de Hereford . — Noub sommes sur le point d’être perdus, — Hcrrj. Pourquoi donc? — A cause de l'affaire de Rndcotbrldge. — H&ref. Comment rela se peut-il f puisqu’il nous a par donne 1 et a déclaré en parlement que nous nous et loua cou-

WSTOlR \i 1TÂJVG LETKIUl h.

SHBcrel, eu ± ü le dévoila clandestin etnqnl h iliehard : mais il rmit Tordre de se rendre près du monarque h Haywood ; fut sommés au nom de sou serment de fidelité * de communiquer toute la conversation au conseil > et tut renvoyé avec injonction de Comparai 1rs devant le parlement et d’en soumettre toutes les parlieu Tari lés h la connaissance do ce tribunal*

Au jour marqué, les trois étals (car les procureurs du clergé étaient présents) s’assemblèrent a Shrewsbmy ; ot leurs mesures furent empreintes de la môme soumission l\ la volonté du monarque cl du môme mépris des libertés du peuple qu’ils avaient rnojdrès avant la prorogation {57 janvier 1398], l°Sir JolmBiIsSJ:, l'orateur, demanda que les actes du parlement de Gloucester, dans ta onzième année du règne, fussent révoqués. Comme préliminaire, les juges et les avocats furent introduits, et on leur commanda de donner leur opinion sur les repenses laites par les anciens juges aux questions qui leur avaient été soumises a Nol- Imgham. ils répliquèrent unanimement qu’aux mêmes questions ils auraient fait les mêmes réponses Immédiatement les lords t le clergé et les communes, donnèrent séparément leur üssentimcïiC et tous les jugements, ordonnances et statu is du parlement de Glu uc ester furent révoqués [29 janvier]. T 11 était évident que Pacte qu’Hs venaient de faire pouvait être annulé par leurs successeurs aussi aisément qu’ils avaient annulé les actes de la onzième année du règne ; et Torateur demanda le lendemain que

ikirs en bonn et tuyau* sujets ? — Xi>rJ\ N'importe t notre mn sera semhl&blü ii celui des autre» qui nous ont précédés. 11 nnguleru rei acte. — Tl senül

vraiment étonnant que le roi, uprés avoir ainsi devant le jn‘U [>le , le lit au* lUikr. - îï&rf. C'eût misai un monde éternuant et liîon faux que celui ou nous vivons: cm* je sais que srins ooriftîuû# personne#, mv lofd rte Luncjnttar votre pôro et vous-même vous auriez ôié pris ou lu»1- , lorsque vous nlukcs a \\ imlsttr après te pnrlonnint, Lfitl duca iTAIbbanarle et d’Exeter, et tu comte ne W m-GWter et moi, nous nous sommes (Uïgapié* h ne jnmaiaeori^Uttr si tu perte amieum tord s^ins une ju^to et misnmmbte rîiuse. Mais ru nuhîhanl projet rippiirliunt nu due de SurréTt aux comtes dftWlltthire et rie SaUsliürr, qui mit attire n eux le comte de Gloudeslcr, Ils ont jure de perdre six tords , le# durs de Lnnensjur, de Hereford, d’Àthcmarle et d Esetur, u- trmrquis de Dorsoi ut mo i‘f et do fane imsser ta eondtinmaliou de Thomas, comte de Lancaster, ce «pii tend u nous dépouiller, nous et bien d'autres, — Hrrt'f. Dieu nous en préservé . Il serait b -eu étonnant «ne ki roî doiimll son assentiment a de pareils desseins. Il me lait honni) mlUA4 ut n promis d'être pour moi vin bon seiprucur. Oui, il n jure* par saint Edi nuira d’être un bon soteneur pour moi et pour lus autres. Xbr/. Il mu t ri jure aussi et souvent pur le corps de Dieu: mai» je mi m on Ge pas plus jl Un pour cela. U Cherche a faire entrer te tûtate du Mardi dans le plan des qmim tords pour dtin lire tes tmttes:. — tferèf* S'il eu est ainsi , nous ne pouvons y us nous ber a i-üXr - Km*f. ï’eflaiiifinent lion. S’ils nu peu veut juis accomplir Rtniii tenant leur profit, ifs parviendront il nous détmire du us nos ionisons dans dix ans n ici* Bot. Part , tu, :m -38?,

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