CHAPITRE SIXIEME. m
hhr à Chartres pour In défense du royaume. Mais sur ces cuirefaites j le duc d Orléans rendit visite au générai anglais , conviât de lui payer la somme do deux, œut neuf mille couronnes , et donna son frère le comte d'Atigoulême tu otage comme garantie de 1 exécution de cet engagement [14 nov.]. Le duc de Clarencô sc déclara satisfait, et conduisit son armée tn Guitune».
Lorsque Henri était encore comte de Derby, il avait épousé Mary de Bohun , fille et cohéritière du comte de Hereford. Elle lui donna quatre fils, douL Faîne , a Favénement de son père, était dans sa douzième année. A celle époque, la proposition d'une mesure relative h la succession de la couronne eût semblé trahir un doute secret du droit que le nouveau roi prétendait y avoir; et il se contenta de recevoir des lords et des commîmes un serment de fidélité pour lui, et après lui, pour sou llls aîné, comme héritier présomptif2. Plus tard, la victoire qu'il remporta sur les Perey h Shrewsbury lui prouva que môme beaucoup de ses anciens amis étaient devenus les partisans secrets des insurgés ; mais ü eut la prudence de renoncer a une enquête qui aurait pu Uro dangereuse ; et dans un grand conseil à VVorcester [ocl. ], d requit de tous les lords spirituels et temporels le renouvellenient de leur allégeance, [Déc. 1604.] Deux mois après, la même ceremonie fut répétée dans un au tre grand conseil tenu è Londres en présence des ambassadeurs de France; et alors, ayant reçu Irais fois les serments de scs sujets, il sc hasarda à présenter au parlement un acte [9 février 1404] qui investissait dota succession è la couronne ses quatre fils et leurs héritiers, par ordre de pnmogêuiiLiie Outre ees fils, il avait deux Qlles de la même mère ; mais on les passa a dessein sous silence T peut-être pour ne pas fournir un argument de plus en faveur de F héritier légilime, le co prie de Mardi, dont te droit venait des femmes. Il était daîr néanmoins que d'après les dernières dispositions les filles de ses 0b pourraient hériter; et en conséquence, pour écarter toute ambiguité, deux ans plus tard, en présenta un nouvel acte [7 juin i-tÛfî], qui limitait la succession de la couronne d' Angleterre et j ^'anee h scs fils et h leurs descendants mâles, et par cette clause excluait les femmes à perpétuité *. Mais alors on demanda 4 1U<?1 htro il réclamait îa couronne de France. Si les femmes ne
F Mfluatrel, 153, 154, 150.
I parL m, À2Gt 43J.
3 Ibid, itî, 525, 575
m mSTtHHK trANGLKTKliltE.
pouvaient succéder, ni lui ni ses prédécesseurs n’y devaient «voir aucune prétention, puisque leur droit ne venait que tV une femme, Isabelle, mère d'Edouard III. Celte objection déconcerta le roi; et avant la fin de la session ['2*2 déc,] , ce dernier acte fut retiré^ et le droit de succession aux deux couronnes fut déclaré résider dans les fils du roi et dans leurs descendants en général Mais même alors, quoique le droit des femmes descendant des quatre [in lires fût clairement reconnu, les filles même de Henri ne lu* roui pas désignées*.
Des q u a l re pr i hees , ! I en r i , Val n é, co n i ni e pl u s proche d u t rône, attirait le plus Ta lient ion publique. À la bataille de Slnwstnm, il avait donné des preuves de courage personnel ; le succès de la guerre contre les insurgés de Galles reflétait du lustra sur sa jeunesse ; et les rom mimes, dans une adresse adulatrice, la louèrent de trois vertus, de respect filial pour le roi. do bravoure sur le champ de bataille , et de modestie, à cause de l’empressemenl avec lequel il soumettait en tonie occasion son jugement à celui de son conseil2. Son père néanmoins 'avait peu de sujets d’èiïé satisfait de sa conduite. Il était opiniâtre cl impétueux h la poursuite du plaisir, eL lorsqu'il n’était point occupé par le sente; militaire, il se plongeait sans retenue dans tous les vices et folies delà jeunesse. Probablement la mémoire du lecteur Ta déjà nu pot- té aux pages, dans lesquelles les extravagances du prince" et Je sus compagnons ont été tracées par rîuûmlablo pinceau de Shakspeare. H sc peut, à la vérité, que les persouuagâs et les faits particuliers ne soient que lies êtres créés par i Imagination dujpoÔlc; mais ou ne peut nier qu’ils ne soient parlai tenu ml d’accord étej les récits des écrivains plus anciens et la croyance tradUiotmdfc ■le siècle suivant. U faut ajouter toutefois qu’au milieu de si* excès il donna plusieurs preuves de candeur d'âme, il arriva qui p un de ses compagnons avait été efté pour félonie devant le rluf de justice Gasenîgne, cet inflexible magistrat qui avait résisté m ordres illégaux du roi ti York. Le prince demanda impérieux ment qu’on relâchât le prisonnier; >1 comme un le lui refait il tira l'épée contre lo juge. Mais Gascoiguë lui ordonna froîtlfr; ment de se rendre h la prison du hauc du roi ; et le jeune Iluiw oui le bon sens de se su ut ne lire a la puni lion. Quand cet inci<W fui. rapporté à son père : « Heureux, s’écria-t-il, le monarque i|«i
l. Rot. Pari* Uvm. vm, m,
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