‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 21 sur 327 · ICviü. il, 923, 929. Nw · texte numérisé non relu

ICviü. il, 923, 929. Nw

W HISTOIRE D'AStîLETEK RE.

Avant le printemps, une année anglais sous John deSegravo avait reçu Tort ire de mardi or de Benvirk a Edimbourg. Dans tin pays qui avait été longtemps tenu dans la dépendance par des garnisons anglaises, ce général ne s'attendait nullement à rencontrer un ennemi, et la première division de son armée fui Surprise près de ïiostïn par une forcé supérieure sous les ordres de John Comyu et de Simon Fraser» Si Segrave se fût replié sur le reste de ses troupes, il aurait pu éviter le danger; mais il dédaigna tic fuir, et fondant sur l'ennemi, il fut blessé et Mi prisormièr avec vingt autres chevaliers. Les Ecossais, poursuivant leurs succès, tombèrent sur la seconde division, qui iT échappa h la destruction que par Tarmée de la troisième. La bataille alors recommença, et les Anglais, ayant remis leur général en liberté, se retirèrent *. Les Ecossais, comme do raison, s'attribuèrent la victoire; la partialité nationale eh exagéra l'importance, ci une fausse lueur d'espoir ranima la cause de la liberté. Mais bientôt [30 mai] Edouard passa la frontière à la tête d'une armée, contre laquelle c’eût été folle aux patriotes écossais de lutter Ils entretenaient, toutefois, l'espérance d’en pouvoir arrêter la marche sur les bords du Forth, et ils se rampèrent mi lieu qui avait été consacré à leurs yeux par la première victoire de Wallace. Mois le roi marcha au delà du pont qui avait été si funeste h Crossing-* haur, et passa à gué à quelques milles de distance. Dès qu'il parut sur la rive gauche. Tannée de scs adversaires disparu t; toutes les villes furpnt remplies de loyaux habitants impatients do saluer l'arrivée de leur souverain, cl le petit château do Dre-

fohin fut la première place dont ÎI trouva les portes fermées. Le vingtième jour du siège [9 août], Mauld, le gouverneur, fut tué par une dos pierres lancées par les machines, et îa garnison implora la clémence du vainqueur. Edouard se remit en marche [14 août] : il s’avança par Aberdeen et BonlT dans le Caithness, ei h son retour fixa sa résidence d'hiver dans* la grande abbaye de Dunfênniiu 3 [6 nov.], Les Ecossais accoururent ou ce lieu faire

L Ufiming. 107, WaU. K7. Ford, xii, ù

% 11 v fut prj$è spéciale . le rot permît i\ étuis de ses tenanciers militaires mû émîsiftt èèélesaitfitiques; véttven mi infirmes, de régler cto mu , en imvant âne ïunemie de 20 Uy , peur chaque fief de chevalier, llym* ir> 023.

3, West, >11 G. Ford, su, H. PuufenttHii était une pl «ne d’tmefotce et d'une imperUmec roiL^iWùtitas. Outre ] 'église cLk couvant elle coule nuit nombre do grands édiftix'K ù FuMigc du podûmént tacnMiis. Durant la guerre, Ù$ iwaieni souvent donne asile au s partis dm patriotes en miimutLc, et ils turent inainienruii détruits par les Anglais. On épargna lés- habitations de^ttioiocs. West. ibuL

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leur paix; et après quelques délibérations, un Irailé tort étendu fut conclu entre lui et Curnyn, le tuteur de l'Ecosse [9 fév. VMÿ\], Il fui convenu que tous les prisonniers et otages seraient rendus de part et d'autre : que Cornyn et ses adhérents auraient leurs vie, membres, litote et propriétés, mais qu ils seraient passibles de cor laines amendes, qui seraient déterminées au prochain parlement ; que, pour la iranquQUle du royaume, Fraser et Boys, s ils rniblenaient leur pardon, ÿeiüoraiént pendant trois ans dans quelque pays étranger, mais non eu France; que l'évoque do Glasgow, James lord Stewart et John Souïis, résideraient peudan l deux ans au sud de In Tient; que Grahaui et Liudsay se retireraient pendant six mois en Angleterre, et que Wallace, s'il lui plaisait, pourrait se soumettre à lu volonté et faveur de son souverain seigneur le roi. Le roi accepta ces conditions : Wallace préféra La vio do produit, sa première profession, et entreprit d’éluder La vigilance de ses ennemis dans ses forêts el montagnes lia laies K

La seule place qui bravait encore Edouard était le fort château de Stirling. L'année précédente, il Lavait sagement laissé de côté, afin d evoir le loisir de réduire le reste du royaume 5 celle fuis il’ requit le gouverneur, sir William Oliphant, de le lui remettre à Linstant. Cet officier demanda la permission de consulter sir John Soulis, ancien régènt déçusse, de qui il Lavait reçu en charge [Puai]. Edouard rejeta la proposition avec mépris : un conseil de barons anglais et écossais fut assemblé ; et une sentenco de proscription fut prononcée contre le gouverneur el sa garnison* Mais il fallait dos eiïqrts peu communs pour réduire une forteresse bâtie sur un roc élevé et défendue par dos hommes d'uno valeur éprouvée. Los machines royales no purent faire aucun elToi sur les défenses extérieures: : si les habitations qui étaient au dedans des murs furent abattues sous le poids et la multitude dos pierres Lancées sur elles \ la garnison trouva un abri dans les cavernes Labiées dans le roo‘; el pendant quairevingt-dix jours [1305], Oliphant déjoua toutes les tentatives de l’ennemi, et, ce qui était plus difficile, résista a toutes les sollicitations de ses amis. Durant, le siège, le courage m la témérité d'Edouard l'exposa au danger Le plus imminent, il reçut une J lèche dans son vêtement do dessus ; sou cheval fut abattu d'un

1, Ilylty Plac, Par. », liai. Fini, i, âii, Æ13.

2. Los pk*rm jetées don» k vilkpo^nkiit d« deujf à trom qumtiiuï, Hem. 5Î05*

coup de pierre ; mais au* rep êsetitaiioiis amicales de ses chevaliers il répondit qn il combattait dons une guerre juste, et que ki vie était sous la protection du ciel. A la fin le courage ou les ressources de la garnison s’épuisèrent; pendant trois jours elle s’abstint de tout acte d'hostilité, et il s,e lhil.de fréquentes conforences au pied des murailles entre Oliphant et quelque» barons anglais» Le lendemain matin les portes s ouvrirent, et on vit le gouverneur et vingt-cinq de ses compagnons descendre lentement la montagne eu procession, pieds nus, en chemise, les cheveux épars rl la cordc au cou &i juillet]» Arrives devant Edouard, ils tombèrent a genoux, ei les mains levées, Us implorèrent son pardon» « Ju naï point de pardon pour vous, répliqua-l-il ; vous devez vous rendre à mon bon plaisir» » lis y consentirent. « Eli bien, dit-il, mon bon plaisir est que vous soyez pendus comme traîtres. Acceptez ceci, on retourneou châiéau,— Sirè, répondit Oliphant, nous nous reconnaissons coupables ; notre vio esta votre disposition» — Et vous? quà dilçs-vous? reprit le roi en ^adressant aux autres* — Nous sommes tous coupables , semcrent-ils; nous nous abandonnons tous îi voirû merci. » Le roi se détourna pour essuyer ses larmes, ei ordonna do les conduire comme prisonniers, ruais sans chaînes, en Angleterre 1 .

La reddition de Sterling achevait la soumission de T Ecosse. Le roi licencia son armée, ordonna aux cours de L'échiquier et du banc du roi, qui avaient été tenues pendant sept ans a York, de reprendre leurs anciens sièges a Westminster, et s appliqua a reformer les abus qui Vêlaient glissés dans le gouvernement de états d'Angleterre. Le seul homme dont le patriotisme et l inimitié auraient pu lui donner un moment d' inquiétude, était YV allace- et Wallace, tandis qu'Edouard était encore en Ecosse, avait été amené Captif b Londres* Sa retraite, h cc que crurent sc> contemporains, avait été trahie par un do ses compagnons dont i! avait tué le frère* llfut surpris au dit par sij John Monteilb, gouverneur de Duûbarton; fut placé b la barre de la salle de Westminster avec une couronne de laurier sur la tète, et accuse des crimes de trahison, de meurtre et de brigandage. Il admit les deux dernières charges : il repoussa celle de trahison, parce qu il Savait jamais juré üdélitéau roi d'Angleterre» 11 lui condamne et subit In peine ordinaire des traîtres rj [23 août] -

1. West* -1*18-150. livra, n, 050, 95 1 Herning, i. 205. 206.

IVr imbUum-s regni ïnidia*. Wfsl. lai. Triv 010. Stew . 200,

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