CHAPITRE SEPTIÈME. .jSa
et an conseil, et avait prêté aux conspirateurs aide et encouragement. Ntr celle accusation, les prisonniers furent traduits ou justice, et plusieurs s’avouèrent coupables; mais !e lord Scrupe ajouta que son intention était innocente, vu que son seul but en apprenant les plans des conspirateurs était de les déjouer. Ou prononça contre Grey la sentence ordinaire de trahison, mais le roi en commua les parties les plus déshonorantes. Au lieu d'être ra ne, on lui permit de marcher au supplice, et il fut décapité au lieu d Sire pendu. Cambridge et Sfirope redamèrent le privilège d être juges par, leurs pairs [5 août). Le duc de CiarencTpré- !m jU '!îvdU roi ; tous les lords de l'armée furent convoqués. î n tiC d , 1 Pour m point juger son frère, nomma le comte 7 ürsR son fü,ldl‘ de pouvoirs. Les deux accusés furent con- .i mues par celle cour1, ot après un appel infructueux du comte î Uni bridge a k merci de son royal parent, ils furent exécutés, yiiotquo le comte de Mardi siégeât au nombre des juges de ce il «sut bientôt après de fleuri un pardon général pour offenses; d’où quelques écrivains ont inféré lu u étau au fan de la conspiration, et s’était assuré do la faveur oynlo en trahissant ses complices. Mais celle induction n’est pas f . !SU3 11'11 llfoge de ce siècle. Los sortes de pardons étaient ^uemmant soll icites parles plus innocents, comme mesure do
■j j 1GI1 P011!1 dejouer la ma Iveil lance et prévenir les accusaüons de leurs ennemis3.
Henri, dans son impatience, avait hâté le procès et l'exécution
ïma mfriT1?-; AuSsitûl «ue lü vent le mit, d quitta SouthbmL, 1 et aPres ,Jn voyage rapide entra daus fern-
voîlfK Jre ,C Ü ^edle P® aü^l] avec uue flotte de quinze cents srehm’ Pt f'-,t -SIX illille llonnne3 d'armes et vingt-quatre mille les mnlv f J°ur:i fmenl e!np!oyés à dé b arquer les hommes,
- liions et les vivres, et, immédialemmii, Harflettr, impor-
lenï-Jtv^ Sur la riTedruite de la Seine, fut investie pur confin. bloquée par eau [18 aoiitj. Los chevaliers de la garnison, roari !1. i anS 0ur valeuret tour nombre, assaillirent è plusieurs succmsI t S [GLMchements des assiégeants ; mais des défaites W J" ** apprirent à se renfermer dans leurs murs; denses furent eu pou de temps endommagées ou démo-
h -flol. Pari. [V, lU-i::.
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lies par Fartillerie et les mineurs , et la cinquième semaine 22 sept.] ils se rendirent sons conditions, Henri prit place sur sou trêne dans une lente magnifique qui avait été élevée b cet effet sur le sommet do la colline, en face do la ville. A sa droite sc U?naîi sir HbljerL Imfravile, portant nu bout d'nno lance le casque tîu roi surmonté d'nno couronne; do chaque cAté étaient tan gès les principaux seigneurs de l'Angleterre; et dans cet oint le roi reçut Goucoiirte, le gouverneur, ot tronle-quaire bourgeois, qui lui présentèrent b genoux les clefs de la ville et se mirent a j merci. Il ordonna que sa bannière et celle de Sain M.ieorges fus* sent plantées au-dessus de la porté principale, et déclara que saii lion plaisir était que les hommes d'armes partissent en pourpoint,
* après avoir prêté serment de se constituer prisonniers dans un temps donné aux mains du gouverneur de Lalais ; que les Imbr Unis, hommes, femmes et enfants , quittassent leurs demeures! pour toujours, emportant une partie de leurs habits et cinq soùs chacun pour leur subsistance; et que les richesses do la ville, avec les armes et les chevaux de ta garnison, fussent fidèlement distribuées cuire les vainqueurs t conformément à leurs con#j lions de service, Harflenr, dans sa pensée, était déjè devenu un J second Calais; mais sa réduc tion avait coûté beaucoup il officier* ot de soldats, victimes non pas seulement des êvenUiaups au siégé, mais des ravages d'une dyssenterie causée par l humidité du lieu, lé peu de maiurilé des fruits, et les exhalaisons des reste* putrides des animaux lues pour 1 usage du camp. Quand Icsnut' fades et les blessés eurent été envoyés en Angleterre , et qu on eut fait choix d'une garnison suffisante' pour la défense dé la pM$ 1T armée fut réduite de moitié, force évidemment trop peu comi* durable pour entreprendre aucune expédition importante h Mm l'honneur du roi était en jeu* 11 envoya d abord un défi personw au dauphin, et ne recevant point de réponse, il prit la résolulifl* hardie et chevaleresque de se rendre ii (Valais b travers les vinces hostiles do Normandie, de Picard b1 et d Artois. Ce ndee vaîn que FinUtilité d'uno expédition aussi hasardeuse lui fut présentée par la majorité du conseil ; les objections de la pnj1 dence furent repoussées par la crainte d'encourir 1 imputation i I Acheté, et toutes les voix furent silencieuses dès que le roi m déclaré qu’il n’év itérait jamais les hommes qui suaient injustement erqparés do son héritage,