‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 204 sur 327 · Rpt- Pari, m, ooïi, an · texte numérisé non relu

Rpt- Pari, m, ooïi, an

cmisiTJlE SIX1É3U.. M3

fordwest fut sauvée par le comté d Ltrundel, et le roi at rourni au secoure de son iils; mais il ne-s’ëhsuivit aucune action importante: Henri se relira après avoir perdu cinquante chariots qui portaient son trésor et ses provisions: cl les Français, ne pouvant subsister dans un pays dévasté, sVn retournèrent dfez eux1*

Çed arriva avant la chute de Kmrthiimberland; lac essai ion des insurrections en Angleterre laissa au roi la liberté de diriger son attention sur la guêtre des Galles, et de fournir h son infatigable fils tout ce qu'il lui fallait d'hommes cl de provisions. Les prngrès du prince, quoique lents, étaient constants. Au bout do quatre années, la division méridionale des Galles s'était entièrement soumise. Los indigènes du nord, découragés par leurs revers, abandonnèrent insensiblement rétendard de G tend ow or; et ce chef, effrayé de voir son ennemi avancer toujours, ordonna h la plus grande partie de ses forces de fondre sur le Shropshire, et de ravager le pays mm la conduite Blices ap Du et de Pli il pot , Scudamore. Elles furent défaites, et leurs commandants subirent la peine de la trahison. On nous dit que ce revers abattit le courage d'Owtm, qu’il erra pendant quelque temps dans les monlagnes, et qu’ensuife il se rend il, sons nu habit de berger, ehCK sa bile, à ftloniiigton, dans le Hereford s h ire, ou il resta caché jusqu a sa mort. Mais ce récit doit ôlre erroné. D'après plusieurs ordonnances, qui existent encore, il parait qu i] trouva moyen de prolonger la lutte dans les déserts et les montagnes du Snowdun, longtemps encore après lÿvénement du souverain 'suivant?.

Nous pouvons maintenant revenir ans négocia lions de Henri avec les puissances étrangères. O fut pour lui une circonstance [ort heureuse que Charles restât pendant nombre d’années sujet ü des accès de folie, entremêlés de temps en temps d'intervalles lucides , et que lé gouvernement de ce royaume fut divisé et troublé par les vues ambitieuses et opposées de deux puissants princes, les ducs Bourgogne et d'Orléans. Le premier soin de CbaT-les a l'avénemcnt de Henri avait été d'oblenir la restitution d Isabelle : quand il y fut parvenu, ni le roi ni ses ministres ne ürent un secret de leurs sentiments réels. 11 n'y eut pas sans

I. Evin, vît e . m .ni», m* Ott*rb, 358: Walu. 37 fl. 874, Montre!, u la. oj Cotm. j , 24ü.

pnî’ V|,ÎFf -83.330. Ln dernière de ces urdonnam-es cstune

j.DnimLssmn donné? pur Henri V h datée du M février IWT u sir Gilbert Tda„\ lriliîfvr avec Mmdith, (ils de Glendower, rebll veinent it la âounü&âon ü- 5jv« ^titres 1't‘bçUt‘s de li nlles, s'ils le désirai cm. D'après les itoO

■ IV, 377, il wst évident qui? Glunduiver lui-même ne so soumit jamais.

m HISTOIRE D A^GLBiaitRË*

doute de déclaration de guerre ni d’interruption des rapports extérieurs d'amitié ; mais les plus puissants des nobles français fitrent encouragés à insulter Henri, h pilier ses sujets, et h faire dos descentes dans les parties les plus exposées de ses états, A chaque plainte t ou faisait une réponse évasive on offensante; et pendant plusieurs aimées des commissaires des deux gouverne-1 monts s'assemblèrent et s'ajournèrent , se réunirent de nouveau et sü séparèrent sans parvenir a régler leurs différends. .Le plus entreprenant des ennemis ûü roi était W altéra n de Saint Fol, qui avait épousé une sœur de Richard* ü possédait de grands domaines et des charges lucratives eu France , et à cel égard était justiciable du gouvernement français; mais il était aussi prince do F empire, et tomme tel, il agissait eu souverain indépendant. Il crut on feignit de croire que (fêtait son devoir de venger le sorl , do son beau- frère, et te roî d'Angleterre reçut du héraut de Wai* îmaii le défi suivant fit) février ÏÆDjp : a Au très-haut et très* j puissant prince Henri, duo de Lancaster, moi, Wall cran de Luxembourg, comte de Ligny ot de Saint- Fol , considérant la pturenté. Fumeur et Fullinnco qui existaient entre moi et le très-haut elj très-puissant prînreJtïehnrd, roi d’Angleterre, dont j'ai épousé la sœur, et la mort de ce môme rot, dont vous ôtes notoirement accuse, et pour laquelle votre réputation est Heine , et en outre h grande honte et porte que moi et ma postérité do sa ligne pou-*! vous on éprouver a t'avenir ; et aussi rindignalion du Dieu iouk putssanl et do toutes les personnes raisonnables et honorables $t| jo ne m'expose pas pour venger la mort dudit roi à qui jetais* allié ; h ces causes, je vous fais savoir que de toutes les panières qui seront eu mou pouvoir je vous ferai du mal, et que je -vous causerai toute espèce de préjudice par moi-môme, mes parents : mes hommes et mes sujets, lant par mer que par terre* hors du royaume de France, entièrement pour les raisons ci-dessus rap*' portées, et non h cause d'aucunes hostilités entre mon redouté «I souverain seigneur le roi de Franco et le royaume d' Angleterre.

Et ceci, je vous le certifie sous mon sceau, h mon château èt Luxe m bourg, lo 10 février 1602,. » t’e dell fut suivi d'un singulier , spectacle. Pour témoigner son horreur de la perfidie du comte do Ruiîand, qui, à ce qu'on croyait, avait trahi les secrets dose» complices h Henri, les domestiqués de Wa lierait emportèrent par ses ordres, du château do liohain, lu figure d'un hmiitnë décoiv îles armes et do ht devise de Rutland, et au milieu de la nuit K pendirent h un gibet aux portes de Calais. Mais ses actes suivant*

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furent plus sérieux . Avec une- escadre nombreuse, il f.tbeaucoun de mal ans habitants de llîle de Wiglit ei de la cêlc méridionale de I Angleterre, [rois princes do b maison de Sourbon embarques pour b même rause, b ni lt rem la ville de Plymimtli ■ et l’a mira de Ümqgne balaya les détroits, et ramena comme prise dans les poi ls de France une grande carttque et quaMite-neuf bdti tuen t s plus petits, avec près de deux mille prisonniers1 Mats ce qui s'enfonça plus avant dans le cœur du roi, co fut le cartel qu il reçut de sou ancien ami ot frère jure- [7 aoilt Jèltëi Utuis , duc d'Orléans , pour combattre, avec cent chevalier* de chaque cite, dans les mardi es de la Guienne. Après un silence de P us de quatre mois , Henri répondit par une lettre [là déc. 1 ans laquelle il exprimait son étonndmentau reçu d’un tel cartel pendant la trêve entre les deux royaumes, et d’un homme qui vivre avec lui dans une éternelle amitié : il rappeai fl .ouïs qu ii était roi , et que les rois ne consentaient h se mesurer en combat, singulier qu’avec leurs égaux ; et il terminait v" disant qu il irait en Guienne quand il voudrait, et prendrait „'lr - aUtant. do vbevatiers qu’il voudrait , et qu’aiors son odm pourrait, si bon lui semblait, se mesurer avec lui de la rn mmere qu il jugerait préférable, et qu’il recevrait la satisfaction li U mer Un u. Cette réponse provoqua un second cartel, avec reproches de rébellion, usurpation et assassinat [26 mars lè03j. Aux deux premiers, Henri ne fit que des réponses évasives [30 avril].

1- Chronique d'Engutrrand dt Mmutrfltt, vol. j, f. 13, à Paris, 1596.

^0Ltit,Jr P*1,s* s<: une idée tîe cçs ctmtruU d’ami (if, îe rau

]Y i d<mne le lui t*nrvyn Inretju/l recul

et SïffilirS??» TiCe mxù du souverums et de urincei iMtreiits

niÉn pur Ip nt™ «ï? i le? intm'ts doivent pus être compre-

terin Usio h * bo n ff i Lt1v Vitt! * 4 cl11^ y «tiFAit toujours ot stm* in-

A't iri.in "j. * 4 iifïectio& de véritable fctLêiur énire h*s ducs du Laur^tHc «t

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iH de 1 mn ùt l*S**M** dtiis aïuïs et partiaux de et | en-

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•fijiirr 1Vuh^i temps et ou. tout fieu, en toute chose et aJEsirà, chacun dVui S* l'avajjfcâgd, L'Wmcur et te*

tien Ihntmîn " *ïürül1f $ v dlli pomment et soigneusement,

de discordé jP p ^'^rablemcnt Lt dignement: qu'eu temps ot eus

Wer 1 { 1 î dh* ewrre - ils t^Udcront et ne défendront Vml l'mitpe, lÉ5vo1oj£ g * WW* et contre toiw prS

cunmiuLLm’p, eultegiau apïverc&é^ do quelque nei- Vf- puissent être, par tous le* moyW, «-

iiijj. L;i25i . ““Jg! î ■ ' {oTV<i~ ’ aJdcs, hommes d'nrmes» troupes ot autres secours ' ooibtiiiA ; g ^uJltVL‘rai résistera et

dï S* lp* Uih'tTSL^^ Wmm* « ennemis de loutre, et s'y ap- ,(JtJlcmr«le* nvis ^ œuv£f lerittoes et honorables, exceptant

ra Jlr ïJerÿounes sustuemioîmées Da\é du 17 jnm 3 :m, MonifcreU, S, 10»

*§§ IIISTOIUF. IJ’ANGLETERIt F..

Us avaient mauvaise grâce., tlit-il , dans la bouche d'un homme, qui non-seulement était au fait de ses projets, mais qui lui avait promis assistance pour îes mettre h exécution ; et quant h sert droit h la couronne d'Angleterre, détail assez pour rassurer si conscience qu'il la tint des mains du TouUVuissanL Mais nu rrprodio d'assassinat, il opposa le démenti le plus énergique : « Si vous eittenffiË que nous avons eu aucune part à sa mort , nous disons que vous moulez et mentirez faussement toutes les t'ois que vous le prétendrez : comme le sait le vrai Dieu, que nous prenons h témoin de notre innocence, offrant, comui| le doit un prince loyal, ordre corps contre le vôtre, si vous voulez ou osez le prouver » Mais ces valeureux champions sur le papier ne se rencèffl trerent jamais sur le champ de bataille. Henri fut beaucoup plus empressé d'imposer silence a son adversaire do par F autorité! du gouvernement français; et ses ambassadeurs se plaignirent fréquemment de ce cartel comme d’une infraction h l'armistice \ leur demande pressante de sali s faction, on Ht la réponse laconique que voici : «Ai le roi ni sou conseil n'ont jamais rompu et no rompront jamais leurs engagements : c'est la seule réponse qu'on puisse rendre-. »

Dans celte situation singulière d amitié prétendue et d'inimité réelle, les deux gouvernements s’observèrent l'un l'autre, jnsqu% t e que la fermeté de Henri eut écrasé tous ses ennemis domestiques, et que sou étoile , par deux événements extra ordinaires, lui eut donné la supériorité sur l'Kcosse et sur la France., 1° Robert roi d'ftcosse, prince mou, mais inoffensif, avait laissé tomber les rênes du gouvernement de sa faible main dans celle de sou frère, Ven (reprenant duc d'Albflny. Aibany, qui avait eu vue, sinon le trône, du moins la possession et l'exercice paisibles de l'autorité royale, avait réussi a jeter son neveu, le due do Rot bsa y , héritier présomptif (le la couronne, daû* une prison } oit, comme on Vu rapporté de l'infortuné Richard ou le laissa périr de faim. Le sort de son fils aîné avertit Robert, qui vivait solitaire dans Vile de Lhile, de pourvoir à la Sûreté de son second fils, Jacques, figé seulement de quatorze ans, qu'il envoya, sous Ift garde du comte dés Orkuev?, avec une lettre do recommandation a Charles, roi de Fraité® [30 .mars t®5.] Malheureusement le jeune prince, dans la ln>

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