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e1T «éeùûMJoiW; les À n^tnis souliiiwni qu'on ployer langue luirnc, te* F nuirais qn mi devait employer la laugue
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Los négociations pour In ^âïx n'avaient pas interrompu les | opérations de la guerre; et Henri, après avoir réduit Pont do F Arche, s'avança pour faire te siège de Rouen [19 juillet), capitale de la haute Normandie* En temps de paix, sa population était évaluée b deux cent nulle âmes ; maïs rapproche de l1 ennemi avait fait émigrer un grand nombre d habitants; et les ma distrais, par une proclamation, avaient pressé le départ de tous ceux qui n’étaient pas approvisionnés de vivres pour dix mois* Los Français se livraient à Fespoir que Rouen arrêterait le cours des victoires du monarque anglais. La ville était bien fortifiée ; dfl nombreuses batteries en couvraient les murs: la Seine, qui serpente h Foutou? , servait à la protéger contre l’insulte ; et h quinze mille Citoyens exercés b la guerre s’étalent joints quatre mille hommes d'armes sous les ordres de Guy le U ou loi Hier, officier d'une valeur éprouvée et du patriotisme ïe plus ardent. Par scs ordres, on brfltlâ immédiatement les faubourgs, on nivela le terrain dans le voisinage des murs, et la campagne aux environs fui réduite h Pétai de désert aride. [30 juillet. ] A rapproche des Anglais, il vint hardiment h leur rencontre en rase campagne; et quoique forcé de reculer devant la supériorité du nombre, il ro- ; non vêla journellement ses attaques, détruisit fours ouvrages, attaquant subitement leurs quartiers, et déconcertant leurs opérations* L’armée campait, divisée on six corps, en face des six portes de la ville ; el afin de conserver la communication en Ire elles, on ouvrit des tranchées assez profondes pour garantir ceux qui passaient des coups de PenneiUi* Je ne parlerai point des i événement du siège; mais les ouvrages érigés elles précautions prises par Henri sont plus dignes iFai tord ion, comme se ra Hachant b l'histoire de Fart militaire. La force naturelle et arltllcielte de la place, ainsi que lo nombre el le courage de ses défenseurs, interdisaient îfospoir do F enlever d’assaut ; maison pouvait la réduire par la famine; et empêcher Finlroduction de tout secours devint le grand objet de la sollicitude du roi* Btë lignes furent tirées autour de la ville et garnies d’épaisses li oies d’épîne; et en dehors dn camp on choisit les positions les plus élevées, et on les fortifia au moyen do tours de bois, de batteries
française. On finit * m convenir qu'il serait fait déni coptes de chaque pièce, uj* dans chaque langue , et qu'en cas do discussion k copte latine sentit considérée comme authentique* Celte circonstance est digne de remarque à cause de lu son donnée par Henri, que ses ambassadeurs ne parlaient nî nontennjucnt a frauçois, ymttvG que Vaitglfffc était devenu a eetle époque ki langue tien heurté eht asetf. Kym. n.aSfî-flSd.
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de canon et âa machines pour la projection des flèches. La Seine mla\l encore ouverte aux assiégés* Mais bientôt on jela un péni au-dessus de la vïlles et près du pont on amarra un cemin nombre de bateaux qui, avec une peine incroyable, avaient été tirés à terre h grand renfort d’hommes et de chevaux. Au-dessous, la navigation fut arrêtée par deux estocades, composées chacune de trois fortes chaînes do fer 1 ; cl remboiidiure do la rivière fut soigneusement gardée par une flotte portugaise ii la solde du monarque anglais* Deux cents petites voiles, employées b cet usage, apportaient journellement des vivres au camp des assiégéants ; mais dans la place, les privations de la famine commencèrmit à se faire sentir avaut que deux mois fussent écoulés* Douze mille individus furent expulsés de la ville par ordre du gouverneur* Henri défendil de les admettre dans les lignes; et si l'humanité des troupes eu soûl in t quelques-uns, le resté périt faute d’abri et d’aliments. Le mois suivant, les assiégé? vécurent de leurs chevaux; et quand celle ressource leur manqua, ils parvinrent a prolonger encore de dix semaines leur défense, sans autre nourriture que des replies et de mauvaises herbes* On a calculé que le nombre do ceux qui périrent do fai m et do maladie monta b cinquante mille. Ceux qui survivaient envoyèrent un messager sûr h la cour de France, pour décrire leurs sou Avances et demander des secours, il revint avec des promesses flatteuses, mais décevantes ; il annonça mémo lo jour qu'on avait fixé pour leur délivrance* A cette nouvelle, tous las yeux étincelèrent a«Spolr; on sonna tes cloches ; on fit des réjouissances; el chaque combattant fut averti d’être sur ses gardes, et de seconder ms efforts de ses amis. Le jour vint; il s’écoula, et aucun libérateur ne parut*
Alors le désespoir de la garnison triompha de l'obstination du gouverneur; mais, lorsqu’il sollicita une capitulation, Henri î’ojeta sos offres , et exigea qu’il bü rendît b discrétion [3 janvier Lo Bout eil lier assembla ses troupos, et leur proposa de meilre le feu b la ville, d’abattre la partie du mur qui avait été minée, et de se jeter en masse sur le camp de l'ennemi, où, suis ne pouvaient se frayer un passage avec leur épée, ils trouverafem du moins une mort honorable. La connaissance de ce dos- Sfîm changea la détermination de Henri, qui n’avait aucun désir
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quo Rouen ftU réduit en un monceau de cendres [ 1 3 janvier]* II donna aux hommes d’armes la vie el la liberté, h condition qu’ib ne serviraient pas d’une année contre lui; il requit des citoyens une contribution de trois cent mille couronnes, en considération de laquelle ils conservèrent leurs biens et les franchises de la ville, tes autres forteresses suivirent l'exemple do la capitale , el les Normands se résignèrent b porter la croix rouge, emblème | distinctif de la nation anglaise1.
La chute do Rouen se ressert lit jusqu'aux extrémités do la France, On devatl espérer que les factions opposées oublie raie ni maintenant leur animosité, et s’uniraient contre l'ennemi coin* i mun ; mais toutes les tentatives qu on fit pour les réconcilier furent infructueuses, et chacune se remit a négocier séparément avec Henri. Le duc de Bourgogne demanda un renouvelle ment de conférences pour la paix; le dauphin sollicita une entrevue personnelle. Pour des raisons restées inconnues, le jeune princfl manqua au rendez-vous3, et le duc, profilant de 1 occasion, feignit d’être disposé b accéder aux demandes du roi tl'Angle terre, qui se laissa même persuader de prendre on main la conduite do la négociation. On désigna Manies pour la résidence do 1 leuxi, Pontoise pour celle de Charles, Entre ces deux villes et dans une plaine près de Meulan t on fit choix d'un carré de terre, dont un , des côtés était baigné par la Seine , et les trois autres furent entourés d’une tranchée profonde et d'une ligne de palissades. Lu mât de vaisseau , érigé au centre , indiquait le lieu ou les deiu rois se rencontreraient, et deux pavillons magnifique, dressa auprès, leur offraient la facilité do se dérober a la vue dos s per* latents* Le terrain en dehors de Y enclos a droite ôtait assigna a la suite de Henri , celui b gaucho a celle de Charles, et pour te recevoir, on avait préparé des tentes, que les deux nations sef* forcèrent b Lenvi de décorer. 11 arriva qu’au jour marqué [30 mai te roi de Franco eut une attaque de sa maladie; mais, dans b matinée, Isabeau, sa fiÛO Catherine el le duc de Bourgogne quittèrent Pontoise avec une troupe do mille chevaux, et Henri r
1 u, m ÏS 054. Tlt. Lte.m-Tl. Kim. 17M& Moust. S68* 2T^T-nOn^ mirquo comme une CÏiofts fort siiiguÜère que, lorsque c Rouen il était suivi d'un p&ÿie morue *ur un fou gu eu i clieuil de balailR , et w Uinl pour petmou une mieiir de renard alttidico un liouUime lance. tyêtlii peut-être une ittlusUm à m renard ou il avait déterré dans son vori ce nui avait été regardé comme de lion a apure, eu a quelques-uu > nombreuses prophéties eu circulation alors et crues gcncruletnanu ÿ. ftym. jï,7Ûl# 780, Tit. Lw. 71. Kim, 2Ü0.
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nccètrtpagné do scs frères do Clarence et delllouccsler, partit on cicmc temps de Mantes, escorté d’un nombre égal d'homme* d armes. A un signal, iis entrèrent dans l’enclos des deux cillé* opposes, et se rencontrèrent au centre dans le même instant' Henri salua Isab&ui et sa lille , les embrassa , el prenant la première par la main , la conduisit dans le pavillon. C’était la première fois qu’il voyait sa future. Elle était jeune, gracieuse el relie; et d après les instructions do la reine, elle employa lou« ses charmes pour faire impression sur le vainqueur. Quoique Henri s effort:;! 1 de cacher ses émotions à l'œil scrutateur de sa mère, Il ne put y réussir. C'étaii assez pour Isabeau. A dater de ce moment, la fille fol éloignée des conférences. Elle espérait po son absence irriterait la passion du roi , et qu'on obtiendrai! ainsi de lui des conditions plus favorables '.
La première conférence fut employée à régler l’ordro des discussions subséquentes. Deux jours après [|« juin], Henri protliusii sa demande, h savoir la possession de la Normandie, de ses mures conquêtes et des territoires cédés par ta paix de Bretigny eu pleine souveraineté et indépendante de la couronne du France’ Au bout de quatre jours [5 juin], les ministres de Charles rendirem réponse, ils ne lirait! aucune objection aux prétentions du roi , mais présentèrent de la part de leur souverain huit detmunles relatives h des renonciations, h des échanges de territoire cl a îles payements de dettes. Henri se persuada follement qu’il durait par obtenir le prix de ses travaux. Cependant on éleva reniement de-s dorures 011 demanda des explications, et les nonivrences eurent lieu à déplus longs intervalles. Dans touille mois i ue s en tint pas plus de sept ; ou avait pris jour pour le hui’ h-iilc [3 juillet] ; mais les ministres français n’y parurent point, Henri s aperçut que scs propres artifices avaient tourné contre . , La conférence tenue a Meulaa avec tant d’ostentation n’était 'lu mie feinte : la négociation réelle se suivait entre le dauphin l!‘ duc,de Bourgogne, dont les demandes et réponses rospecires avaient été portées de l’un à l’autre par l’entremise secrète madame de ®ao- [4 juillet.] Le lendemain de l’wlerruption uesuonferences, les doux princes se virent et s’embrassèrent près
.J,1:;1!’ *"[}» r°ulü llfl II ' juillet.] Ils s’engagèrent par ■ "tu m n oublier leur ancienne querelle, à vivre en bonne ami- *» " C(incerter les mesures qui pourraient apaiser les dissensions
li I, 270, S77. TU. m, 73, 74.
HlS'I'Omi-: ïVANiil.KTICIUlK.
du royaume, et a unir leurs forces contre leur ennemi , le roi d'Angleterre*.
Jamais Henri nfavait éprouvé un désappointement plus cruel; i mais ce lui fui une satisfaction dans sa cplère que la prise do Pontoise, ville populeuse dans le voisinage de l'aris, Il publia sur-le-champ un manifeste, dans lequel il se vantail de sa rno* I déralion. se plaignait de la fraude de ses adversaires, et offrait, | malgré leur insulte si récente, de conclure la paix aux conduiora j qu'il avait proposées précédemment, mais avec celte clause, que Pontoiaftf ainsi que la contrée située entre celle ville et la Normandie, seraient coin prises dans les territoires qui devraient cire cédée a lu couronne d'Angleterre a. Son horizon, toutefois, commençait a sa rembrunir. La durée et les dépenses de la guerre avaient provoqué les remontrances de ses sujets; le roi do Cw tille avait fait un armement qui ravageait la eéle de G nie une, et menaçait la vilio de Bayonne; cl le dauphin et le duc de Bourgogne se préparaient h mener contres lui toutes les forces de U Franco. Mais si les autres doutaient du succès, il paraissait toujours y avoir confiance, et en peu do jours cette confiance fui | convertie en certitude par une révolution inattendue, qui mit à sa disposition une des doux factions, et jeta V autre dans le malheur et la honte.
Deux mots gâtaient écoulés depuis la réconciliation opporenlfl du dauphin et du Hmuguiguon ; cependant leur corresponds n?f montrait b quel point ils se défiaient mutuellement do leur siilj, cérilm Le dnc pressait le prince de rejoindre à Tmycs le conseil de son père ; le prince demandai! que le duc ciH préalable ment une entrevue avec lui h Moptoroau-sur- Yonne. Le ne fut pas sani hésitai ion que ce dernier y ronsenliL [10 sept.] Comme il approchait de la ville , ou lui dit que trois barrières, ayant chacmi une porte, avaient été mises en travers du pont; mais on mèw\ |,empa un courrier r informa que le dauphin attendait déjà sûB arrivée depuis plus d’une heure sur la rive opposée. Ces deui circonstances éveillèrent ses soupçons ; il consulta ses amis; # on prit à la faite fa détermination tf avancer, afin qu'il ne piM éltf accusé plus lard d'avoir, par une injuste méfiance* replongé « patrie dans la discorde civile. Accompagné de douze personne le duc passa la première ot la seconde porte, qui se refermÔp1
1. Goïïipure*Bvni. ne, 702, 770, 779, *780, avec Eîmham, 9:17-336, Llvius, HJ-' et Mariât. i, 977-07 0.
•2. éfcym. iï, 7SC-79U TU. Lin. 7fL