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CHAPITRE SEPTIEME

Après ce congrus, Henri revint en Angleterre pour obtenir des subsides de son parlement et faire les préparatifs d’une seconde expédition. Sigismond se rendit par Dordrecht h Constance pour soutenir par sa présence les prélats qui cherchaient h rétablir la paix de FEglîse en déposant les deux pontifes rivaux. Le due do bourgogne se rôtira afin de mettre à exécution les pians qu’il avait formés pour son propre a grandissement, mais qu'il avait soigneusement cachés b 1 lenri. À Valenciennes , il rencontra le second Jils du roi de France, qui, a la mort de son frère nlné, avait pris le litre de dauphin* Les deux princes se jurèrent h l'instant une éternelle amitié : le dauphin s’engagea h s’unir au duc pour écarter les Armagnacs de l’administra Lipn ; le duc h assister le dauphin dans sa résistance aux prétentions du roi d’Angleterre. Mais cette union fut promptement dissoute par la mort imprévue de son jeune allié [2(i mars 1417]; et dès que eel événement fut connu, Isabeau de Bavière, cette reine sans principes, fut arrêtée par ordre de son mari, dépouillée de ses trésors, et envoyée prisonnière à Tours. Le duc saisit celte occasion pour adresser une lettre circulaire h toutes les villes et cités de France, Il accusait ses adversaires d’avoir empoisonné le dauphin, attribuait à leur rapacité et h leur ambition tous les maux qui affligeaient le royaume, et réclamait l’aide de tout bon, Français pour réformer le gouvernement ot punir les traîtres, À la tête de soixante mille hommes de cavalerie, il marcha vers Paris ; beaucoup do cités et de villes ouvrirent leurs portes par crainte de sou ressentiment; 'I autres l'accueillirent comme le sauveur de son pays; mais les Armagnacs défièrent sa puissance du haut des murs de la capitale, et y comprimèrent les efforts de ses partisans. Isabeau jusqu’alors avait été pour lui une ennemie acharnée ; sa captivité lui apprit h solliciter l'assistance du duc et h lui offrir sa coopération contre leurs ennemis communs. Un matin, de nonne heure, mis un prétexte de dévotion, elle décida ses gordiens h raccompagner h une église des faubourgs de Tours : en peu if instants, elle fut aux mains de sou libérateur, le due lui-même, qui pendant la nuit éLait arrivé avec huit cents hommes d’armes dans une forêt voisine. Elle prit sur-le-champ le titre de régente durant la maladie du roi, et par une proclamation nomma le duc de Bourgogne son lieutenant l.

n faire îfi guerre I* À. B* C. s'ils s’oppoaàiëjU aux proton lions du roi. Cette j'ierr, ^inique ciî no soit qu'un, projet dé traite, «ms date in signature . montre qu on lui dtiiwindu. Voyez Ryuu ix, 305, W*

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Cetle vue rapide de l'état des partis en France était nécessaire pour expliquer la conduite et les succès ultérieurs du roi d'Angleterre. Quand ie Boufgffignan se mit en marche vers Paris P*F Henri débarqua sans opposition sur la efile de Normandie. Mais le peu de succès de sa première tentative lui avait appris h suivre une politique différènle. 11 ne chercha plus à irriter la vanité de ses ennemis par um inarche insultante, mais dangereuse, b travers la contrée* II arriva préparé h faire des conquêtes durables; et sou armée, moulant l\ seize mille hommes d'armes > et probablement h un nombre égal d'archers, était munie d'un long train d'artillerie et de machines de guerre, et d'un utile corps d'ouvriers et de sapeurs >. Ce fut en vain qifil invita les Normands b le recevoir comme leur duc légitime. Au bout de deux siècles, les habitants ne se sentaient plus pour les descendants de HoJlrm cet attachement qui avait animé leurs ancêtres ; ils regardaient Henri comme un aventurier étranger, et défendirent leur pays avec la bravoure la plus opiniâtre et souvent la plus enthousiaste. Mais ils ne recevaient aucun secours de leurs compatriotes: ils étaient mèmè privés dû la présence et de T exemple do leurs nobles, que les Armagnacs retenaient h Paris pour s'opposer aux efforts des Bourguignons; et les forteresses tombèrent rttne après l'autre aux mains des envahisseurs. Touques, Auvillers o£ Vîtlers sa rendirent après) une courte défense [9 août] : si Caen refusa de capituler, il fut emporté d'assaut [2 sept*]; Boyeux se soumit de hti-même et obtint la confirmation de ses privilèges [19 sept,]; et la campagne se termina par la réduction successive do FÀïgle , Lisieux, Alençon et Falaise'-1 2 * * 5* Pendant ce temps, le gouvernement français réessaya

1, îdm. oÇ 77 ! . ÏAr. 31, 33. Cetle armée tnt In ninnièrc suivante. Le

dnc: de ClBrfcftdé fbfitnlrt 540 lances -, le due de Gloueo.stur TOü t Ifs ni s comtés rie

Marc b, de Warwîçk, de S&lisbury, de Humiliation, de Suffolk, et le cûmie-nKiréenâl 470. treize barons 55$, sntafinitf-duMiepï hamterets et chevaliers ÔSO; en mi 0,558 hoimiu-s donnes* Ibid Kl» fournirent aussi m ri&rnhrw archers montes* Le reste de fungee, qui complétait le chiffre considérable

de lfiT"J00 hutottica d’nr t us, émît composé tfes vassaux du roi, ou dé chevaliers *pî étaient entrés a son fèéÿieo. Plusieurs des eliiffies sbnt incorrectement imprimes dan fl Livius; mni® les erreurs peuvent ède corrigées un comparent le nombre def archers fcvéé le nombre de» hommes d'armes.

5, Tit. Lir, 33 -43. Ryiu. j*t M\ 4Etit 130, 493, m Eltü. Ofi-ïflfc. Le 5 sept, le rui renvoya un grand nombre des bâtiments de transport qnî avaient amené 1 armée d'Angleterre, Cent dlx-s a pt d'entre eux, nommés lofgfMfcipa, rtvaiept été pris eu Hollande , en Zêfonrfe et dons des ports ottdblftnnfe; oent v hindous étaient tuigfrf*, et diminues par le» nom* süJvrfnifi : do^ers, fairenasts, hningéra, loudahips, riiins, t raiera, collets, baffm*. picards, ski if* et 0ttÜ|*fcWs lis étaient payes selon leur tonnage* Rot, 1 üfom, 8SI-33Î);

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