CHAPITRE SI Xi KM h
jbpssëde un juge aussi ferme dans racéoroplissemeut do sou devoir, et un fils aussi disposé h céder k l'autorité de la loi 1 1 » Mais ce n'était pas seulement FtmmoralUé du prince qui causait de J anxiété k son pore* Des expressions indiscrètes et peu respectueuses, qui lui étaient échappées aux heures do gaieté et il Ivresse, furent officieusement recueillies et rapportées b Henri; et ou lui insinua adroitement qu'il devrait être sur ses gardes contre les entreprises d'un jeune homme ambitieux et sans principes, dont 3a cour était déjà plus nombreuse que la sienne. Ces suggestions, continuées par son expérience du caractère ardent *■! entreprenant de son fils, liront sur l'esprit du roi une impression plus profonde qu’on n'aurait pu s’y attendre ; et le prince, |mur se disculper, écrivit des lettres justificatives h beaucoup de lerds, et se rendit auprès de son père avec une suite nombreuse pour s expliquer avec lui. Nott-seùlemenl il soutint son iimocence, mais il demanda le châtiment de ses calomniateurs ; et le monarque, pour mettre à couvert ses propres amis, le requit il attendre la prochaine réunion du parlement Cependant môme on celte occasion, faut en croiiv le comte d'Oruiond, témoin oculaire , il déploya la singularité habituelle de son caractère, « H se déguisa en robe de salin ou de damas bleu, toute percée d œillets, et h chaque œillet ràiguiîle avec laquelle il avait été ^it, pendait encore après la soie; et à son bras il parlait un collier dé chien entièrement incrusté de SS en or, et dont les attaches aussi étaient d'or lin, » Henri le reçut dans sou cabinet, entouré de quatre omis devant lesquels le prince se jetant h genoux, e*i Présentant un poignard à son père, le supplia de le priver de la vie, puisqu'il F avait privé de la faveur royale* Celte anecdote a été contestée; mais elle nous vient d'une bonne autorité et ne paraît point en désaccord avec le caractère du jeune prince 3.
A ses chagrins domestiques, il faut ajouter Fêlai de Ja sauté du ru* et tes inquiétudes de sa conscience 1413]* Quoiqu'il n /eût que quarante-six ans, il présentait tous les symptômes du dédia de >lgo* Feu après l'insurrection de Fa rdi évoqué Scrope, son visage ^ouvnt des plus dégoûtantes éruptions, que îe peuple considéra comme le châtiment de la mort de ce prélat ; et une suite d attaques d’épilepsie, qui augmentaient graduellement de vio-
F Eh uL et Urologie du prince dans iodées, 79-83.
ElinbaiL; fuit idWisiou à cette ciruomt tance* p. U.
£ Aputl Rtow, æÉT .1; n ».
m HISÎ01BE DWNlîLKTEKRlL
lence, P en traî n ë n t rapide méat au tombeau, La perspective de sa fin rappela, dit-on, bsa mémoire les moyens par lesquels il avait acquis la commue, et le sang qu'il avait répandu pour la conserver, Il commença miïu à douter de la certitude de sa maxime favorite, que le succès de l’entreprise était une preuve qu’elle avait l’approbation du ciel. Un jour qu'il était en proie h une de ses attaques } el que tout faisait croire h sa mort, le prince colporta dans une autre chambre la couronne qui, selon l’usage, avait été posée sur un coussin h côté du lit. Le roi, étant revenu à lui, demanda sévèrement qui l’avait enlevée ; et, sur la réponse de ses gardes, il fil revenir immédiatement le prince* Apaisé par ses expressions respectueuses , il lui demanda avec un soupir ; a Hélas* beau (Ils, quel droit avezrvous h la couronne, quand vous savez que votre père n’en avait point ? n — « Mon seigneur lige, » repartit le jeune Henri, «vous lovez conquise avec l'épée, et avec l’épée je la garderai, n Après une pause, le roi répliqua d’une voix faible : « Eh bien , faites ce que vous croirez le mieux. J’en laisse l’issue à Dieu, et j’espère qu’il aura pitié de mon Ame L »
Sa dernière attaque le saisit comme il était en prières dans la chapelle de saint Edouard a Westminster. On le transporta dans la chambre de l’abbé, et il expira promptement, le 19 mars ïflW> dans la quatorzième année de son règne ’L De ses trois plus jeunes (ils, Thomas avait été créé duc de Clarenee, Jean et Humpliy étaient sans titres. Ses filles, Blanche et Philippa, étaient mariées, la première au duc de Bavière, et LTatilre au roi de Danemark. Il ne laissa point d’enfants de Jeanne de Navarre, sa seconde femme.
Sons les règnes précédents, le lecteur a vu la chambre des conte ïïiunes avancer continuellement d’un pas silencieux mais sûr dans la voie de l’importance et de l’autonlé r sons Henri elle prit un ton encore plus haut, elle parla au souverain avec plus liberté, et poussa ses enquêtes dans tous les départements de ladminis t ration. Les embarras pécuniaires du roi, P insuffisance de son titre et les insurrections réitérées en faveur de Richard et du
1. Mou&tteJ . i t Iflà. I! n'est [J as impossible ^ul» cotte histoire ait été for^ pur les «unU de la fnniUle rivale
S. Il existe une étrange histoire raroatée par Clément Maydosloiiy , sur IjujtorUé d'une des personnes employées à iraiïsporter le corps du roi par oflii »** Westminster h Cnntcrbury ou il devait être enterre. Etant mis eu (lancer jrir une tempête, ils jetèrent le ça lavre dans la rivière, à rinaïuui&n dea mutdoU avaient traité le prophète Joints de cotte maniéré, et se rendant il Cutttflrbttf?''ils déposaient le cercueil vide danâ le tombeau. Peck, Dm 'ider* CurtQt* tï>