‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 195 sur 327 · I. Ford* iv, 13. Acte o/Ccua. i · texte numérisé non relu

I. Ford* iv, 13. Acte o/Ccua. i

:tst» mSTOir.lv mANGLIiTEKKU.

d’Albany. À la tète de dix mille hommes ïf élite, i! traversâtes Marches, et répandit les désastres de In guerre sur les «leux rives de la Tyrie. Mais 1| comte de Norlhumberiami, son fils Henry Percy, surnommé Hotspur, et le comte do Mark, assemblèrent une armée sur les derrières des pillards, et attendirent leur relou r a Mil lield , près \Y ool er * L‘ n o g ra 1 1 do ôl décis ive ha t ail le fui livrée le jour de reMtation de la Sainte-Croix [ltf sept,]» Les Ecossais occupaient la hauteur de ïlomildon ; les Anglais, l éminence opposée- Porey ordonna à ses archers de descendre dans la vallée* «Toit fis déchargèrent leurs tl échos avec tant de force et do précision, qu'ils provoquèrent Uuuglas h s avancer avec ses hommes dermes ol a essayer de les disperser. Les archers se retirèrent lentement : et faisant halte par intervalles, ils arrêtaient par de fréquentes décharges ta marché de fennemL Douglas reçut six blessures, et tomba de cheval : les plus avuneèsol les plus braves de ses compagnons éprouvèrent le même sort ; et le reste, découragé et on désordre, s'enfuit vers la Tweed. Beaucoup périrent «m essayant do passer cette rivière ; et il en resta huit cents sur le champ de bataille. Parmi les blessés et les captifs étaient Donglas lui- même, Murdar Stewart, fils et héritier du régent, les comtes de Moray et d’AiigUs, deux barons, quatre-vingts chevaliers français et écossais, et un grand nombre de gentilshommes des premières familles de P Ecosse, 11 est h remarquer que, dans cette bataille, les hommes d'armes anglais m tirèrent pas i épée*. Elle fut gagnée par les archers seuls, dont la force et l'adressa! supérieures étaient depuis longtemps reconnues de toutes les nations do T Europe L

Lu comte de Northumberland se rendit au parlement suivant avec sou prisonnier Mordue Stewart et six autres captifs, trois chevaliers écossais, et t rois chevaliers français. Ils furent présentés a Henri, dans son palais de Westminster [20 ort.j. Us sageu-uiillèrem trois fois a feutrée de la salle, au milieu et au pied dulruïte: là, sir Adam Fors 1er, par ordre de Mnrüac, s’adressa ainsi au roi : « Très-excellent et redouté prince, mon soigneur, qui est ici présent, ni a chargé de vous requérir, tant pour lui que pour ses compagnon s, de les traiter honorablement et gracieusement, selon la loi des armes. » Henri répondit froidement qu’ils étaient les bienvenus; et Fors ter .continua eu 1 exhortant à épargner une nouvelle effusion du sang chrétien, et è traiter dû

L U ua b. £37. Ford, xv, I L llym* u. -b.

chantue sixième* aw

ki pÿ ix avec sou seigneur, qui àvail été muni do pleins pouvoirs à cet effet. Mais le roi reprocha h l’or a leur ses anciennes ruses ei sa duplicité, alléguant qilëF sans les belles mais trompeuses promesses de Forster, il ne se serait pas retiré d'Edimbourg dans sa dernière campagne. Se tournant, louteïp^yers Murdac§ il l'exhorta h supporter sa captivité avec résigna tio'n* et a se rappeler qnil avait été pris comme un vrai chevalier sur le champ de bataille. U leur dit alors de se lever, et les invita h dînera sa table \

L année suivante fut signalée par une tentative des plus extraordinaires. Le lecteur se rappellera que le lord Grey et sir Edmond Mortimer étaient prisonniers de guerre au pouvoir d'Owen Glendouer, Le premier* avec la permission du roi, raeheia sa liberté moyennant dix mille mares; le second, lorsqu’il sollicita du roi une faveur semblable, essuya un refus formel. I di raison de cette différence pe pouvait so cacher, Henri n’ avait rien à craindre des preten lions de Grey ; mais Mortimer comme onde, d par conséquent comme pmtectenr nalurd du jeune comté de V I a rnh , ét a i t, u n i>b j e t d tj m é f lan eo* Hem y Pc rev l q u i a va. i i épo usé, la sœur de Mortimer, renouvela la demande. Mais le roi fut inexorable. On rapporte qirü répondit que Mortimer était ailé de son propre choix vers Glendower, et* qintmsî aucun sujet loyal ne devait désirer sou retour : insinua limi que rnrgticil d'un Percy ne pouvait digérer. Mais Fanul ié entre le roi cl cette puissante famille était depuis longtemps sur son déclin. Les Percy croyaient qu il devait sa couronne à l'assistance q won lui avait prêtée dans sa detresse: Henri n avait point oublié que, s'ils lovaient osé, iis ^ seraient opposés h sou avènement : ils réclamaient incessamment de fortes sommes d'argent qui leur étaient dues pour la g-urrie des Marches et. les dépenses de la guerre d'Ecosse; et lui, ïoit impuissances soit mauvaise volonté, ne les payait que rarement* et seulement par polîtes portions et à de tardives échéances On ne sait pas comment leur mécontentement s’aigrit pat degrés au point d'éclater en rébellion. Mais leur ardent désir d obtenir la délivrance de Mortimer donna lieu h plusieurs m&amena une entrevue personnelle entre Gtendower et

Page 1