Rym, ix, uni, m. 840, HTÎ, 8W, 803, m
2, Le vin de Champagne était fort et capiteux ffortisaiminn i?i fumosum vïptunj* Henri, pour maintenir la sobriété dans Farinée, publia r ordre, fort désagréable qu'aucun Anglais ne bût tic vin sons cou. TU. Lit'. 83= Elm. 9Sl,
■r‘. Uvut.. 895-00(1. La lettre suivante contient quelques détail* intëre^aiitt [Ibid* 010)= Honoré njaïtre, je me recommande à vous, El quant o dus iiLHivelb ^ lo roi, notre souverain soigneur, s,o marin on grande solennité dans régltac <rathédrule de Troyes, vers midi, lu dimanche de la Trinité. Ht lu mardi suivant? il su mit en route pour la Ville de Sens, à soke lieues de là, ènuneuunt avec lui uotrtt reine et les états français. Et le lendemain mercredi, le siège fut mis à cotte ville, grande et notable ville, près de la Bourgogne, bien défendue par tin grand nombre d^rmag nu es. Laquelle ville est dignement. assiégée , car il se trouve à ce siège, deux rois, deux reines, iv ducs, avec my lord de Uedford quand il sera venu icî : lequel, le JttV jour du mois de juin, logera en dey il de Paris. Et à ce) siège aussi se trouvent beaucoup de digues et nobles dames, françaises et anglaises, dont plusieurs nam loin d+en être it leurs premiers faits d‘ urines, mai* i|ui Savaient point encore assisté à un siège. Jehan Oiort, *
L TiL Lie. H0T 1)0,
U1APITUE SEPTIEME.
les raisons qui 1 avaient engage h conclure « itmj paLx définitive et perpétuelle avec sou cher fils le roi d'Angleterre. » 11 soumit “ tf^ir Rxninen [10 déc.] une copie du traité, qu’ils rendirent nu bout de quelques jours avec leur approbation unanime1. Le duc de llmtrgogne parut dans celte assemblée en habit de deuil et accompagne des princes de sa famille [23 déc.]. Il demanda justice contre les assassins de son père; et Charles, après les formalités J n^ge, prononça le jugement qui les déclarait coupables de liiuilo trahison, les rendait incapables de jouir ou d’hériter d’aucun emploi ou propriété, et les privait de tout commandement sur leurs vassaux que le roi déliait eu même temps de tous serments de fidélité et obligations de service. Il faut remarquer, toutefois, que coite sentence fut rendue contre les meurtriers en general, sans nommer aucun individu. Le jeune prince est à 1:1 vent®> désigné sous le nom de « Charles, se disant dauphin • » nmis on ne va pas jusqu'à insinuer le soupçon qu’il ait été ou la ii leur du le fan leur du crime2,
Henri, accompagné de la reine, retourna de Paris en Angleurr. Ses sujets, liers de leur Victor leux monarque, le conduisirent en triomphe h Londres* oii CaLheHnA fut f1/! 1 1 fn nnôa T1*!'! fil ,
UiO ÏÏÏStOiftË IVAMiLETEHhE.
ronne d’or et de pierreries, fut blessé par sir William Swynlon, et tué d’un coup de hache d’armes par le comte de Enchéri. Léf archers arrivèrent & temps pour reprendre son corps; tuais l’ennemi T qui se retira précipita minent, emmena les prisonniers. , Cette victoire rehaussa la gloire des Ecossais, et leur général fui j nommé par le dauphin connétable de France L
La vengeance et T irritation rappelèrent promptement le roi sur le théâtre do la guerre, Des troupes reçurent Tordre de sg 1 réunir a Douvres ; des emprunts, furent levés dans chaque comté, et on convoqua le parlement et rassemblée du clergé. Tous deux, à la requête de Henri, approuvèrent et ratifièrent le traite do I Troyes1. 12 mat.] Le clergé lui vota un dixième ; il ne reçut, et | probablement ne réclama aucun secours d'argent des lords et de* communes; mais ils autorisèrent sans difficulté le conseil à lever des emprunts pour T usage delà couronne, sous la garantie du parlement L impatient de tirer vengeance des meurtriers de son frère, le roi résolut d'opposer Ecossais h Ecossais, et de prendre leurs compatriotes mêmes pour ministres do son ressentiment- [30 mat. 1 VrrhihaM, comte Douglas, moyennant une pension annuelle de dûttt cents livres, s’engagea à le servir m vie durant, avec deux cents hommes d'armes et deux cents hommes de pied; et Jacques, îe jeune roi d’Ecosse . qui était depuis seize ans eu | captivité, consentit a suivre l'expédition en qualité de volontaire, sur la promesse qu'il reverrait snn pays trois mois après son retour. Il ne connaissait probablement pas îe projet de Henri, qui i se flattait deTespoir que les Ecossais à la solde du dauphin nV ! seraient point combattre contre leur souverain. Il se trompait ffl ceci ; mais la présence de Jacques lui fournit un prétexte de satisfaire sa vengeance, et tout Ecossais pris les armes h la main fut immédiatement exécuté comme traître L
1. El». 803-004. Moust, ï. 806. lies Urslns, 3*0, I/htetorien écossais, l111 attribue tout I a mérite dé la victoire à ses eojap&trtot&s, hqiik dit qiul n y c,H que ]9 Ecossais et S FrwiçiiÜ èe Eues. Tord. svt 30, Monmrüfol, plus admet qûe In perte des deu* nations monta a plus de mUlo hommes. Menât, 11^
Ü. Per ipsum ai 1res status refini sui... vidcliccL prmîatos et çteràoi, nob il» et tàfcçnatôti, necTïûïl yommuiiitnte-s dir(î re^ui. Jïüf. P<irL I2n> L’e tiussügt- duil etnbaiTnaser ceiuc qui prêtai dont que le roi ïul-mâmtt est uo des trois étals-
21. Ibid. ISO- Oes emprunts se levaient d'une manière fort arbitraire Par unir du conseil, on envoyait des lettres û des individus, pour les inviter :* fournir U somme d'urgent qui y était spécifiée qu'il est dit qu'ils étaient convenus de JF* tw), mt k compiiTTihre en personne, sous tes paLnes d'usagé, devant le rch porte où U serai E en Angleterre, pour tels objets qu'on leur ré vêlerai t alorssommes demandées descendaient jusqu'à quarante shillings. ÂcU af C0Ufl£< K
i. Rytn, x, H I, 195, Ford- xv, 3-1,
ClfAPITrtE SÊ! mÈME. m
Lo roi cfébarqua h Calais avec trtr renfort de quatre mille hommes (farines et de vingt -quatre mille archer* 1 [10 juin]. Par ses ordres, ils se dirigèrent vers le théâtre de la guerre, sons le cmnmandemeftt du comte de F>orsel, tandis qn'ü faisait une courte maïs agréable visite è son beau-père au bois de Vincennes. Revenant h l'armée, il chassa le dauphin des murs de Chartres; et laissant le roi d'Ecosse assiéger Dreux, il repoussa son adversaire jusque dans la forte ville de Bourges. De ïb, pour faire sa cour aux Parisiens, il se rendit h la capitale, et entreprît, sur leur demande, do réduire Meaux [6ocL]. Lo commandant de cette place était lo célèbre bâtard de Voiitus-, que son activité et sa barbarie avaient rend u un objet de terreur et de haine. Sortant de sa retraite avec une rapidité sans exemple, il ravageait souvent la contrée jusqu'aux portes de Paris, et avait coutume de pendre ! un certain arbre tous les prisonniers qui ne voulaient ou ne pouvaient pas payer la rançon qu'il demandait. La ville ftit emportée d'assaut au bout de dix semaines; mais la garnison se réfugia dans un ouvrage adjacent nommé la place du marché, et brava pendant cinq mois les efforts réunis de Henri et de son beau-père. La famine la força enfin do se rendre a discrétion RJmai lfiiîL. Le gouverneur fut décapité. Sa bannière, surmontée de sa tète, fut attachée ;i son arbre favori, et son corps suspendu a rime des branches. Arec lui furent exécutés trots de ses officiers, qui avaient mérite cette distinction par leur insolence et leur inhumanité : quelques autres personnes, accusées d avoir participé au meurtre du duc do Bourgogne, furent envoyées l\ Paris, pour être jugées en parlement *
La reddition de Meaux força la partie septentrionale de la France depuis la frontière jtisqu’fr la Loire, b fexcoption du Maine, de l'Anjou, et de quelques châteaux on Picardie, de reconnaître l’autorité du mi d’ Angleterre ; [6 déc. 1421] et, pour comble de bonheur, sa femme venait d1 accoucher d’un fils qui avait r$çu au baptême te nom du père. Dès -que Meaux fut réduit, ™ quitta F Angleterre, en compagnie du duc de Bedford, et se btba de so rendre avec son enfant près de son père et de sn mère au bots de Vincennes. [31 mai 11®.] Henri afcconrut la rejoindre; ci les deux cours se Ira ns portèrent ensemble a Paris pour la fête de ta PeutecÛLe [ofl mai]. Les citoyens s’émerveillèrent de la ma-
LMousU it 307.
a. Moim. I, 313, 310, 3l«, 310. TH. Lh. ^ &3. Elm* 313-353.
m HISTOIRE- tÜ'ANGLËfÈfRRE,
gui licence du régent et do ses nobles ; mais en môme temps ils furent émus et blesses de l'insignifiance comparative où leur propre souverain avait été réduit. L'appareil et les spectacles par lesquels Hen ri chercha b les amuser rte don lièren t point le change ii leurs sentiments, et n’imposèrent pas silence h leurs murmures; et ces expressions naissantes de mécontentement auraient dû lui apprendre a douter du résultat définitif do son entreprise K Mais son attention fut redamée par un objet plus sérieux, la maladie secrète qu’il avait quelque temps affecté de mépriser, mais qui minait rapidement sa constitution, el confondait l’habileté do scs médecins*, [30 juillet.] A l'invitation du duc de Bourgogne, il entreprit de faire lever le siège de Cosue; mais le manque de forces ne lui permit pas d’avancer ; cl h Corbeil iî remit le commandement de Tannée b sou frère îe due de Bcdlord. Le dauphin, alarmé du bruit de son approche, s'était retiré au delà delà Loire3.
De Corbeil, Henri fut ramené au bois de Vincenncs. OÎL les progrès de sa maladie ôtèrent bientôt tout espoir de guérison, 11 envisagea son sort avec calme, et partagea le pou de temps qui lui restait entre les intérêts de son {hue et ceux de sa famille, Quels que fussent ses sentiments, il vit sans exprimer un regret la couronne de France, ce grand objet de son ambition, lui échapper dos mains. Maïs il parut plein de sollicitude pour le bonheur de son 111s; les dangers d’une longue et peut-être orageuse minorité s3 offrirent à son esprit, et il répéta avec force et n plusieurs reprises, aux membres de son conseil, ses appréhensions et ses avis, ses désirs et ses ordres. Le jour de sa mort, il appela b son chevet le duc do Bedford, le comte de Wanviek, et quatre autres seigneurs de distinction. H recommanda h tour loyauté sa femme et son. enfant; puis il nomma le comte do Warwick gouverneur du prince, le duc de Glouc ester gardien du royaume. Pour dernier avis, il les conjura de cultiver Tamil ié du due de Bourgogne et de lui offrir la régence de France; mais, s'il refusait, de la donner a son cher frère de Bedford. L'issue de la guerre, fit-il observer, étoït dans les mains de Dieu; mais il leur défendait, quoi qu’il put arriver, de remettre eu liberté les princes du sang français durant la minorité de son 01s, ou de conclure la paix avec le dauphin, a moins que la Normandie ne fllt
i. Müiîst. i, àso.
11. pftfârcLits éoriramu U décrivant cammu une dysstnUïxle, une tislule, nn« pkunîcûc. Ritytmlà, Virflll.