‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 218 sur 327 · Tn, Liv 9-ïl Wiüs'i 3&07 39L Kim, jt.Mt". MoDstryl i ni · texte numérisé non relu

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[8 0€tfj L'armée, composée de neuf cents lances et de cinq mille archers, s avança en trois grandes divisions, escortée du deux détachements, qui alternativement servaient d'ailes dans le combat, et d avant-garde et d'arrière-garde pendant la marche1. A chaque pas elle était surveillée de près par des corps considérables de l ennemi, qui, tout en évitant un engagement, interceptaient les traîneurs et dévastaient le pays. Les progrès des Anglais liaient lents : souvent Us étaient forcés de passer la journée sans nourriture, et c était avec difficulté qu’ils pouvaient arracher une maigre subsistance aux craintes des habitants des villages uti ils passaient la nuit. Comme ils traversaient la Eresle [ N oct.], ils lurent attaqués par la garnison d’En avec de grands cris et une impétuosité surprenante^; mais ils reçurent les assaillants avec sang-froid, et après une lutte Iris-vive, ils les refoulé rem dans leur forteresse. Henri avait en rinlenliou de passer, comme son aïeul Edouard 111, la Somme a Blancheiaqne ; mais ses éclaireurs I informèrent que le gué était coupé de palissades, derrière lesrimdles étaient postés des corps nombreux d'art- tiers et d’hommes dîmes. Comprenant le danger, il passa la nuit a Arrames, et 1‘vifnnt Abbeville, oh d’Albrel, connétable de France, avait établi S(,J mrmt général, il marcha sur Bu i lieu 1 13 oct. J. Maïs d\4Ibret ne perdait pas son ennemi de vue : de la rive droite il épiait les mouvements des Anglais, qui, h mesure qu'ils avançaient le J0ïî& <lci hi rive opposée, avaient la mortification de trouver tou? les gués détruits et gardés par des divisions do l’armée ennemie, liansle voisinage de Corbic, le roi, profitant des détours do la nvière, coupa jusqu’à Bovcs, et dons sa marche do là à Nèfles [ 1 7- 1 s octobre], faisant faire halte h ses hommes dans une vallée, i oni°nna aux archers de se munir do pieux do six pieds, et do les rendre pointus à chaque bout. Le connétable avait été obligé de îmivre un plus long circuit par Péronnc, d’ou il avait envoyé uidre dé garder tous les gués en remontant la rivière. Maïs ces ordres na avaient pas été reçus, ou avaient été négligés parla ininotuîe Saint-Quentin; et à Nèfles Henri reçut Lavis que le pas- ^ge était resté libre a Yoyermc et à Bettèncourl. Quatre bannerets avec leurs pennons traversèrent immédiatement [i^oct.j;

Attire Tllul ftlit °hsvj verr au üiy«;t do cette disposition, que c'dtait la ceuimoo des hitS*?' I; Çlnjbnïn dit aussi, ut mor L& est, p. SI. B&r&ynfi, qui omit présent, nJJKS?' Jinrüeiir aux Anglais le mardi , premier do mois; mais sa propre nrmuqtt montre que était le mardi &.

1 % l Galfi f yiu^ maiiino — cüthii temtîcu et ï cape tu maxime , ut mûris

«lit» HISTOIRE D’ ANGLETERRE,

te reste de t’armée avec le bagage suivit sous leur protection ; et en douze heures les Anglais avaient pris une forte position sur b rive droite [W ocL], Henri marcha jusqu'à Maraehy-Iâ-Gaudic; Le Connétable se replia sur Bapaume et de là sur Saint-Bol Tandis que ce commandant gardait encore les passages de b Somme, un conseil militaire se tenait a Rouen en présence de Charles, et, h la majorité de trente-cinq voix contre cinq, ou prenait la résolution do livrer bataille aux Anglais, On fixa k jour au 25 du mois, et on publia une proclamation appelant tous vrais chevaliers et loyaux Français à rejoindre le connétable pouf cette époque, en quelque lien qu'il fût» Henri était encore à Mon* chy, lorsque trois hérauts furent miroduits auprès de lui par k duc d’York» Ils s’acqiii lièrent à genoux de leur message, annonçant que teins compatriotes étaient prêts à te rencontrer sur k champ de bataille le vendredi suivant. Le roi répondit avec une indifférence apparente que la volonté de Dieu serait faTte» Ils demandèrent quelle route il comptait prendre : n Celle qui mène droit à Calais, » fut sa réponse ; « et si mes ennemis essayent de me couper le passage, ce sera à leur risque et péril. Je ne les chercherai pas : mais je ne ferai pas un seul pas plus vile ou pins lentement pour les éviter. l'aurais désiré toutefois qu'ib eussent adopté d’autres conseils, au lieu do se déterminer à verser le sang des chrétiens. » Il est probable que ces derniers mois fai* saienl allusion au cartel particulier que îe roi avait envoyé de Harfieur, et qui, s’il en faut croire sa déclaration solennelle, IV vait été dans le seul but d’épargner îe sang d'hommes qui nV vaïent aucun intérêt personnel dans leur querelle» Les hérauts, qui avaient rempli leur message avec de vives craintes, reçurent un présent de cent couronnes, et s’en retournèrent pénétrés d'inrê profonde vénération pour le caractère du roi1.

Les Anglais Continuèrent leur marche h loisir et en bon ordre» Laissais Péronne sur leur gauche, ils arrivèrent par Encre et Lueheu a Blangy, ou le profond et rapide T émois coupait la route; mais un détachement arriva b temps pour s’emparer du pont, que les Français se préparaient à démolir, et toute l’armée îe passa sans être inquiétée, [24 ocL] Pou de temps après, le duc d’York aperçut plusieurs détachements considérable? de Pennemi qui marchaient dans îa direction tTAzineourl; et Henri les ayant reconnus d’une éminence, donna Perdre de se former

J. M onfttrel. i * 93& Liv. 14. Etra. 55. Hardy ng,30L

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