‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 193 sur 327 · CHAPITRE SIXIEME. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIEME. m

pendant un temps limité et à leurs propres frais 1 [9 juin], Henri somma toutes ! es personnes en possession de salaires, gages ou annuités, accordés par Edouard l U, le prince Noir, BU diard 11 ou le due de Lancaster, tie le rejoindre à York sous peine de confiscation f 15 juin] ; et des rives de la Tyne il expédia [6 août] des hérauts au roi Bobert et aux barons d'Ecosse, pour leur commander de se présenter devam lui au château d'Èdimbourg, le 23 aortf, et de luf faire hommage pour la couronne jd’Ecosse et leurs différents flefs> Il marcha Jusque Leiîli sans opposition; mais le château d’Edimbourg était aux mains du duc do Roiîisay, fils aine du roi, qui tourna eu dérision la pompeuse prétention de son adversaire, et offrit de dérider la querelle par un combat d'un, deux ou trois cents Brossais contre un nombre égal de chevaliers anglais - [22 août], Henri reçut la proposition avec mépris, et attendit pl usieurs jours l'arrivée de farinée écossaise sous les ordres du duo d'Albany, qui remplissait les fonctions de régent pendant l'infirmité du roi, Alais te duc était trop prudent pour attaquer un ennemi qui était déjà vaincu par la famine ; et les Anglais avant consommé leurs provisions, se retirèrent h la hâte en deçà de leurs frontières. Ce fut une expédition sans utiliié m gloire; mats elle fournit ajj roi une occasion de témoigner aux siens età reunemiune médéraMonlnconFiTie dans jes annales des guerres dv Ecosse. Pat; liumanilé ou par politique, il s'efforcait de tempérer les horreurs de rinvasion; il accordait a 1 instant sa protection à tous ceux qui ia demandaient; et ta bannière royale déployée sur le clocher tf une église ou# tourelle d un château, gmantissail le village et ses habitants de In violence et de la rapacité des soldats 3.

éiais ï’atteaiian du roi fut subitement détournée de l'Ecosse ^ir la principauté de Galles, où, durant son absences rcLeuda?d e l ip1 dépendance avait été déployé par Opat communément appelé < lwen Glendower ou dc.Glcndowrdy. Cet aventurier avait dé élevé « comme agprenli do la loi ; » avait ensuite servi comme ecüyer le comte d'Aruudel; et de lu maison de ce seigneur avait passé an service du dernier roi, lors de la campagne (H rl an de L ^lus im}U H prétendît prouver sa descendance en ligne directe des anciens prïnçes de Galles ; s'il aspirait maintenant à un rang

}' Bjïa. Vîht 19", jJkfr of Coup, i,, 1Ü4.

* If UH, 155, 157,

3, Pordün, %v, IX,

1 0tte^- 230, Lcl. Coïter. ii, 310. Wa SM.

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|illis élevé que ceLui r|iif>sa fortune «■emblaïllui c'était que

l'iiijlistice provoquait. sôn réssérçlinrent, et qie la satisfaciicm de ce ressentiment ouvrait h son ambition une nouvelle et aUravanh! perspective. Il arriva qium rirthe et puissant voisin, le lonl tfiev i] o R ül h y n , s' a ppro pr ia sans fo ç o n une p ort i Ô n ton $ i de râble du patrimoine d'Owm ; el le Gallois lésé démoda réparation au rai eu pariemont. 11 n1 était pas très-probable qu'un pauvre panisau de Hîcbard renq^rlevait sur un adversaire puissant et eu faveur; mais les termes dédaigneux et msrillanfs du refus ajoutèrent i) l amertume du désappomtemetil . Owen n’était pas liommoà

subir patiemment un affront- S’il réveilla en ce moment I esprit vindicatif do sés compatriotes, mi s'il ne lii que profiter de ï occasion que lui offrait une insurrection précédente, la chose nést pas facile à déterminer ; mats les indigènes fondirent tout a coup sur les Marches anglaises , el peu de jours après Uwen parut a leur tète $0 sept.]. Le roi le déclara, traître, et confisqua ses terres au profit du comte de Somerset : mais U* i -nüois répondit a son souverain par un déh, et so proclama Légitimé prinee de Gmte [8 nov.l. L'expérience prouva que l>spril d'indépendance vivait tou jours nu cœur des uuligoucsi A Finsfiml et, sans examen ils admirent la prétention dç GlendoWer ; des Aventuriers accoururent de la capitale, des universités ot des parties les plus reçu Uses du royaume, pour combattre. sous son étendard', et les Golims i w livrèrent t l’espérance de pouvoir, comme les Ecossais, rétablir !’ indépendance de leur pays5. A ce prétendant, Henri opposa, avec le litre de sonlienlonnni. son propre tils, te prince legitim? de Galles. Ce jeune guerrier pénétra dans' la vallée et livra mu llammes la maison de Glemlowcrdy; <>wen, cependant, du hwt des montagnes épiait avec sang-fmid les pas de son impétueux adversaire, et. dès que celui-ci .fut parti, il répandit scs troupe dans les Marches, fit tira une ample et satisfaisante vengeants des ravages que le prince venait d exercer. Trois fois eu dent ans Henri mena contre les insurgés dos forces considérables, J trois fois il fut déjoué par la tactique ptatAl que par les armes de son antagoniste, qui, se retirant dans les montagnes, laissait G envahisseurs lutter contre la rigueur de la saison et les aspenw» du pays[lA021, l’eu î. peu, Glendower prit une attitude plus lit* die. Son premier adversaire, le lordGrey, fut battu par lui et f.

î, < Scurri iradipeîes. - ISff. Coll, u, flirt,

3w Holh, m, 437. Byiu. ¥111,473; 473, 173.

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prisonnier par lui sur les rives du Yarmvày; ot sir Edmund Mortimer éprouva un sort semblable dans une bataille près de Knigittort dans le Radnorshire jiâ juin]. Impatient de réparer ces pertes, Henri rassembla scs trou pas à Shrewsbury, les divisa on trois armées commandées par lui, par son fils aîné et par le comte d’Àruudel , et on valut les Galles de trois côtés h la fois* Mais la force et l'adresse ne servirent a rien. On ne découvrit aucun ennemi en plaine : les .rieur combattirent en faveur des indigènes: la pluie inondâtes vallées ; la tente du roi fut arrachée de terre et emportée dans un orage; et le monarque, convaincu quiï était inutile de lutter contre un homme qui pouvait appeler a son aido tes esprits deTabîmc, revint honteusement en Angleterre K

Han? rintervallc, Henri avait contiélc soin de la guerre d*Erosse au comte de Nonhuniberlund cl à son fils, sir Henry Percy, eu «Holspur », gardiens dest'Marrhos de l'ouest et de l’est. Il fut informé par eux qu'un A ngisjs inconnu venait d'ètre reçu a la cour d hcossé sous le nom de Richard jHanhigenet, roi d'Angleterre. [9 mat.] Pou do temps après, des lettres de ce même individu furent apportées aux principaux amis du monarque déposé, avec rassurante que Richard lui- même passerait la frontière h la lête d’une armée écossaise, le jour de la saint Jean -Baptiste, Cette nouvelle excita la vigilance du roi. H publia proclamation îjur proclamation [5-15 juin] contre les auteurs et propagateurs de faux bruits; et ordonna défaire H tous les tenanciers de chaque shire, dans la prochaine cour de comté, un exposé de la tyrannie du dernier monarque, et de sa propre détermination de gouverner selon les lots. Puis des arrestations et des exécutions eurent lieu : sir Roger Clarendon f fils naturel du prince Hoir, neuf moines franciscains, dont Richard avait toujours protégé 1 ordre, et plusieurs au 1res personnes dans différents endroits, subirpiit la peine barbare delà trahison. Henri, par ces rigueurs, intimida ses adversaires; mais les proclamations produisirent une moisson si abondante de charges et de poursuites, que pour rétablir la tranquillité domestique, il se vit force de revenir sur ses ordres précédents , et de restreindre le délit feux paroles qui provoqueraient immédiatement h la rébellion -,

v}t'„L£: Cùl} "i aïo, ail. Oiterb. 330, 3S1, 334, ttvm. vin, IBS, léT, I&l, m p?.r Les oateftflès [i ûrtàtftie iiicrnviibk-s , Mu imx cadaTies

car j ls Éjwllmsos, peuvent sq voir dans WakmghHtn, 305.

ÿ’ Hjui. ¥111, 253, 2ül-2tï3, 388. OUerb. 331.

$7$ HlSTülKh b'AAGLbTERlUL

Mais quel était Findividu qui avait entrepris de se faire ainsi passer pour le monarque détrôné ? ChisLorion écossais nous fait un récil romanesque d'un vagftb on d anglais que ies«ourses a menèrent dans la cuisine de Donald, lord des lies* qui y fui reconnu pour le roi Richard par le fou ou bouffon do ce seigneur, et fut* en conséquence de celte découverte, conduit h la cour d'Ecosse1, Celte allégalkm parait peu digne de foi : cependant il est certain que le duc d’Albany, qui tenait les rênes du gouvernement, au nom de son faible et facile frère, remit, vers celte époque, un Anglais aux softs du gouverneur du cbâtêSh de Stirling, ‘aveu ordre do le garder en détention honorable. U planait sur œt étranger un mystère dont peu de personnes savaient le mot. Tout ce que les plus curieux avaient pu apprendre, c’est qu’il prenait le nom de Richard 11, cl que, dans l'opinion de ceux qui le survcill aient, ses manières trahissaient de L’imbéCilliLc ou un dérangement d’esprit *

11 était de la première importance pour Henri de découvrir. la véritable msieire de cet aventurier ; et au bout de quelque temps il fut eu étal d'annoncer que cet homme était un idiot, nommé Thomas Wnrd de Trumpington, el que les lettres revêtues de son sceau avaient été composées et expédiées par Série, chambeÜai du feu roi. Un messager, probablement Donet, à qui avaient été confiées ces lettres, tomba aux mains du roi, el ensuite Série lui-même fut attiré dans le piège par sir William Clifford. Celait de ces hommes, disait-on, que Henri avait obtenu tous les détails du coftploL Cependant Serift ne sauva passa vie par cette révélation ; il fut envoyé a Londres pour être exécuté; et, pour plus

L lit'&tiieV. JFar/ii/w, 1133. Gondall's, nT 4S?.

S. C'est ce que tiüum dit un témoin plus ancien et irrécusable, VVyiHO^rt, dans «n €hnmijkf,î ~

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■ Qu'il eut été rm eu non,

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A T» tnanlèn? d ut il se coniçortid^ il avait Pair Souvent ffètre k moitié imbécile ou égaré. ■

Ye qwiiilk deii n bcgpr und ont of bis uuuid, and wm erditi yo bhk frer* of Strivilinp. 11 mourut mendiant et fou. et Tut enterré un y BlurE-irlflis moitié noirs) de Südinn. ■ Ve Yngliss Cran tble, ïn Anteal. xxT 127, unie- AlbttnV enoiptn pour soit dépensé?; 1 00 mures parmi, «|ui taiiiefpis ne lui iuretu point alloués. Lu connue rveout pas forte pour un rcri d' Angleterre. 18 i d’Ecole faisaient mui livre mterliüg*

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